Les grandes manoeuvres contre Matteo Salvini vont commencer

Publié le 5 mars 2018 - par - 9 commentaires - 2 314 vues
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L’Italie coupée en 3 comme l’Espagne ? Pas tout à fait.

Le Partito Democratico, soit la gauche libérale-européenne, sociale-démocrate est en forte baisse, à moins de 20%, la gauche utopique à 3,5 %  parvient in extremis à la limite pour obtenir des sièges. Les ultra-européens, fédéralistes et anti-culture nationale ne survivent que grâce au Parti Démocratique. L’ensemble des voix de gauche est de 26,5%, mais sans autre cohérence que leur tropisme européen.

Le difficilement classable movimento cinque stelle, à plus de 32%, est largement au-dessus des meilleures estimations. Entre son aile pragmatique réformatrice arrivée récemment et sa base idéologique proche de Podemos en Espagne il n’est pas certain que ce mouvement survive à l’épreuve du pouvoir. Par ailleurs son surcroît de vote, alors qu’il était donné à la baisse, ne peut s’expliquer que par un transfert des électeurs les plus radicaux du Parti Démocratique ; en cas de nouvelles élections, après une période d’instabilité gouvernementale, il est probable que ces électeurs retourneront d’où ils viennent, sans doute en entraînant d’autres. Le fond anti U.E. pourrait bien diriger quelques pourcents vers la Lega devenue fréquentable par un passage au gouvernement.

A droite, avec plus de 37% la coalition réalise un score élevé, presque assez pour obtenir la prime majoritaire. Mais ce qui compte c’est que la Ligue a nettement dépassé Forza Italia, le parti de Berlusconi. L’appel de ce dernier au président du parlement européen pour diriger un éventuel gouvernement doit être analysé avec soin : soit il a permis de faire le plein pour la coalition de centre-droite en donnant des gages pro-Europe, donc au détriment du P.D., soit au contraire il a découragé certains les transférant sur La Liga. L’analyse des résultats locaux du Latium ou de la Lombardie, opposés, ne permettent pas d’avoir une réponse.

Néanmoins la droite réelle, que l’on nomme dure chez nous, est à 23% c’est-à-dire autant que le conglomérat de centre-gauche. Les différentes nuances anti-européistes sont supérieures à 55% et bien plus si l’on ajoute ceux qui à Forza Italia ou a Liberi e Uguali sont fortement critiques de l’U.E.

Le pourcentage des voix est important, mais il reste la tambouille et le nombre de sièges affectés à chaque parti.

L’élection des présidents des deux chambres du parlement, vers la fin du mois, donnera une première image des conciliabules, d’ici là les tractations s’annoncent complexes.  Il peut y avoir des transfuges mais dans la perspective de nouvelles élections cela serait sans doute suicidaire. L’appel de nouveau aux urnes des Italiens sera impopulaire aussi l’U.E. fera en sorte de dramatiser la situation durant quelques mois. Il est évident que les libéraux-libertaires au pouvoir à Bruxelles ne peuvent supporter l’arrivée d’un gouvernement démocratique et anti-Europe, si Matteo Salvini devient Premier ministre, il sera contraint d’émasculer sa politique, notamment migratoire, déjà il dit qu’il ne désire que changer l’Europe ; si c’est Matteo Di Maio alors nous assisterons à une copie italienne de Tsipras. Dans les deux cas, s’ils s’opposent à l’U.E. ils exerceront le pouvoir entravé par une crise monétaire déclenchée contre l’Italie ; auront-ils la force de quitter l’Euro ?

Tout comme en France la convergence entre le FN et France insoumise est impossible parce qu’impensée l’alliance objective entre La Ligue et Cinque Stelle n’est pas recherchée.

« Nous sommes et resteront orgueilleusement populiste » a proclamé Salvini, pour l’instant il n’a pas été entendu au sud de l’Italie.

Gérard Couvert

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Notifiez de
Jean Peuplu

N’oubliez jamais que l’U. E .reste le rêve accompli des national-socialistes . C’est Walter Hallstein qui fut le cerveau du traité de ROME. Il est devenu le premier Commissaire de l’ U.E. de Bruxelles et il était les juriste NAZI le plus en vogue chez les fans de Adolf Hitler. Aujourd’hui plus personnes ne veut s’en souvenir de cette machination crapuleuse. Mais les faits sont la….Un parlement à Strasbourg qui ne décide de rien….! C’est le rêve des lobbies bancaires. Les élus touchent de 5 à 7.000 Euros par mois , et ils ferment leurs clapets ! C’est une foction… lire la suite

dufaitrez

Calculs subtils difficiles à suivre… Sans être italien.
L’Essentiel ? L’Italie rejoint le Clan des contestataires.
Les élections européennes, pour une fois, seront importantes !

Jean des Entommeures

L’important, c’est que ça foute les jetons à tous ces connards de l’U.E. ! Pour le reste, les ritals trouveront bien une solution…

DURADUPIF

Effectivement il faut avoir avant de savoir. Précipitation sans doute. Espérons que notre péninsule latine, notre Mère à tous, ne se précipite pas et forme une coalition de défense réelle de notre flan sud Européen.

butterworth

http://www.rfi.fr/emission/20160811-italie-milan-migrants-refugies-fermeture-frontieres-come-vintimille 135000 MIGRANTS avec futur regroupement familial minimum 30 egal PLUS DE 4MILLIONS EN DIX ANS 40 plus ceux deja repartis

le Franc

à se demander si le plan (celui dont on voit les conséquences à l’exact de ce qui devait être prévu = foutre le gauchisme/social-démocrate du tout laxisme au pouvoir en sachant qu’il pourrirait la vie et l’économie de tout le monde ) n’aurait pas été conçu dès le départ dans le but de créer en Europe un neo-fascisme atypique ( issu de l’alliance antifa avec les ultra capitalistes de droate) non pas par un coup d’état ponctuel ou permanent mais suite à la demande ultra de 90% des Européens de souche, assoiffés de paix et de sérénité……….faut voir après ce… lire la suite

Fred

Relisez-vous, vos  »à » à la place des  »a », c’est insupportable.

Gérard Couvert

Vous avez parfaitement raison ! C’est une faute dont je n’arrive pas à me guérir.

Doumé

action–>réaction.
L’Italie est malade des clandestins ( appelés « migrants »).
Donc l’Italie secrète naturellement des anticorps.
Normal.
Sauf qu’une certaine partie du corps Italien souffre des mêmes maux suicidaires que chez nous.
Une partie de la société (Qu’on appellera les ‘collabos’) souhaite plus que tout la fin de l’empire ; un peu comme les abrutis des sectes qui pensent qu’après un suicide collectif ils renaitront dans un monde meilleur.
C’est pourquoi la résistance doit se renforcer et s’organiser.