Les Français djihadistes en Syrie : doublement irréprochables !

Publié le 25 avril 2014 - par - 1 087 vues
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Que peut-on reprocher aux Français qui sont « partis faire le djihad » en Syrie ?

Français, ils ont entendu les plus hautes autorités de l’Etat appeler à faire la guerre à un tyran « qui assassine son peuple ». Démocratie et droit d’ingérence obligent.

Musulmans, ils se sont soumis à l’ordre de djihad lancé par les plus hautes autorités de l’Islam.

Français et Musulmans, ils se sont tout naturellement engagés dans les troupes financées et armées par nos alliés musulmans les plus actifs dans le conflit : l’Arabie saoudite et le Qatar.

Ils se sont montrés exemplaires. Hommes et femmes de devoir, de foi, de courage, ils ont mis leurs actes en accord avec leurs convictions. En quoi seraient-ils de mauvais Français ou de mauvais Musulmans ?

Laissons de côté la question de la nationalité (liée à un papier, une culture, une adhésion ?) et demandons-nous : Qu’est-ce qu’être un bon Musulman, non pas à nos yeux, mais pour les Musulmans eux-mêmes ?

La réponse est limpide et aucun ouléma ne la constatera. C’est se soumettre dans tous les moments de sa vie à la Loi d’Allah, tel qu’elle est exprimée dans le Coran, livre éternel comme Allah, et telle qu’elle a été illustrée par l’Envoyé d’Allah, « le beau modèle » (Coran 33.21 ), dont les faits et les dits, attestés et dûment vérifiés, sont enregistrés dans les hadîth. Le Livre saint consacre de multiples versets au djihad, aux récompenses promises à ceux qui s’y livrent, ici-bas (le butin) et après la mort (le Paradis et ses délices sans cesse renouvelées). Quant au « beau modèle », il n’a pas arrêté de faire la guerre – une guerre d’expansion – pendant les dernières années de sa vie, et sous toutes les formes : la ruse, l’assassinat ciblé, le combat les armes à la main, le massacre, l’asservissement et la déportation de populations, le massacre.

Souhaite-t-on que les cinq ou six millions de Musulmans présents en France ne lisent plus leurs textes les plus sacrés, qu’ils renient leurs dogmes, négligent leurs obligations de piété ? Le temps où la plupart des Musulmans immigrés ignoraient la doctrine de l’Islam et les devoirs des Musulmans, et se satisfaisaient de quelques rites et coutumes, ce temps est révolu. Dans nos quelque 3000 mosquées, les imams sèment la bonne parole et celle-ci croît comme l’herbe à chameau après la pluie.

Ah ! si seulement l’Islam voulait bien devenir enfin ! conforme à nos vœux : une religion de la sphère privée, prêchant la paix, l’amour, l’illumination intérieure, comme le christianisme, le bouddhisme, le taoïsme… que sais-je ? Si seulement il cessait d’être un totalitarisme expansionniste et guerrier… Bref, si seulement l’islam cessait d’être l’islam…

René Marchand

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