Les journalistes ont-ils encore une once de fierté ?

Je ne veux pas idéaliser les professions du journalisme ou de l’information en général. Ce sont des professions parfois difficiles à exercer et ceux qui les exercent restent des humains avec toutes leurs imperfections.

Informer c’est rapporter des faits sur des événements ou des situations particulières qui peuvent émailler la vie des régions, des États ou du monde.

L’information est habituellement recherchée et rapportée par des journalistes, des envoyés spéciaux, des reporters, parfois des grands reporters et des agences de presse ou d’information qui font un travail à grande échelle et le revendent aux « détaillants » de l’information.

Ces détaillants, ou publiants, sont les « médias », presse, radio, télévision et internet, qui publient l’information.

Là où les choses se compliquent, c’est que les organes d’information sont pour la plupart la propriété de groupes ayant à leur tête des hommes au service de la politique.

Ces groupes reçoivent des consignes politiques, du pouvoir généralement en place afin que l’information ne lui porte pas ombrage, tort, ni préjudice et diffusent leurs orientations.

Les groupes d’information sont au service du pouvoir, tout comme le sont également les instituts de sondage qui apportent une autre forme d’information destinée non pas à informer mais à influer sur le public.

Globalement, on voit bien que les réseaux et filières d’information sont tous entre les mains de l’État, du président de la République, des ministres et des parlementaires du même bord.

Mieux que ça, aujourd’hui l’État lutte aussi ouvertement contre certains organes d’information parallèle objectifs et populaires qui contredisent la plupart du temps l’information officielle d’État diffusée par les grands médias.

Pour cela, on les harcèle, on les persécute, on leur fait subir toutes sortes de tracasseries administratives et on les traduit devant les tribunaux aux ordres de l’État pour les faire condamner à des amendes, des peines de prison ferme ou avec sursis pour avoir osé publié des informations inverses de celles dudit État, en totale opposition et illégalité par rapport à la déclaration des droits de l’Homme et à la Constitution, qui affirment que nul ne doit être inquiété pour ses opinions.

Parfois, je me prends à rêver d’un monde où la justice et l’information (le 4e pouvoir !) seraient libres et indépendantes…

Une justice où la liberté et l’indépendance des juges ne seraient pas juste un truc pour amuser les enfants et où le métier de journaliste ne serait pas uniquement un boulot de propagande des opinions d’État.

Mais très vite je me réveille et je vois mon pays miné et sclérosé par la corruption et la malhonnêteté à tous les niveaux.

Comme je le disais plus haut, « informer c’est rapporter des faits ».

Mais le job actuel des journalistes c’est plutôt de modifier l’information, de l’adapter à la volonté du pouvoir et de la diffuser sous ce jour.

En somme, le travail du journaliste et des organes d’information c’est essentiellement de produire et de publier de la désinformation.

Je vais vous donner un petit exemple.

Nous connaissons tous la haine viscérale de nos élites dirigeantes (au moins gauchistes) pour le président syrien Bachar Al Assad.

En effet, ils sont tous sous l’influence des émirats, de l’Arabie saoudite et du Qatar, pour des raisons que je vous laisse imaginer, et ils ont tous une peur bleue que les banlieues s’embrasent PENDANT leur mandat…

Alors, ils obéissent aux dirigeants arabes si gentils et si généreux, chez lesquels ils passent de si belles vacances.

Or, le président syrien n’est pas très prisé du monde arabe et particulièrement de l’Arabie saoudite qui est très riche et qui commandite et finance 99% du terrorisme mondial.

Bachar Al Assad est de confession alaouite, branche du chiisme (beaucoup plus paisible et pacifique), donc l’ennemi juré des sunnites dont l’Arabie saoudite est le leader. On comprend mieux.

Par le jeu des alliances entre le pouvoir socialiste en France (plus pour longtemps) et les États pétroliers, l’État français a vendu son âme au diable saoudien et veut clairement la mort d’Al Assad.

