Les « jeunes français » du djihad syrien ne doivent plus remettre les pieds chez nous

Et la volaille en désarroi de caqueter sur les « jeunes Français » partis combattre en Syrie. Un vrai concert sur fond de questionnement, et d’apparente ignorance balisée par les interventions d' »experts » chargés d’éclairer les catacombes où grenouille un peuple estimé imbécile. Une supercherie de plus. Les médias savent exactement à quoi s’en tenir. Ils font semblant du contraire, c’est tout. Des jeunes Français donc. D’accord. Ils sont nés ici, on leur a donné des prénoms identifiables, Mathieu, Nicolas, Stéphane… Ils ont grandi dans des cités (mais pas forcément) que le désert éducatif et culturel a transformés en champs de bataille idéologique.

À un moment donné, parce que le vide créé autour d’eux menaçait de les fondre dans un état stuporeux de consommateurs sans mémoire ni littérature, ils ont choisi de lever l’ancre et de s’engager. En soi, la chose est respectable. Le coeur et l’esprit ne se commandent que chez les peuples d’esclaves, et ces jeunes gens, ma foi, vont au bout d’un choix qu’ils assument totalement, au point de se faire tuer pour lui.

racaillesLa question est : sont-ils Français, et par quoi? La réponse est : non, ils ne le sont plus, que ce soit par la filiation parentale, par l' »administratif », et, surtout, par la fibre profonde qui signifie d’ordinaire l’appartenance. Malgré l’insupportable pression qui s’exerce sur les tenants d’un vestige de communauté historiquement française, cette corde vibre, je le sais, chez une écrasante majorité de mes compatriotes. En la rompant brutalement, les convertis de vingt ans qui s’en vont mourir dans le monde musulman au côté de camarades « français » de papier qui, eux, n’ont pas une seconde adhéré à leur pays de naissance, s’en délivrent.

À cet instant de la décision, ils sont ailleurs, et cet ailleurs, parfaitement définissable, les retranche de la famille. Cet ailleurs s’appelle Dieu. Il est pays, nation, peuple, espace, air respiré, cosmos. Rien ne peut s’opposer à l’ordre qu’il donne de le servir jusqu’au trépas. Les engagés dans les Brigades Internationales d’Espagne se battaient pour des raisons variés : la liberté, le communisme, l’anarchie, l’aventure, le roman, l’ennui, la fraternité, la haine de Franco, le voyage, la France même, à leur manière.

Les « jeunes Français » manipulés par des gourous plus malins qu’eux ne se battent aujourd’hui que pour un seul chef, une seule idée, un seul projet : Dieu. À ce titre, ils sont programmés comme des robots. Pour tuer. Qui ? N’importe, dès lors que la cible méprise Dieu et l’insulte. Leur propre mère? Sur ordre, ils l’abattront. Leur patrie ? ils n’en n’ont plus. Leurs compagnons du jour devenus hérétiques ? S’il le faut, ils les trucideront et les décapiteront sans hésitation. Sans culture et sans conscience, ils ont fait du Coran leur seul et unique compagnie sur la route de la rédemption. Or ce bouquin commande de tuer, quand c’est nécessaire, hors la moindre référence à quoi que ce soit d’autre que lui. Ca, la France ? On plaisante. Ou on ment par routine, comme sur les fils où se perchent vautours et blanches colombes de la supposée information.

À ceux-là il est temps de rappeler qu’ils ont reçu en héritage un bien commun qui s’appelle civilisation. En foulant aux pieds la donation fragile qui leur était en principe due, les volontaires pour le djihad syrien (ou malien, lybien, ou futur) sont entrés dans une autre dimension, qui est celle de la guerre. Il est trop tard désormais pour se pencher amicalement sur leur cas. Ces apostats de leur propre pays, qui mettraient à feu et à sang la France sur ordre, ne doivent sous aucun prétexte y remettre les pieds. Soyons donc à l’image de nos adversaires professant l’élimination des gêneurs. Qui est contre l’Islam dominant le monde ne peut être qu’ennemi ? Soit. Dans ce cas, qui est prêt à occire du Français pour le compte d’Allah ne peut plus être Français.

Alain Dubos

image_pdf
0
0