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Les gouvernements, en 40 ans, ont tué le Bac et fabriqué des ignares

Emmanuel Macron se félicite de la cuvée bachelière de 2020. Pauvre fou. Il félicite les élèves pour leur travail et leur réussite au Bac.

Pour lui, ce diplôme serait la marque d’un élève instruit en français, en mathématique, cultivé, parfaitement bilingue, très affûté en histoire et en géographie, sachant déjouer les pièges grossiers de la rhétorique, et fort en philosophie.Il fut un temps où un bachelier était un jeune homme qui savait lire, écrire, compter et imaginer selon l’instant un avenir en fonction d’un passé. Ce bachelier va aborder la Faculté humblement parce qu’il sait que la fac, ce n’est plus du tout le lycée. C’est une école approfondissant ses connaissances sur des sujets plus spécialisés comme la médecine, le droit, la recherche, la philosophie, l’histoire, la géopolitique, tout en sachant qu’il sera seul à assumer la valeur de son travail, et seul à obtenir des résultats qui feront qu’il aura une licence, une maîtrise, ou un doctorat !

La faculté doit être une école de la vie qui ne fait pas de cadeau. Idem pour ceux qui ont eu, il y a 40 ans, un CEP, puis se sont lancés dans un apprentissage (voulu ou imposé) pour obtenir un CAP, un BTS. Ils ont, en fonction de leurs moyens, monté une entreprise, un commerce, et les moins courageux, les plus timides, les moins sûrs d’eux se sont contentés de rester employés ou de gravir les échelons de la hiérarchie dans une entreprise, en interne. Là aussi, c’est l’école de la vie. Nulle égalité, nulle faveur face au mur de l’examen final, du concours à réussir, de la réussite professionnelle ! C’était il y a 50 ans, un siècle, une éternité.

 

Aujourd’hui, l’enfant de Françoise Dolto est roi. Sa famille ne peut plus rien imposer, n’a plus le droit de sévir, juste le complimenter et faire que l’enfant ait tout ce qu’il veut, jouets compris, paquets de chips et bonbons.

L’enfant roi n’a plus de repères puisque ces repères passent au minimum par l’explication musclée,  par la contrainte, l’interdiction, l’imposition d’un savoir-vivre au lieu d’un vivre-ensemble béat, la politesse, l’acceptation des bornes, le respect absolu des parents et des anciens.

Un coup pied au cul est parfois salutaire quand l’enfant déborde, insulte, exagère, ou fait des crises de colère de môme gâté ! Des valeurs qui ne seraient plus modernes selon les adeptes de Dolto, si ce n’est réactionnaires pour les gauchistes attardés.

Lorsque les pères s’habituent à laisser leurs enfants, lorsque les maîtres tremblent devant leurs disciples et préfèrent les flatter, lorsque les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus l’autorité de personne au-dessus d’eux, alors c’est le début de la tyrannie, disait Platon

Désormais, nous sommes passés de « la guerre des boutons » aux massacres des anciens dans la rue, au tabassage des copains de classes à la récré, voire à la vente de drogue à la sortie des écoles, et en prime, nous avons les antiennes victimaires, les « pauvre petit », « pauvre jeune », « il ne savait pas », « on ne l’a pas aidé », « c’est du racisme » jusqu’au fatal, suite aux viols, crimes, plantage de couteau, « il n’avait pas tous les codes de notre société ».

On y ajoutera les excuses parentales, la compréhension bienveillante de parents qui considèrent l’assassin de leurs enfants comme des victimes dans le genre, « Vous n’aurez pas ma haine », ou disent bêtement, comme les parents de la gendarme Mélanie assassinée par l’ordure Yassine, « qu’ils n’ont pas à le juger, et que « sa vie est foutue ». Leur fille est sous terre, et lui sortira dans 10 ans ! Effarant.

Un homme comme Patrick Jardin dont des ordures islamistes ont tué la fille est considéré par les bien-pensants comme d’extrême droite parce qu’il n’a pas voulu jouer à ce jeu de l’égalité victimaire. Une ordure qui a tué votre femme, votre enfant, l’un de vos parents, est et reste une ordure à éliminer, et non une victime.