A partir de là, on lui trouve tous les défauts et on le diabolise à la mode musulmane. On vise à casser son image de bon président pour son peuple et on lui colle tous les crimes de l’humanité sur le dos. http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/syrie-pourquoi-la-france-refuse-de-discuter-avec-bachar-al-assad_1086063.html

On veut contraindre Al Assad à abandonner le pouvoir (au nom de quoi ?), ce qui serait la porte ouverte à DAECH ou ISIS.
On aurait bien aimé pouvoir, en France, contraindre Hollande à abandonner le pouvoir. Mais il s’y est accroché comme une moule à son rocher…

On avait déjà reproché à Al Assad en 2013 d’avoir utilisé des armes chimiques contre son propre peuple et surtout les enfants ! Ces armes chimiques doivent être très sélectives…

Nos dirigeants ont un grand amour pour les enfants des autres pays. Il faudrait aussi leur dire qu’il y en a chez nous.
Tout cela avait été dit sans aucune preuve, ni enquête, ni témoignage sérieux. Bien évidemment, puisque c’était faux.
La vérité était bien plus simple, la Syrie était dès le début envahie de terroristes étrangers qui utilisaient eux-mêmes des armes chimiques d’origine russe ou chinoise contre les troupes loyalistes et les populations syriennes. Un homme comme Bachar Al Assad n’aurait jamais fait une telle chose contre son peuple qui l’avait élu avec des scores impressionnants, contrairement à nos dirigeants gauchistes psychotiques qui feraient n’importe quoi pour être réélus, y compris faire assassiner des opposants.
(Dans le livre-confessions « Un président ne devrait pas dire ça…», François Hollande révèle avoir ordonné des exécutions ciblées. On a ensuite tenté de faire passer ça pour une erreur de communication…
http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2016/10/19/25005-20161019ARTFIG00130-assassinats-cibles-de-terroristes-hollande-critique-jusqu-au-sein-du-gouvernement.php

« Ces opérations clandestines ont toujours existé. Il y a eu une sorte de frilosité après l’affaire du Rainbow Warrior mais, guerre contre le terrorisme aidant, les présidents y ont de plus en plus recours”, souligne l’ancien colonel Michel Goya, interrogé par L’Express. »

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/francois-hollande-a-t-il-eu-tort-d-admettre-l-existence-d-assassinats-cibles_1840636.html )

Aujourd’hui, on nous ressort encore cette histoire d’armes chimiques. Or, il se trouve que la force aérienne syrienne, en guerre légitime contre ses envahisseurs, cible régulièrement des zones et des bâtiments dont on a découvert qu’ils étaient utilisés par les rebelles et terroristes.

Et là, il s’est trouvé qu’il y avait quelques charges chimiques qui ont été détruites et dont, bien évidemment, le gaz s’est échappé, faisant plus de 80 morts dont une partie de la population civile. Article : http://www.blog.sami-aldeeb.com/2017/04/05/rebel-warehouse-with-chem-weapons-hit-by-syrian-airstrike-in-idlib-russian-mod

Dès que cette information est tombée sur les téléscripteurs (façon de parler !), elle a été aussitôt interprétée par le pouvoir comme une nouvelle attaque de Al Assad contre son peuple (mais on ne nous explique jamais pourquoi) et balancée sous cette forme grotesque sur tous les grands médias.

On accuse Bachar Al Assad de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, mais personne n’en a jamais apporté aucune preuve.

Bachar Al Assad est devenu chef d’État un peu par accident. Ce n’était pas son vœu. Il se destinait à la médecine, ce qui dénote une certaine empathie que les politiciens ont rarement. C’est un homme intelligent, érudit et humaniste qui a été éduqué à l’occidentale et en partie en Europe, contrairement à ces bouchers bestiaux qui lui font la guerre.

Pour ma part, j’estime qu’on lui doit la reconnaissance de la présomption d’innocence tant qu’aucune preuve absolue de ce qu’on lui reproche n’aura été fournie.

Mais si un jour on a ce genre de preuve, alors je reconnaîtrai mon erreur.

En attendant, toute allégation désignant Bachar Al Assad comme ayant tiré des vecteurs chimiques contre ses propres populations est un enfumage pathétique de nos dirigeants en mal de popularité.

Ce serait risible et ridicule, s’il n’y avait à chaque fois des victimes innocentes.

