Les Gaulois de la France périphérique n’ont aucune raison d’avoir peur

Publié le 30 janvier 2019 - par - 19 commentaires - 1 351 vues
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Nombreux dans le camp des patriotes sont ceux qui redoutent le très gros pépin, celui où la question de sa propre survie et celle de ses proches pourra être mise en jeu. Ils n’ont pas tort, le pire n’est jamais exclu.

Certains parmi les plus inquiets pensent survivalisme dans toutes les nuances de la gamme, depuis le simple stockage de provisions jusqu’aux solutions extrêmes sous une bâche au fond d’un bois. Toutes les options existent et souvent les plus fumeuses et les moins pratiques.
Attention donc aux théories qu’on peut voir un peu partout sur internet, pensez simple, ne vous encombrez pas de plans totalement irréalistes et irréalisables pour la plupart d’entre nous.

Pensez voisins, pensez proximité, et débrouillardise à la française. Et surtout n’ayez peur de rien, les Français de la France périphérique se sont retrouvés plus solides et plus forts que jamais.

En effet, à l’occasion de cet épisode des Gilets jaunes, on a vu surgir sur les rond-points une fraternité, une solidarité, un soin d’autrui, une extraordinaire résilience ainsi que de vieux réflexes gaulois et une force collective qui me paraissent être la meilleure garantie. Feux de bois, grillades, cabanes spontanées, lieux de vie organisés en extérieur avec des moyens simples, veille permanente, relai entre les équipes, organisation spontanée, sans ordre ni leader. Jamais de fâcheries, chacun à sa place et tous solidaires. Ce sont les conditions premières de la vraie force collective en cas de coup vraiment dur. C’est sûr, nous les avons, nous nous le somme prouvé.

Ainsi, j’ai participé et vu de mes yeux vu un soir de cet hiver des inconnus s’organiser spontanément pour reprendre par surprise le péage de Muret. Manœuvre de nuit, impeccable comme si elle avait été drillée à l’entraînement. Incroyable mais vrai : des civils sans entraînement peuvent manœuvrer à la perfection.

Cela a commencé par une réunion préparatoire secrète sur un parking et par le repérage des voies d’accès à travers champs.
Ensuite, par le bouche à oreille, nous nous retrouvions à une centaine à l’heure dite, en rase campagne à quelques encablures de notre objectif. Des hommes, des femmes, des jeunes, des plus âgés, des ruraux, des rurbains, des étudiants, des chômeurs, des artisans, des retraités, des employés, des cadres, bref, la FRANCE périphérique en colère, tenue commando et chaussures de crapahut de rigueur.

Et voilà que tous ensemble, tels une troupe aguerrie, nous nous dirigions en colonne, en silence et sans lumière à travers les hautes herbes humides, la boue et les fossés vers notre objectif. Grande solidarité au moment des passages délicats, les plus agiles aidant les moins mobiles à franchir les obstacles, grillages, murs, fossés profonds et levées de terre abruptes.
Arrivés au dernier grillage, nous nous tassions dans l’ombre et dans le plus grand silence.
D’un bond et comme un seul homme nous franchissions le dernier obstacle, puis ce fut le rush. En moins d’une minute nous avions investi les deux côtés de l’autoroute, en moins de 5 minutes nous avions approvisionné les gros plots rouges et blancs prélevés sur le stock de VINCI pour fermer et baliser le passage, levé les barrières et repris possession de l’ouvrage. Les femme encore plus vaillantes que les hommes.

Chers amis, si un jour ça tourne vraiment mal, mieux vaudra s’organiser entre voisins, par quartiers, par points de rassemblement de proximité, de manière spontanée. Mieux vaudra mutualiser et mettre en commun les ressources que penser s’en sortir seul.

L’incroyable inventivité des gens simples, la pléthore de moyens divers et variés dont disposent les populations rustiques de la France périphérique, remorques, fourgons, véhicules adaptés, matériel et outillage divers et même engins lourds et matériel professionnel, tout ça vaut bien mieux que tout ce qui est prescrit dans les manuels et blogs survivalistes.

Nous avons déjà à profusion tout ce qu’il faut et même ce dont il ne faut surtout pas parler. Nous avons déjà tous les moyens nécessaires et surtout, notre meilleure garantie, c’est nous, les Gaulois réfractaires de la France profonde avec nos qualités qui n’ont pas disparu.

À l’occasion de l’épisode des Gilets jaunes, nous sommes reconnus sur les ronds-points et dans la profondeur du territoire et nous nous sommes rendu compte que nous étions beaucoup plus forts que certains le pensent.

Voilà la très bonne nouvelle : les Français rustiques, les simples, les gueux ont retrouvé toutes leurs dents. La France périphérique n’est pas battue, elle est encore très forte et ses ressources sont immenses.

Martin Moisan

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Notifiez de
Viktor

Sachons faire la distinction entre le survivalisme qui est devenu un business et ce qu’il fut et reste aux États-Unis, où il est né à l’occasion des accidents climatiques nombreux dans ce pays : cf. l’ouragan Catherina et aujourd’hui la vague de froid polaire à -40 et -50°c dans le N.E., où le confinement est de rigueur est impose d’avoir été prévoyant, ce qui n’est pas dans l’état d’esprit des Français plus insouciants, enclins à s’en remettre au système D qui a ses limites. Les 7 fondamentaux du survivalismes sont, 1°) l’eau, 2°) la nourriture,3°) l’hygiène-santé,4°) l’énergie,5°) la connaissance, 6°) la défense, 7°) le lien social que l’on retrouve avec les GJ. Martin a raison d’insister sur le lien entre voisins qui pourrait nous amener à nous constituer en groupes d’auto-défense !.

jacky.a

@Martin Moisan..
« La France périphérique n’est pas battue, elle est encore très forte et ses ressources sont immenses. »

Confirmations….
On oublie souvent dans nos grandes villes…..
que les campagnes sont bien garnies….
entre les chasseurs (2 000 000 en France)…
les ball-traps…..et les associations de tirs (aux pigeons)….
sans parler des anciens militaires…..
et le reste!
Mont joie….bonne chasse!!

