Les larmes corporatistes de journalistes fort discrets sur le massacre islamiste de Nairobi

Les médias repassent en boucle, jusqu’à l’écoeurement, l’interview d’un journaliste de RFI qui pleure sans retenue, offrant ses épanchements émotifs aux auditeurs et téléspectateurs sommés, dans une messe compassionnelle, de se tordre les doigts, de verser moult larmes, d’adhérer à l’indignation imposée, de souscrire urbi et orbi aux plaintes obscènes du coeur des pleureuses. Emportés par un vent de romantisme échevelé, l’ensemble de la classe poltitique et des médias endeuillés, matraque à tout va sa « révolte »qu’ils pensent si légitime que forcément chacun est enjoint de stimuler ses glandes lacrymales et de prendre part à la » marche blanche » journalistique :  » Etre ciblé parce qu’on est journaliste est quelque-chose d’inadmissible » chouine le journaliste en pleurs devant la Maison de la Radio!

Ah bon! Le journaliste serait donc une sorte de demi-dieu ; il devrait donc avoir un statut spécial qui lui conférerait l’invulnérabilité et le respect des terroristes sous prétexte de son « expertise », de sa « connaissance » du terrain et de sa prétendue « objectivité »! Le pleureur de RFI continue en admettant accepter les balles perdues, mais trépigne presque, révolté par la volonté glaciale des exécuteurs lèse-journalistes.

Quelle indécence, quel égoïsme éhonté, quel corporatisme prétentieux! Et quel silence sur la réalité du djihad au Mali et ailleurs,  sur les actes odieux commis par les islamistes au même endroit, il y a quelques semaines, sur les amputations, les lapidations, les viols !

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La confrontation  au réel est normale pour les humbles, les modestes, les sans grade, les gens du peuple de là-bas ou d’ici, et ça peut même faire de bons scoops de temps à autre. Mais pour la super-classe journalistique, cette confrontation est inadmissible, intolérable, révoltante, tellement douloureuse que vous êtes sommés de sortir vos mouchoirs et de laver l’infamie par le flot de vos larmes expiatoires.

Danielle Moulins

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