Revenons au Bac qui n’a même plus la valeur du CEP de nos anciens. Les bacheliers actuels ne possèdent plus les clés de base en orthographe, ont des abîmes vertigineux en vocabulaire, il suffit d’écouter les animateurs de télévision, les journalistes.

Ils ont des déficiences en mathématique, y compris, essayez pour voir avec vos gamins, sur la simple règle de trois qui les plonge dans des abîmes de perplexité, où vous attirera la réflexion classique du « ça me saoule » !

Ils ignorent quasiment tout en histoire ancienne et récente. Ne connaissent pas grand-chose en géographie, en géopolitique, en vie sociale et politique. Par contre, ils connaissent bien les techniques du smartphone.

Les responsables politiques, les autorités éducatives et scolaires ont tué le Bac.

Plus personne n’est dupe. Aucune entreprise ne peut ignorer que le bachelier d’aujourd’hui a le niveau d’un gamin en primaire, hormis sa volonté d’enfant roi, de prétendre à tout, y compris à renverser la société au nom d’un socialisme qu’il confond avec humanisme, et veut même la mort des esclavagistes, des colonialistes pourvu qu’ils soient blancs.

Nous avons atteint des profondeurs insoupçonnées en matière d’éducation depuis que le mot « éducation », à remplacé le mot « instruction ». Même des entreprises donnent à leurs cadres supérieurs des cours de français devant  l’énormité des fautes commises dans leurs courriels. Ils parlent tous un globish qu’ils prennent pour de l’anglais, se la pètent en permanence, et font ricaner tous les anglophones. Écoutez ces politiques, ces journalistes, incapables de s’exprimer dans un français sans défaut. On est loin d’un de Gaulle, ou même d’un Mitterrand. Il faut qu’ils ajoutent un anglicisme pour faire moderne, ces benêts.

Que penser, pour en rire jaune, de ces dirigeants du grand peuple de France qui confondent la Guyane avec une île comme Emmanuel Macron qui pourtant, est un énarque ! (Source)

La bourde de Cécile Duflot de chez les Écolo-Verts, plaçant le Japon dans l’hémisphère sud ? (Source) Pour elle, et c’est un comble, elle a eu un Bac B en 1992, puis une maîtrise et un diplôme d’études approfondies (DEA) de géographie. Rassurez-vous, c’était consacré aux lieux de vacances. Il faut croire que ce n’était pas au Japon.

Dernièrement, c’est le tout nouveau Premier ministre, Jean Castex, qui commet la même idiotie qu’un gamin du primaire, il y a 50 ans, n’aurait pas faite, en réitérant la même erreur concernant la Guyane. (Source) Lui obtient son Bac en 1982, puis une licence d’histoire. On peut s’inquiéter !  Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1986. Il a eu une maîtrise de droit public, et en 1989, il intègre à l’ENA. Il faut croire qu’il n’a jamais étudié l’Amérique du Sud, ni la géographie d’ailleurs.

Non, la Guyane n’est pas une île, bande d’abrutis, et le Japon est en Asie.

Un Président, une ex-ministre, un Premier ministre, à quand un examen de passage minimum pour s’assurer que les prétendants au pouvoir aient un minimum de culture ! S’assurer aussi que les Français ne votent pas pour des idiots de villages. Ceux-ci étaient moqués certes, dans ces villages, mais ils étaient respectés hier. Aujourd’hui, on les met à la tête de l’État.

Quand on vous dit que la France subit un renversement des valeurs, c’est encore plus grave que nous aurions pu l’imaginer ! On dit qu’un borgne est roi au royaume des aveugles. Le peu d’électeurs qui restent, qui votent, élisent des incultes, et là, ce n’est pas vraiment bon signe pour nous les Français.

Je renouvelle la citation de Platon : « l’un des préjudices d’avoir refusé de prendre part à la vie politique est que vous finissez par être gouvernés par vos subordonnés ».

Gérard Brazon