Les guerrières de Poutine

En 2017 le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, membre de la garde rapprochée de Vladimir, engage la charmante Rossiana Markovskaïa pour prendre en charge sa communication. Un poste clé depuis, en période de guerre.

Comme on pouvait s’y attendre, la nouvelle porte-parole a volé la vedette à son patron. Lequel n’en est pas affecté. Bien au contraire. Cela va dans le sens d’une plus large ouverture des armées russes aux femmes.

En 2015, Tatiana Chvetsova, ministre adjointe de la Défense, avait annoncé que plus de 220 jeunes femmes seraient admises dans les écoles militaires supérieures cette année-là, alors que le corps de cadets pour filles comptait déjà un millier d’élèves.

Les forces armées russes comptaient alors 2 600 femmes officiers dont 72 occupaient des postes de commandement. Depuis, leur nombre s’est accru en même temps que se diversifiaient leurs missions.

Une claque pour les machos

Les recherches médicales effectuées au temps de l’URSS montrent que si, à masse corporelle égale, les femmes sont légèrement désavantagées, un peu moins de muscle, un peu plus de gras, elles sont plus endurantes que les hommes, résistent mieux qu’eux au stress physique et émotionnel, et font preuve d’une persévérance et d’une conscience professionnelle supérieures.

Intelligentes et compétentes, elles sont. Mais en outre, la plupart sont très jolies et très sexy. Le féminisme bien compris n’oblige pas nos égales à ressembler à des petits camionneurs, façon « gazon maudit », ou à des intellotes au rabais à la Sardine Ruisseau.

Les mensonges des médias français russophobes

Entraînés à tripatouiller les statistiques dans le sens exigé par le pouvoir, ils racontent que les femmes dans l’armée russe seraient bien moins nombreuses en proportion que dans les armées française ou étasunienne.

Leurs chiffres sont peut-être véridiques. Mais ces pseudo-journalistes «oublient» que, sauf exceptions, les soldates otanesques sont confinées dans des tâches administratives, médicales, ou sociales. Tandis que leurs sœurs russes vont au combat pour de vrai. Une tradition interrompue avec la chute des soviets, et reprise depuis une dizaine d’années, quand on a compris qu’il serait dommage de se priver de leurs compétences. D’autant qu’elles sont très motivées.

Pilotes de chasse émérites

Depuis la Seconde Guerre mondiale, où 800 000 femmes se sont battues contre les Boches et où 200 000 furent décorées pour leur bravoure au feu, on évitait de les exposer en première ligne sauf nécessité absolue. Mais on assiste à un revirement stratégique dans la gestion des ressources humaines.

Début 1942, Marina Raskova, pilote détentrice de plusieurs records qui a l’écoute de Staline, lui propose de former trois régiments féminins d’aviation : un de chasse, un autre de bombardiers en piqué et un troisième de bombardement nocturne. Elle recrute et entraîne des volontaires et les déclare aptes au combat en mai 1942.

Les Boches sont bluffés. Ils les surnomment « les sorcières de la nuit ». Raskova mourra en 1943 lors de la bataille de Stalingrad. Elle n’était pas du genre à se planquer à l’arrière tandis que les autres se battaient pour leur pays.

Johannes Steinhoff, un as de la Seconde Guerre mondiale (176 victoires), fait prisonnier des Alliés, déclare : « Nous ne pouvions pas croire que les pilotes soviétiques qui nous causèrent les plus gros problèmes étaient des femmes. Elles n’avaient peur de rien. Elles venaient nous harceler nuit après nuit dans leur avions rustiques avec des tactiques de combat extrêmement audacieuses. Elles volaient au plus près de leurs objectifs en rase-mottes, puis au dernier moment, prenaient de l’altitude avant de couper leur moteur et de piquer sur leur cible. »

De très nombreuses candidates pour le combat aérien

Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a déclaré qu’il avait reçu d’innombrables lettres de jeunes filles vivant à travers l’ensemble du pays qui affirmaient leur désir de servir dans les Forces aériennes de Russie.

Pour devenir cadettes de l’École d’aviation de Krasnodar, elles ont dû passer outre les épreuves de connaissances, une série de tests très rigoureux. 214 d’entre elles ont essayé d’obtenir une place, mais après un examen psychologique, physique et médical, leur nombre a été réduit à seulement 15. Plus une. Un cas rare de détermination !

Anna Chtcherbakova, originaire de Perm, a raté le concours d’entrée à l’école à un point près. Elle a alors écrit à Choïgou pour lui demander d’être tout de même admise. Le ministre l’a reçue et, impressionné autant par son volontarisme que par ses performances à l’Institut de culture physique, elle a été acceptée dans les rangs des cadets, par ordonnance exceptionnelle.

