Les grandes surfaces sont la vitrine de notre démission face à l’islam

Publié le 3 septembre 2012 - par - 2 128 vues
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Parmi tous les reproches que l’on adresse à notre journal, le plus fréquent consiste à souligner sa dénonciation de l’islam. S’il ne dénonçait que le christianisme, il serait félicité par toute la gauche ! Mais dès lors que la principale cible est l’islam,  le voilà voué aux gémonies, tant par la gauche que par la droite ! Bigre ! Et pourquoi donc ?

Quelle est la religion qui refuse ouvertement de se plier aux lois républicaines, et notamment à la fameuse séparation de l’Eglise et de l’Etat que sont censées défendre et la gauche et la droite ? Et qu’est-ce que cette séparation sinon la laïcité ? Si notre journal s’intitule Riposte Laïque, c’est bien parce qu’il a choisi de répondre aux attaques dont est victime la laïcité, et de répondre prioritairement à ceux qui sont les plus virulents en ce domaine. Reconnaître que ces derniers sont musulmans ne relève point de l’imagination, mais de la réalité.

Certes, on trouvera des personnes bien intentionnées pour affirmer qu’il s’agit là d’un mensonge. Je suppose donc que ces personnes n’entretiennent aucun rapport avec l’espace public, ce qui, d’une part, les excuse (du moins en partie), et, d’autre part, les conforte dans leur univers harmonieux.

Mais celui qui n’a pas la jouissance d’un tel univers ne peut dire que ce qu’il voit, et ce qu’il voit plaide, hélas, contre la laïcité. Il suffit, en effet, de faire ses courses dans une grande surface pour découvrir à quel point la loi laïque s’abaisse afin de permettre à la loi islamique de monter !

Belle marque de tolérance, n’est-ce pas, mais aussi de sottise, car la réciproque n’existe pas !

Allez donc dans les pays musulmans, et dites-moi si les rayons des grands magasins prennent soin de ne pas choquer les personnes non musulmanes, en promouvant des articles qui leur parleraient, comme des jupes courtes ou des décolletés ? Dans l’alimentaire, trouveraient-elles des rayons non halal ou des boissons alcoolisées ? Côté livres, auraient-elles le plaisir de feuilleter la Bible ou le Talmud ? Pourraient-elles consulter des études sur l’histoire de la chrétienté ou la grandeur du judaïsme ? Verraient-elles, en exposition, Lumière du monde, de Benoît XVI, ou le Traité d’athéologie, de Michel Onfray ? Les médias prendraient-ils soin de leur rappeler que le 15 août, le 25 décembre ou le Yom Kippour approchent ? Bref, ces pays-là leur feraient-ils l’honneur de favoriser les religions non musulmanes, comme la France le fait pour l’islam ?

Nous connaissons la réponse. Elle est triste. Notre pays est en train de se plier aux exigences de nos concitoyens musulmans, alors que nos «concitoyens» musulmans ne peuvent se dire nos «concitoyens» qu’en se pliant aux exigences de la République.

Mais vu nos reculs quotidiens en ce domaine, on est en droit de se demander si le mot «exigence», qui a un sens pour les musulmans, en a encore un pour la République !

Maurice Vidal

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