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« Les hommes politiques français ont du sang sur les mains »

Taubira-Cazeneuve-Valls-et-HollandeLa phrase de Philippe de Villiers, précise comme un tir de sniper, ne plaît pas, mais elle énonce pourtant une vérité tenace : les décideurs n’ignoraient pas le danger et l’ont laissé pousser comme une mauvaise herbe. Oui, à mesure que les informations apparaissent au grand jour, on se rend compte que, plus que de l’incompétence, ce sont l’absence volontaire de communication entre les services et les pays de l’U.E. – merci, la Belgique ! – concernés par le terrorisme, l’indulgence bienveillante des juges idéologues pour des fanatiques d’un autre âge, la politique d’excuse ethnico-culturelle très orientée, l’Europe mondialiste qui ne protège plus que son fric et à laquelle la France est inféodée etc., qui, tous ensemble, ont assassiné ces Parisiens venus boire un verre, manger un morceau ou écouter un groupe de rock américain.

Il serait, bien entendu, facile de déceler dans les propos de Philippe de Villiers un relent de théorie du complot, pour le discréditer et le faire taire. Cet homme a contre lui TOUTE la pensée « progressiste » – restant à déterminer si l’onction de l’islam par ce grand troupeau du sérail relève d’un quelconque progressisme, lorsque l’on sait ce qu’il en est réellement de cette religion.

Toutefois, les faits sont là, indélébiles. Le pouvoir savait le danger et, étant donné la porosité des frontières entre ce dernier et les journalistes, ceux-là savaient aussi. Que savaient-ils, ces falsificateurs aux mains désormais rouges ?
Ils savaient que l’inévitable se produirait, que les attentats de janvier 2015 ne constituaient qu’un prélude. Pire, ils connaissaient les identités et le potentiel de certains semeurs de mort qui purent malgré tout, passer à l’action, libres comme l’air : Merah, Coulibaly. Quand on voit l’acharnement du pouvoir en place contre les sites dissidents (Riposte laïque entre autres) ou les rares politiques qui le démasquent (Marine Le Pen), on se demande si cette énergie n’aurait pas été mieux employée ailleurs !

Mais ils ne firent rien, ces prophètes du multiculturalisme, car leur dogmatisme interdisait d’agir : l’Autre était forcément bel et bon pour notre démocratie ! La démocratie c’est pourtant comme un jeu : si l’un des joueurs ne respecte pas les règles, on ne peut pas continuer la partie. Ils ont cependant laissé ces « tricheurs » se multiplier et s’armer. Le résultat ? Des morts er des vivants qui pleurent.
Quelque chose va-t-il changer     après cette année de carnages ? Non. Voyez les émissions, livres, articles qui nous abreuvent du danger fantasmatique de l’extrême droite, mettant en garde – menaçants ! – contre la tentation des amalgames. Valeurs actuelles peut bien titrer, cette semaine, « L’attentat qui vient – Les scénarios de la terreur », sa voix se perdra dans l’indifférence ou la calomnie.

Tout est bon pour nous duper. Par exemple, l’état d’urgence était une décision noble. Hélas, qu’en ont-ils fait, ces incendiaires de la Nation ? Rien. J’apprends que des gendarmes enquêtent sur un « grave » attentat : des revues pornographiques déposées devant une mosquée ! Comment, dans ces conditions, obtenir des résultats tangibles et prévenir d’authentiques attentats avec de vraies victimes ?

Pendant ce temps, vous et moi avons tout loisir de contempler les effets de l’abdication d’Etat, librement consentie : l’islam, fort de son impunité, se dresse orgueilleusement. L’islam ne craint rien ; le résultat des élections régionales a rassuré ses fidèles : le conditionnement des Céfrans est presque achevé. On se croirait dans un film de Costa-Gavras, où les commissaires au peuple et autres colonels ont à ce point préparé le terrain que la soumission semble irréversible. J’espère que nous les détromperons un jour. L’espoir fait vivre…tant qu’on ne lui tire pas dessus à la terrasse d’un bistrot et à condition de l’armer d’autre chose que de la résignation !

De mon côté, je crains que Philippe de Villiers ne prêche dans le désert car, quelles que soient les alertes, le peuple s’endormira encore longtemps du sommeil du juste qu’on a leurré, sans en être troublé outre mesure.

« Attention, dégueulasses ! Laissez-moi faire des amabilités encore pendant quelques années. Ne me tuez pas encore. Avoir l’air servile et désarmé, je dirai tout. Je vous l’assure et vous vous replierez d’un coup alors comme les chenilles baveuses qui venaient en Afrique foirer dans ma case et je vous rendrai plus subtilement lâches et plus immondes encore, si et tant que vous en crèverez peut-être, enfin. » (Louis-Ferdinand Céline)

Charles Demassieux