Les héritiers de la Bible et ceux du Coran

Publié le 13 septembre 2019 - par - 853 vues
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Notre site s’appelle « Riposte laïque. » Il se réclame de la laïcité, par opposition au monde musulman, où, par principe, l’islam est la religion de l’État.

Nous savons qu’il en était ainsi également en Europe chrétienne, à l’époque de la nuit de Saint- Barthélémy et de la révocation de l’édit de Nantes. Et il va de soi que nous ne sommes pas nostalgiques de ces temps-là.

Cela n’empêche pas que nous devons nous poser la question de savoir au nom de quoi nous pouvons nous mobiliser pour résister à l’islamisation de la France et de l’Europe. Il est sans doute dans la nature humaine de se mobiliser plus facilement pour quelque chose que seulement contre quelque chose.

J’écris ce texte encore d’Israël, un pays qui – aux côtés de son grand allié américain – se défend cotre le déferlement de l’islam avec beaucoup plus de vigueur que les États membres de l’Union européenne.

Le journal israélien en langue anglaise The Jerusalem Post a publié le 4 septembre 2019 un article « Les rabbins et les évangélistes sont d’accord : le Messie est presque là. » Il est consacré à un livre récemment publié « Les mystères divins. » Son auteur, Dr Jeffrey D. Johnson, chrétien, est professeur de théologie systématique. Il a longtemps enseigné dans les universités de Harvard et d’Oxford.  D’après lui, nous sommes à la veille d’une guerre, décrite dans la prophétie d’Ézéchiel 38-39, menée par Israël contre une coalition dirigée par la Perse, cet-à-dire l’Iran. À l’occasion de cette guerre, le Messie viendra.

L’on me répliquera peut-être que nous ne sommes plus à l’âge de croire aux contes de fées.

C’est sûr que nous vivons dans un monde que nous ne comprenons pas. Il y a vingt-cinq siècles déjà, au commencement de la pensée rationnelle, le philosophe Socrate a dit: « Je sais que je ne sais rien. Et je suis seulement plus sage que les autres, parce qu’eux, ils s’imaginent qu’ils savent quelque chose. » La raison humaine ne peut pas dépasser ces limites-là. C’est sans doute pourquoi certains croient qu’au-delà de ce que nous pouvons saisir par la raison, il y a une réalité révélée. Et cette croyance leur donne une force que n’ont pas ceux qui ne croient pas à la révélation.

Quant aux athées militants, ils devraient aux moins reconnaître que si notre raison ne nous permet rien affirmer, elle ne nous permet rien, non plus, d’infirmer.

Pour en rester parmi ceux qui croient à la révélation, on peut me répliquer que le Messie est déjà venu, il y a deux mille ans. Il s’appelait Jésus de Nazareth.

À cela je dirais que la différence essentielle entre les chrétiens et les juifs consiste dans le fait que si ces derniers attendent la venue du Messie, les chrétiens attendent son retour. Même dans la prière chrétienne la plus connue, l’on dit : « Que ton règne vienne ». Les chrétiens reconnaissent que le règne de Dieu doit encore venir, avec ce que l’on appelle la parousie, le retour du Christ-roi.

C’est dans le cadre de cette croyance que s’est développé ce que l’on appelle « le sionisme chrétien », l’attitude de ceux qui croient que le peuple juif doit se regrouper en Terre promise pour que la parousie puisse avoir lieu. Et l’on sait que ce mouvement, peu connu en France, mais puissant aux États-Unis et dans beaucoup de pays, de la Corée du Sud jusqu’en Chine populaire, représente une force essentielle dans la lute contre l’expansionnisme musulman.

Le conflit entre les héritiers du Coran et les héritiers de la Bible est réellement un conflit fondamental. Il est triste de constater que beaucoup d’Européens ne se rendent même plus compte de ce qu’ils doivent à cet héritage biblique.