Aviatrices mais aussi commandos de choc

Parmi les 800 000 femmes actives dans l’armée rouge, les plus sportives et les plus solides mentalement étaient formées aux opérations de commandos. Infiltration, renseignement, destructions, liquidations. Une ruse de guerre consistait à les déguiser en babouchkas pour ne pas se faire remarquer, avant d’agir une fois parvenues derrière les lignes ennemies.

Aujourd’hui, l’école des troupes aéroportées de Riazan recrute des femmes futurs officiers parachutistes pour assurer le commandement des troupes opérationnelles de débarquement et d’action.

Tout comme les 400 femmes servant dans la célèbre 76e division aéroportée de Pskov, et qui ont déjà participé à des opérations de guerre. Et dont on parlait naguère pour contribuer au contrôle d’Odessa. N’est-ce que partie remise ?

Le service exténuant auquel font face les troupes aéroportées d’élite est un défi majeur pour les femmes-soldats. Pourtant, elles ont déjà eu l’occasion de faire leurs preuves dans les « Bérets bleus ». J’imagine nos guignols invertis qui aiment se déguiser en Rambo, face à ces tigresses.

Des femmes aux postes de tir des missiles

Pour contrer la supériorité aérienne de l’ensemble des pays de l’OTAN, les forces russes ont constitué un système de défense anti-aérienne interconnecté multi-couche alliant performances et densité des équipements.

La défense à longue portée est assurée par les systèmes S350, S400 et le nouveau S500. La défense à moyenne portée anti-aérienne et anti-missiles est confiée au systemes BUK.

Pour la défense anti-aérienne rapprochée, on utilise le système Pantsir-S1 , signifiant « carapace » en russe.

Monté sur camion 8×8 il met en œuvre 2 canons 2A42M de 30mm à haute cadence de tir, ainsi que deux lance-missiles sextuples équipés du missile 57E6 ayant une portée de 20 km.

La version Pantsir S2 en service, s’ajoutant à la version S1, a un radar plus performant portant les capacités de détection à 75 km et la capacité d’engagement à 40 km grâce au nouveau missile 57E6M-E.

S’y ajoute le TOR M1/2 un système anti-aérien à courte portée et grande mobilité, monté sur un blindé chenillé 9A311. Il utilise un radar PESA Doppler à impulsion et dispose de 8 à 16 missiles positionnés dans 2 cellules de lancement vertical.

Entièrement automatique, le système peut engager jusqu’à 4 cibles simultanément, sur une distance de précision atteignant 15 km.

Des indiscrétions confirment que si les camions peuvent être indifféremment conduits par des hommes ou des femmes, comme c’est le cas pour la plupart des tâches dans l’armée russe, des femmes officiers, ingénieurs militaires, excellent dans la mise au point et la coordination des défenses à longue et moyenne portée.

Est-il besoin de rappeler que ces armes d’une redoutable efficacité n’ont été que testées en Ukraine ? On les utilisera massivement quand les Otanazis s’en prendront directement à la Russie.

Le patriotisme n’est pas un vain mot en Russie

Les femmes ne sont pas soumises à la conscription militaire, mais elles ont la possibilité de servir sous contrat. Après des tests de sélection rigoureux.

Aujourd’hui, plus de 326 000 femmes sont d’une façon ou d’une autre engagées volontaires dans les forces armées russes. Ce chiffre comprend à la fois les soldats et officiers, les services logistiques et de maintenance en opérations, le renseignement ainsi que les formatrices des universités militaires.

Elles servent dans les Forces terrestres, l’Armée de l’air et les divisions de missiles stratégiques, et sont déployées dans des endroits allant de la Syrie au cercle polaire. Seule la marine pose problème pour des raisons d’exiguïté et de promiscuité.

Le service militaire d’une femme ne diffère pas beaucoup de celui d’un homme, et il n’y a pas d’unités spéciales pour les femmes dans l’armée russe. Elles vivent dans des casernes séparées des hommes, et passent des examens physiques annuels avec des normes différentes, comme en compétitions sportives.

Jusqu’en 2019 les femmes n’étaient plus présentes dans les groupes de combat sur les lignes de front. Mais une première exception à cette règle a été faite lorsque le ministère de la Défense a commencé à préparer des femmes pilotes de combat comme avant. Elle se sont vite retrouvées aux commandes des chasseurs MIG-35, des bombardiers Tu-160 et bientôt du tout nouveau Su-57.

