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Les LGBT vont-ils exiger le « coming out » de Macron ?

 
En avril 2017, pour son neuvième numéro, le magazine « Garçon Magazine » affichait Macron torse nu avec le titre Coming out, étrangement situé… Cinq ans plus tard, cette publication récidive, le mettant à nouveau à l’honneur, torse décoré façon Femen, pour l’interpeller sur le sort des homosexuels. C’est une première de couve qui ne va pas arranger les affaires du Manu, toujours précédé par une réputation de gay ne s’assumant pas et depuis août, la rumeur persistante d’être l’époux d’un Brichel transsexuel… Il ne fuit pas que le bilan de son bilan. L’on comprend mieux pourquoi il fuit les meetings, la foule et les journalistes. Ca devient sulfureux…
« L’homophobie tue ! C’est bien le message que nous voulons faire passer à « Manu », le candidat et non au Président actuel de la République. Car il faut parfois être un peu direct et irrévérencieux pour mieux interpeller nos grands dirigeants. L’homophobie tue, physiquement car il y a chaque année, en France comme en Europe ou dans le monde des LGBTQI+ qui sont massacrés à cause de leur orientation sexuelle », explique Christophe Soret, le rédacteur en chef du magazine, se gardant bien de préciser par qui et pourquoi…

« Mais l’homophobie tue aussi psychologiquement, par le harcèlement moral qui mine une grande partie d’entre nous et conduit certains à aller jusqu’au suicide (rappelons que nous avons un taux de suicide trois fois supérieur à la population) ! Cette couverture a donc bien vocation à parler à tous et principalement à nos candidats à l’élection présidentielle. Car même si nos droits avancent (le quinquennat en cours le prouve), il faut continuer de se mobiliser en particulier pour la lutte contre l’homophobie ».

« L’éducation nous sauvera-t-elle ? Le rôle de l’Éducation nationale en particulier est un formidable levier sur la sensibilisation des jeunes générations. C’est ce que nous pensons à la rédaction de Garcon Magazine ; ce qui permet d’espérer que le bout du tunnel est bien visible et que des solutions existent. « Manu », ne perd pas les pédales, elles comptent sur toi pour poursuivre encore pas mal d’avancées socialement LGBTQI+. »

Cependant, ne lésinant pas sur les moyens symboliques, financiers et législatifs, Manu a beaucoup fait avancer leur cause et celle des transsexuels. Comme il l’a prouvé à maintes reprises, il  se préoccupe beaucoup de transidentité…  Avec l’inoubliable fête de la Musique 2018…  Puis la circulaire Blanquer, en septembre 2021, sur l’inclusion des enfants se sentant transgenres… En pleine campagne présidentielle, juste avant que le Parlement se mette en pause, il a précipité, le 25 janvier 2022, le vote d’une loi nommée :  « Interdiction des pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne », législation allant bien plus loin que son intitulé. Cette loi faisant la promotion de l’utopie de genre : peu importe le réel, seul compte le ressenti, lequel s’impose désormais dans la sphère sociale…

Lon ne peut donc que sinterroger sur la finalité de cette Une. Ce magazine voudrait-il enfin obtenir le coming out raté de 2017 ?

Chef dune guerre qui ne nous concerne pas ou peu, Macron serait monté à 30 %, il est fort probable que sassumant gay et marié à une transsexuelle, il grimperait à 50 %, les Français étant fiers d’opposer à la virilité belliqueuse et dépassée du vieux Poutine un jeune chef d’État en phase avec son époque et son pays.

 
Daphné Rigobert