En premier lieu, mentionnons l’attitude à l’égard de la violence, à l’égard de la guerre. Le prophète Isaïe écrit que quand le Messie viendra, on transformera les épées en charrues, les pointes de lances en serpettes et les nations n’apprendront plus l’art de la guerre. Une vision du monde tellement différente de celle qu’offre le Coran, pour qui chaque fidèle doit mener le djihad, la guerre sainte, jusqu’à ce l’humanité tout entière soit soumise aux musulmans.

On me rétorquera que les héritiers de la Bible ont aussi commis des violences. C’est incontestable ! Mais au moins ils manifestaient ensuite quelques remords. Les Allemands qui, avec le nazisme, ont dépassé toutes les limites, se sont quand même ensuite efforcés d’offrir quelques compensations à leurs victimes. Et nous n’oublions pas la scène émouvante du chancelier allemand Willy Brandt s’agenouillant au sol dans l’ancien ghetto de Varsovie.

Rien de comparable de la part des Turcs musulmans. Ceux-là, après avoir commis en 1915 le premier génocide du XXe siècle, celui des Arméniens, n’ont jamais offert aucun dédommagement à leurs victimes. Et encore aujourd’hui, plus d’un siècle plus tard, ils interdisent et punissent sévèrement tout rappel de cette tragédie.

Il paraît que Hitler reprochait aux Juifs d’avoir inventé la conscience morale. Un théologien catholique français a dit à ce sujet que les nazis étaient assez instruits et assez intelligents pour comprendre que s’attaquer aux églises chrétiennes, ce serait seulement quelque chose comme couper les branches d’un arbre. Par contre, faire disparaître le peuple juif, c’est vraiment couper la racine. Sans doute, il se référait aux célèbres paroles de saint Paul dans l’Épître aux Romains : « Ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte. »

À ceux qui pensent que le professeur Jeffrey D. Johnson nous raconte des contes de fées, j’ajouterais encore ceci : pendant longtemps, l’absence de conscience morale ne portait pas tellement à conséquence. Tant que les gens ne s’entretuaient qu’à coup de massue ou d’épée, l’humanité et l’ensemble de la création sur notre planète n’étaient pas vraiment menacés. Aujourd’hui, avec le développement des armes nucléaires, chimiques et bactériologiques, une telle menace commence à se préciser. Peut-être  nous approchons-nous inexorablement du moment décisif du choix. Soit les humains surmonteront leur mauvais penchants et utiliseront leurs connaissances et leur savoir-faire pour vivre mieux, soit ils ne les surmonteront pas et commettront un grand suicide collectif.

Ici, en Israël, pays peuplé de survivants de la Shoah et exposé aux menaces de destruction totale, proférées par les dirigeants iraniens, bientôt en possession de l’arme nucléaire, on sent ces choses avec plus d’acuité qu’en France. Mais ce n’est pas seulement Israël qui est, aujourd’hui, menacé. C’est l’humanité toute entière.

Je dirais encore quelque chose à l’adresse de tous ces collaborateurs potentiels qui s’imaginent que, comme hier, on pouvait s’entendre avec les nazis et que demain il suffira de se convertir à l’islam pour faire partie des maîtres. Ils se trompent. Ils feront peut-être effectivement partie des nouveaux maîtres, mais pas pour longtemps. Même si l’islam devait triompher complètement et imposer sa domination à toute l’humanité, il n’assurera jamais une paix universelle. Il ne peut pas l’assurer tout simplement parce que cela n’est pas dans sa nature. L’islam n’est vraiment pas une religion de la paix. Il est une religion de la guerre. Les musulmans ne sont pas en conflit seulement avec ceux qu’ils appellent « les infidèles. » Ils sont en conflit également entre eux. Et l’on peut craindre qu’ils utiliseront les armes de destruction massive même les uns contre les autres.

Le professeur Johnson affirme que les rabbins et les évangélistes sont d’accord : le Messie est presque là. Rappelons que d’autres rabbins, il y a longtemps déjà, disaient que la création, dont nous faisons partie, commença avec le déluge de l’eau (au temps de Noé et de son arche) et se terminera avec le déluge de feu. Cela pourrait être un déluge de feu nucléaire, déclenché par la République islamique d’Iran.

Martin Janecek         

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