Comme Ekaterina Ptchela, diplômée de l’école supérieure d’aviation, qui sert dans l’armée de l’air en pilotant un Su-35.

L’égalité des postes et des responsabilités

En ce qui concerne l’échelle de carrière, il n’y a pas de limite pour les femmes dans l’armée. Les plus travailleuses, les plus déterminées et les plus dures à cuire ont la possibilité d’atteindre le grade de général.

Les Russes pratiquent la méritocratie, un concept vidé de son sens en France, au profit du woke, de la repentance et de la préférence étrangère ou exotique.

Le service militaire présente des avantages pour les femmes : protection sociale, stabilité de l’emploi, bon salaire, soins de santé gratuits, ainsi que la possibilité d’obtenir un appartement après la fin du service. De plus, si elles partent en congé de maternité, elles n’ont aucun risque de perdre leur travail.

Certaines aviatrices, plus douées et plus ambitieuses que d’autres, veulent devenir cosmonautes. Elles sont sélectionnées par Elena Serova, ingénieur aéro, pilote et cosmonaute à la retraite. « Vous êtes l’avenir de la Russie », leur a-t-elle dit. « La façon dont le pays vivra dépend de vous ».

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

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28 Commentaires

  1. Sur les chaînes Tchèques ont dit que depuis 5 jours la Russie envoie du lourd et aurait « négativé » un grand nombre de mercenaires 150 à 200 et presque autant de militaires, et détruit plus de 5 500 missiles de l’Otan…

    • Quand les médias français pourris jusqu’au trogneux n’encensent pas 10 fois par jour le Zygomyr et ses magnifiques « victoires » on comprend que ça se passe moins bien pour le clown des otanazis et ses mercenaires.

  2. les troupes ukrops nazoïdes se renforcent de mercenaires otaniesques et les guerrières de Vlad vont trouver en face d’elles par exemple des trans et des tarlouzes avec jupettes venant du canada…ça va être drôlissime …!!!!

  3. Ma mère avait servi comme sniper sur le front de Bielorussie , et mon père a fait une carrière d’officier en FRANCE , mais des deux , le guerrier , c’était elle !

    • Au cours d’une de mes pérégrinations africaines, j’ai fait la connaissance d’une attachée d’ambassade russe, belle et pimpante, dont les fonctions officielles semblaient limitées aux cocktails mondains.
      Par la suite, ne me demandez pas comment 😉 j’ai appris qu’elle dirigeait un groupe de forces spéciales chargées de neutraliser des islamistes réfugiés à l’étranger après avoir sévi en Russie.

  4. on ne peut ps demander aux nôtres d’en faire autant : essayez donc de piloter un avion avec une burka !

    • @Pato Oui mais sous une burka tu peux y placer 10kgs de C4. Ensuite tu telecommandes la mouquère et l’explosion. « D’une pierre deux coups »

    • Paton  » aux nôtres  » votre femme est musulmane ? Les femmes en burka ne sont PAS DES NÔTRES, elles se font engrosser tt les ans et torchent leurs gosses pour ensuite s’empiffrer de gateaux l’après midi avec leurs copines ! Tant qu’aux femmes françaises soldats, elles valent largement les hommes. Ne pas oublier qu’il y en a une à la tête de la patrouille de France !

  5. Quant à nos belles et jeunes françaises botoxées de partout elles font de la TV Réalité, ou sont dans l’influence pour inciter sur les réseaux sociaux leurs bourrique de sœurs à acheter des produits de m****. A chacun sa guerre!

  6. Bon sang, la comparaison avec notre pauvre pays soigneusement dégénéré fait mal. Mais savoir que l’Europe et les Européens survivront à l’est n’est pas une maigre consolation.

  7. un habitué de LCI, il y a 1 ou 2 mois, Trinquant peut-être, a quand même rappelé au morveux Pierre Servant et Cie, tous péteux, que pendant la seconde guerre mondiale, les soviétiques avaient des snipeuses au palmares important, et ils avaient aussi des femmes pilotes qui bombardaient les camps allemands.
    il n’a juste pas précisé comme cela se passait. Elles coupaient le moteur de leur bi plan, et arrivaient en planant sur le camp, qui n’entendait rien venir

  8. Bel exemple de parité avérée hommes /femmes .Comment ne pas reconnaître la place prépondérante de la femme au sein de la nation ? La femme restera toujours l’avenir de l’homme. Vive les femmes que nous aimons et dont nous ne saurions nous passer même après la septentaine 🔥🥰😍🤣

  9. la première femme russe s’est engagée sous l’empire de nicolas2, et depuis les nazis ont subi les héroines russes, si aujourd’hui elles se contentent d’être belle… j’avoue qu’entre cette jeune femme et vandeleyen, y’a pas photo

    • Nous on a Martine Aubry, Annie Dalgo, Brichel Trogneux, Babeth Borne, Agnès Panier de Runacher ! Des vrais bombes !
      On ne s’étonne pas que les mecs deviennent homos.