Il en va de même en France pour tout ce qui touche à l’islam et aux musulmans, grands amis et électeurs de nos dirigeants gauchistes (du moins le croient-ils, car je connais des Arabes et musulmans paisibles et pas du tout fanatiques qui votent plutôt à droite, voire FN).

Tout ce qui touche à ces populations est tabou, interdit, censuré et pénalement réprimé.

Nos amis de « Riposte Laïque » et de « Résistance Républicaine » et bien d’autres en savent quelque chose…

Nous avons en France un État complice, et fournisseur d’armes aux terroristes en Syrie et en Irak, qui veut à tout prix retrouver sa blancheur virginale en accusant son ennemi de tous les maux. Classique.

Nos dirigeants, dont beaucoup n’ont jamais fait leur service militaire parce que réformés (par piston) ou arrivés après la suppression du service armé, croient que l’on peut faire des guerres « propres » sans faire de victimes civiles ni détruire les jolies maisons bourgeoises de leur amis terroristes.
Ils n’ont jamais entendu parler d’Hiroshima ni de Dresde…

Alors voilà, vous avez le droit de gober tout ce que racontent vos médias habituels et libre à vous de rester dans l’ignorance des réalités (il est vrai, assez moches) du monde, ou bien vous admettez que des hommes qui passent eux-mêmes tout leur temps à vous mentir pour être élus et rester en place à vie manipulent toutes les informations importantes et vous les présentent déformées, inversées ou falsifiées et là, au moins, vous n’aurez plus à vous faire d’illusions.

La réalité a un prix, c’est de ne pas être belle et de déranger.

Quant aux hommes et aux femmes qui participent à cette grande foire du mensonge (journalistes, présentateurs TV et radio de l’info), je les laisse devant leur miroir à se demander si ils peuvent encore se regarder dans les yeux.

Mais s’ils ont un peu de fierté, d’honneur, de dignité et de respect d’eux-mêmes, je leur conseille de changer de métier et d’aller apprendre l’art ancestral du sushi…

Et je pense la même chose de certains magistrats collabos et valets de ce même état menteur.

Le press bashing a le vent en poupe et ça marche ; la confiance du public envers les médias est à son niveau le plus bas :

http://www.moustique.be/17963/complement-d-enquete-les-medias-menteurs

Comment ceux qui nous gouvernent nous manipulent et nous détournent de la réalité du monde :

http://la-cen.org/?p=4313

Laurent Droit

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8 Commentaires

  1. Les journalistes ont-ils encore une once de fierté ?

    Non.

    Vous en doutez encore ?

  2. Après un discours de Fillon retransmit sur BFMTV, Ruth Elkrief a osé parler de « totalitarisme » concernant le Canard Enchaîne et le reportage d’Elise Lucet dans Cash Investigation au sujet des emplois fictifs de Penelope Fillon.

    Au sujet de Holland, on apprend dans « Les tueurs de la République » que c’est celui qui utilisa le plus de représailles vis-à-vis d’auteurs d’attentats, parmi les cinq derniers présidents que nous avons eu,Jacques Chirac étant le plus réservé quant à l’utilisation de la Loi du Talion.
    Il a pas l’air comme ça, Flamby, mais ceux qui le connaissent bien le dépeignent comme un homme froid, dur et déterminé.
    Faut vraiment pas se fier aux apparences…

  3. Les présentateurs (perroquets et perruches) de journaux télévisés ou journaleux de la presse écrite, ne sont que des paillassons sur les quels les politicards inféodés à la finance, s’essuient les pieds. Ne leur parlez pas d’honneur.

  4. Marine Le Pen piège Ruth Elkrief : « Citez-moi 3 idées fortes de Macron ! » vidéos

    http://www.fdesouche.com/840669-marine-le-pen-piege-ruth-elkrief-citez-moi-3-idees-fortes-de-macron

    Dans leurs psychologies de journap utes c est pas grave pour elle..seule l argent et les positions comptent. Les femmes classes avec une cervelle et les bonnes idees sont rares chez nos meRdias francaises. Ce sont.les idiotes utiles du systeme.

    Juste pour le plaisir (déjà vu ici), mais situation tout à fait similaire. (Gilbert Collard interviewé par Ferrari )

    https://youtu.be/2q81K2QyIcE

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