Les JC veulent interdire toute comparaison entre le communisme et le nazisme

Publié le 25 juillet 2014 - par - 1 975 vues
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C’est un point assez intéressant que soulèvent les Jeunes Communistes de la Loire. Ces jeunes gens commencent par attaquer le maire devant les tribunaux, estimant qu’être qualifiés de « fascistes » est déplacé et absurde. Pourquoi pas, mais alors, dans ce cas, ils doivent admettre que les dirigeants du Front national traînent devant les tribunaux tous ceux qui, communistes compris, lancent le célèbre slogan « Et F comme fasciste, et N comme Nazi, à bas, à bas, le Front national ! ».

Donc, d’entrée, se croyant dans un régime autoritaire, peut-être nostalgiques des grandes années du socialisme réellement existant, les Jeunes communistes interdisent ce débat, et décident de le judiciariser.

Pourtant, historiquement, des intellectuels, qui avaient sans doute la chance de ne pas habiter dans la France du 21e siècle, avaient osé cette comparaison.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Comparaison_entre_le_nazisme_et_le_communisme

L’Allemand Ernst Nolte voyait dans les deux systèmes des similitudes incontestables. François Furet y détectait le même refus de la démocratie bourgeoise et libérale. Annah Arendt définissait les deux régimes comme « totalitaires ».

Personne n’a oublié le pacte germano-soviétique, où Staline et Hitler, dans un jeu complexe, s’étaient, entre autres, partagés la Pologne.

N’en déplaise à nos apprentis komsomols (jeunes communistes russes en 1917), il n’est donc pas illégitime de comparer les deux idéologies, et de les renvoyer dos-à-dos.

Ecrire cela fait-il de vous, dans la plus pure rhétorique stalinienne, un allié objectif des nazis ? Là encore, il ne sera pas difficile de rappeler à nos nostalgiques de Staline qu’il n’y a pas eu besoin d’Hitler pour provoquer des famines terribles en Ukraine, et pour engendrer les dictatures socialistes, avec un parti unique, des syndicats uniques, une presse unique, le goulag et les hôpitaux psychiatriques. Il n’y a qu’un apparatchik stalinien comme Marchais, pour y voir un bilan globalement positif, et un trotskiste indécrottable comme Krivine pour pleurer le jour de la chute du Mur.

Autre détail accablant pour les camarades, c’est au nom du communisme que Mao Tsé Toung abrutit son peuple et fit massacrer des millions de « révisionnistes », et c’est encore au nom de cette idéologie que Pol Pot et ses khmers rouges, formés dans les écoles du parti, à Paris, exterminèrent, en trois ans, le quart de leur population, dans des conditions atroces, inégalées à ce jour.

C’est également au nom de cette idéologie que les Hongrois et les Tchécoslovaques connurent les joies des tanks soviétiques anti-capitalistes. Et, puisque les jeunes communistes, sans doute sous-informés, osent évoquer la Résistance, rappelons-leur que si de nombreux communistes eurent une attitude exemplaire (comme d’autres résistants), leur parti ne rentra officiellement dans la Résistance qu’à partir de 1941, quand Hitler attaqua l’URSS, et qu’auparavant, il militait pour le défaitisme révolutionnaire.

Quitte à risquer un procès, nous aussi, de la part de ces apprentis Vichinsky (pour ces incultes, procureur des procès de Moscou), nous leur rappellerons cette réponse de notre site à un article de l’Humanité, qui classait RL à l’extrême droite.

http://ripostelaique.com/qui-de-riposte-laique-ou-de-lhumanite-est-le-plus-proche-de-lextreme-droite.html

Avec des arguments précis, nous démontrions que L’Humanité se situait bien plus près de l’extrême droite que Riposte Laïque. Et ce ne sont pas les dernières manifestations pro-palestiniennes, où les communistes, sans vergogne, défilaient auprès des fous d’Allah, et cautionnaient la charte du Hamas et les Allah abkar, qui nous feront changer d’avis.

Enfin, ne leur déplaise, Staline, qui fait partie de leur histoire, a tué beaucoup plus de communistes qu’Hitler.

Eux qui paraissent indignés par le fait qu’on puisse les qualifier de fascistes, ne doivent pas oublier que leur parti a utilisé ce mot pour qualifier les socialistes de social-fascistes, et les trotskistes d’hitlero-trotskistes. Les staliniens, enfin, ont utilisé ce mot infâmant contre tous ceux qui osaient parler de goulag en URSS?

Puisque les camarades se réclament, d’autre part, de Jaurès, rappelons que ce dernier disait : « le courage, c’est de chercher la vérité, et de la dire ». Rien à voir avec la lâcheté qui consiste à pleurnicher devant une polémique et à aller devant un tribunal bourgeois (pour reprendre la dialectique communiste) pour faire taire un adversaire.

Conclusion : au lieu de judiciariser le débat, que les jeunes communistes cessent de se conduire en petits fascistes ennemis des libertés publiques, et acceptent le débat contradictoire avec le maire de Saint-Etienne, et tous leurs adversaires politiques.

C’est cela qui différencie les fascistes et les staliniens des démocrates.

Lucette Jeanpierre

 

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