  10. Ces jeunes dames ont vraiment tout pour elles : beauté, compétence, courage et patriotisme. Vive la Russie !

  11. C’est l’arme secrète de Poutine, plus efficace qu’un missile hypersonique ou qu’une armée de cosaques et de tchétchènes en furie: foutre la trique aux combattants adverse qui seront, illico presto, obligés de se décharger (manu militari) au lieu de faire cracher leurs armes.

    • Sauf que le crash est dû à une erreur du pilote qui a mal calculé sa trajectoire et a percuté le sol.

    • Probablement une erreur de pilotage, mais ne pas oublier que son équivalent américain F-35, l’avion le plus cher du monde, a accumulé les dysfonctionnements et les incidents, parfois les accidents « inexpliqués » depuis sa mise sur le marché.
      https://www.youtube.com/watch?v=HlLHooO_yJM

  12. Les femmes sont tout à fait l’égal des hommes et capables de faire tout ce que les hommes font, y compris la guerre.
    En servant dans l’aviation une femme ne peut pas faire des enfants.Dans le civil une femme pilote est en arrêt maternité dès son état connu. Les contraintes physiques sont bien plus grandes dans les avions militaires de combat.Une femme pilote de combat est donc condamnée à rester sans enfants car en quittant l’armée vers 43 ans apres 25 ans de service il est trop tard.

    • Les femmes militaires enceintes ne sont pas envoyées au combat, et ensuite après leur congé de maternité, elles retrouvent leur emploi et leur grade.
      Ceci dit, elles sont libres de gérer leur vie comme elles l’entendent.
      Ainsi Elena Serova, ingénieur et pilote à 25 ans, mère à 28, devient cosmonaute à 30 ans.
      Une activité où les aptitudes physiques sont supérieures à celles exigées de pilotes de chasse, puisque beaucoup ratent les tests pour devenir cosmonautes.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Elena_Serova#cite_note-SpacefactsE-2

    • Et la défunte commandant AIGLE , pilote de chasse et mère de famille que j’ai connue à la BA 102 de LONGVIC ?

  13. S’il y a une chose que les femmes peuvent faire mieux que les hommes, c’est les enfants.
    Les patriotes devraient s’en faire un devoir.
    Tout peuple capable de se projeter dans l’avenir commence par protéger les femmes pour ne les exposer qu’au risque d’enfanter (qui a bien baissé il est vrai) et non par quelque misogynie. Des sociétés partiarcales qui méprisaient les femmes auraient-elles érigé en principe de sauver « les femmes et les enfants d’abord » ?
    Les russophobes se délectent de la dénatalité russe – oubliant que nous sommes logés à la même enseigne…

    • Dénatalité ou pas, nous serions envahis de la même manière par les conquérants mahométans.
      Les Hindous font beaucoup d’enfants, ils ont quand même du combattre en permanence les mahométans depuis 1400 ans pour préserver leurs libertés.
      On peut faire autant de moutards qu’on veut, si on ne leur inculque pas la volonté de se battre, ça ne fera jamais que des larves en plus.

      • L’avenir d’un pays n’est pas seulement sa capacité à se battre il me semble même si au cas où c’est préférable. L’avenir d’un pays c’est avant tout sa natalité, sa production agricole, industrielle et sa capacité d’innovation dans tous les domaines. Les femmes excellent dans tous les domaines autant que des hommes mais il est évident que mettre au monde est le « petit plus » que nous les hommes n’auront jamais. Une société évoluée protège ses enfants et ses femmes. Mais que celles qui veulent servir leur pays dans l’armée puissent le faire aussi.

      • Certes, se reproduire est nécessaire mais pas suffisant.
        Mais il faut commencer par là.
        Comment aurions-nous la volonté de défendre notre sol si nous n’avons même pas celle d’exister ?
        Je pense qu’une natalité de 3 est un prérequis, sans quoi rien ne sert de nous défendre.
        Pensez qu’à 1,5 (ce qui est optimiste dans l’empire Otanien) la population est divisée par 2 toutes les 2 générations.
        Conclusion: L’avortement de masse qui tue 20 à 25% des enfants est à toutes fins pratiques la cause de notre perte; les peuples qui nous remplacent viennent des pays où qui ne s’autodétruisent pas de la sorte. Ils comblent le vide laissé par notre autodestruction.

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