Les islamo-collabos du CIO acceptent le voile de la judoka saoudienne

Publié le 31 juillet 2012 - par - 3 487 vues
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J’avais déjà fait part, dès le lendemain de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Londres, du premier record olympique battu, celui du nombre de voiles islamiques.

Il y a quatre ans, à Pékin, nous avions vu les premières tentatives, ponctuées de succès, de recouvrir les sportives musulmanes, par la présence d’une sprinteuse du Barhein, qui avait atteint les demi-finales.

 Profitant de messages encourageant de la Fédération Internationale de Football (Fifa), qui vient d’autoriser le port du voile dans les compétitions internationales de football, les Saoudiens ont entamé un bras de fer avec le Comité International Olympique (CIO), quant à la présence d’une des deux athlètes sélectionnées, sur les tatamis de judo.

http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/jo-2012-la-judoka-voilee-ne-sera-pas-privee-de-tatami-7433930.html

L’autre sélectionnée, athlète de 800 mètres, en athlétisme, ne devrait pas, à l’instar de la sprinteuse du Barhein il y a 4 ans, avoir de problème pour que les mâles en rut ne puissent pas voir des parties dénudées de son corps livrées à leur regard concupiscent. Mais au judo, pour des raisons de sécurité, le règlement international est strict, on ne doit rien avoir sur la tête, le seul vêtement autorisé est le kimono, avec une ceinture.

Que croyez-vous qu’il arrivât ? Les Saoudiens, par leur fédération, et le père de la judoka (qui ne peut se déplacer qu’avec un accompagnant, qui la tient par la main, des fois que…) menacèrent de retirer leur compétitrice. Comment croyez-vous que le CIO réagit ? En menant des discussions serrées… quant à la manière acceptable de porter le voile ! La Fédération Internationale de Judo, d’un trait de plume, en pleins Jeux Olympiques, a accepté de bafouer ses règles, sous la seule pression de l’islam ! Autrement dit, un nouveau pan vient de tomber, dans le sport international, où l’islam a réussi à faire reculer l’universalisme, en imposant aux instances internationales l’infâme voile islamique sur les tatamis de judo.

Certes, on pourrait ironiser en disant qu’à la place de l’adversaire de la Saoudienne, qui ne fera probablement qu’un seul tour, la combine est facile, pour gagner : au lieu d’empoigner le kimono, agripper le voile, et, profitant du désarroi de l’athlète dénudée, procéder à un balayage rapide, qui devrait conclure le combat en quelques secondes. On pourrait s’amuser en se disant qu’il est grave que des hommes puissent la voir combattre, et que finalement, les Saoudiens prennent quelques libertés avec les textes sacrés. On pourrait ricaner en imaginant le Vatican, dans quatre ans, demander à ce que les judokas sélectionnés combattent en soutane, ou des moines exiger la robe de bure… 

Mais l’affaire est autrement plus grave. C’est une trahison supplémentaire de la charte olympique, dont l’article 51 interdit aux athlètes d’afficher une appartenance politique, raciale ou religieuse. C’est surtout un véritable coup de poignard à la cause des femmes, et à toutes les athlètes de pays musulmans qui, telle l’Algérienne Hassiba Boulmerka, infligeait, par la tenue de femme libre affichée, une défaite idéologique aux intégristes.

Il est dommage que les journalistes n’aient pas cru bon d’interroger François Hollande, présent hier à Londres, sur cette question. Les circonvolutions habituelles du président de la République, sur tout sujet sensible, auraient été succulentes à écouter. On attend avec impatience, sur ce nouveau scandale, les réactions de la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, et de Najat Belkacem, bien silencieuse sur le droit des femmes quand c’est l’islam qui les remet en cause.

Le  Comité International Olympique, présidé par le Belge Jacques Rogge, montre une nouvelle fois, à travers ce peu glorieux épisode, son allégeance aux pétrodollars des pays musulmans, au détriment de l’idéal olympique. Ce n’est même plus une surprise. Il est vrai qu’entre le CIO et l’OCI, il n’y a qu’une simple inversion de lettres.

Pierre Cassen

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