DUFAITREZ

On retrouve dans vos propos les élans d’une France villageoise,hélas disparue. Merci.
Les « partitions » s’organisent. Métropoles/Campagnes et FDS/Immigrés.
France coupée en trois ou quatre ?

meulien

d’ailleurs a paris,ils devraient avoir une salle de commandement,ou arriveraient toutes les infos,sur la police

Michel de Belcourt

C’est ça la vraie France, exemple à suivre, merci pour cet excellent article.

Martin G.

Et comment vous faites quand dans votre France périphérique toute votre ville à 75 ans d’age moyen ??

Blanchey

En effet, mis à part votre coup de commando sur péage, il est urgent d’organiser la résilience, non par des caches au fond des bois, mais collectivement, de préférence en famille élargie, sous forme de maisons en village (en Bourgogne il y en a plein à pas cher et la Suisse n’est pas loin), avec terrain, capable de recueillir enfants et petits enfants fuyant les villes soumises au chaos, aux coupures d’eau, d’électricité et de commerces. Prévoir en cette maison un maximum d’autarcie car les fermes d’aujourd’hui n’ont ni poule, ni cochon, ni potager. Le plus difficile sera la bonne entente au sein de la tribu. Faut si entrainer dès maintenant.

Garde Suisse

Pour l’anecdote et pour emmerdes le gouvernement, en regardant les images des policiers qui utilisent notamment le LBD, le remarque qu’ils sont porteurs de leurs brassards, mais aucun n’a scratché son numéro d’identification comme une loi votée par les socialistes l’impose désormais à tous les fonctionnaires. Il y a manifestement une grosse carence dans le commandement et une commission d’enquête devrait enquêter !

patphil

les sansdents ne veulent pas rentrer chez eux regarder la télé aux ordres!
et ils continuent, continueront, malgré tout les blablas

senechal

Ils sont debout et se sentent forts parce que tout simplement nous sommes à genoux!, si ces dictateurs n’avaient pas leurs gardes chiourmes pour leur servir de boucliers, ils seraient balayé vite fait bien fait comme des étrons!.

Dupond

Ils finiront comme laval

senechal

Un pouvoir aux abois est capable du pire!, c’est une réalité et nous pouvons observer et nous rendre compte au fur et à mesure que les jours passent.
Ce gouvernement d’escrocs sait maintenant que ses jours sont comptés et qu’il a fracturé et humilié une grande partie du peuple, comme rarement la France a connu tel situation.
Le printemps qui arrive risque d’être douloureux pour toute cette caste d’incapables et de profiteurs et également pour toutes les glaires qui les ont soutenu.
Bon courage aux suffisants, cyniques, arrogants et pédants de toute la France, vous allez devoir affronter ceux qui vous font vivre grassement, les sans dents, les fainéants, les Illettrés, les gaulois réfractaires et les mégoteurs qui roulent au diesel, j’en passe et des meilleurs!.
Bon vent!.

HARACA JEAN PIERRE

les gaulois devraient se rappeller que degaulle n’a pas hesite a faire tirer sur les Français a alger le 26mars 1961 ;ayant fait venir de l’interieur des tirailleurs algériens qui allaient devenir algériens (dissous) ;80 morts et 200 blesses ,inpunement ;ces gens certes enerves de perdre leur pays etaient desarmes ;

senechal

De Gaulle était un fumier de premier ordre, imbu de sa personne, un déserteur, (il a passé 4 ans en Angleterre pendant que les français étaient sous la coupe des boches), un soit disant Colonel de régiment de chars auquel il avait tout simplement oublié la logistique, ses chars au bout de cinquante kilomètres n’avaient plus d’essence pour avancer et plus de munitions pour mettre dans les canons!.
Un drôle de lascard ce De Gaulle!.

jan le Connaissant

Un article très motivant ! Vous avez tout à fait raison, Martin Moisan, c’est la voie à suivre !
Cette fraternité, cette solidarité, c’est beau et c’est notre force !

Dupond

Dans les heures sombres de la France saignée a blanc par l’occupant nos vieux ont partagé le pain noir ,se sont chauffés au feu de lande recouvert de »bouzat » ( galette de bouze de vache mélée au restant de paille) courant en vendée du marais . Ils ont bouffé des petits goelands ,mis des collets ,fait brouter les vaches sur les bords de route . Des petits citadins sont venus survivre grace a cet élan patriote ….Les bobos méprisant la cambrousse feraient bien de se rancarder sur cette époque

a.hourquetted'are

Bien sur nous nous débrouillerons!Les bobos méprisant la cambrousse ont sans doute un pied à terre au loin et une carte d’abonnement de ligne aérienne…

Dupond

a.hourquetted’are
J’ai vécu mai 68 époque sans carte bleue , sans 06 …..imaginez une grande ville actuellement avec des stations service sans électricité , sans eau , des trains arrettés et des aéroports embouteillés pour rejoindre le pied a terre avec la carte d’abonnement ???
Et je ne vous parle pas de la razzia dans les magasins

senechal

Les bobos méprisants n’ont pas connu cette période, et si d’aventure cela devait mal tourner pour eux, c’est même très possible, ces dictateurs prendraient La poudre d’escampette et iraient se réfugier à l’étranger, n’en doutons pas un instant, ils ont trop peur à leurs culs!.