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Les lionceaux du califat reviennent de Syrie pour nous tuer

Programmés pour tuer dès l’âge de 8 ans, des centaines d’enfants soldats entraînés par l’EI, vont bientôt regagner l’Europe avec les milliers de “revenants” d’Irak et de Syrie.

C’est un défi sécuritaire sans précédent que l’UE doit relever.

Selon un rapport du Sénat américain 42000  étrangers, venus de 120 pays, sont partis combattre sous la bannière de l’Etat Islamique. Dont 5000 Européens.

Beaucoup sont morts, mais 3000 d’entre eux pourraient revenir en Europe dans les prochains mois, selon un rapport de la Commission Européenne.

700 Français sont encore en zone de combat. 300 ont été tués et 270 sont revenus en France. La plupart ont été incarcérés.

Les cellules de déradicalisation ayant montré leur totale inutilité, la sécurité nationale est donc directement menacée par ces terroristes potentiels, lesquels peuvent non seulement se lancer dans des tueries de masse, mais vont propager leur idéologie dévastatrice contre les Infidèles.

Bénéficiant de l’aura du vétéran du jihad auprès des jeunes de nos banlieues, ils ne peuvent qu’être tentés par l’action violente et la poursuite du combat en Europe, après les défaites subies sur le terrain par l’Etat Islamique.

La tragédie de Barcelone, et toutes celles qui l’ont précédée, ne sont que les premiers épisodes d’une longue série qui va ensanglanter l’Europe, entraînée dans une guerre qu’elle ne veut pas mais que les islamistes vont lui imposer.

Parmi ces bombes à retardement, le cas des enfants soldats est très inquiétant.

Entraînés à la Kalachnikov et aux explosifs, comme l’ont montré maintes vidéos de propagande de l’Etat Islamique, acteurs ou spectateurs de multiples exactions de l’EI, ils ont subi un lavage de cerveau irréversible.

Espions, soldats, bourreaux, kamikazes, les “lionceaux du califat” ont subi tous les traumatismes caractéristiques d’une zone de guerre.

En 2016, le renseignement intérieur français avait déjà alerté les autorités sur les efforts consentis par l’EI, en vue de recruter un maximum d’enfants soldats, qui assureront la perennité de son combat contre l’Occident.

Le califat peut disparaître, mais le jihad continue.

Des centaines d’enfants sont donc passés dans les écoles coraniques et les camps d’entraînement de l’Etat Islamique, pour y subir un lavage de cerveau absolu, qui les transforme en cruels guerriers de l’islam, quand ce n’est pas en bourreaux pour exécuter les prisonniers sans le moindre état d’âme.

Ce sont ces jeunes fauves qui vont revenir en France. On estime à 400 le nombre d’enfants français en Irak et en Syrie. Tous ne sont pas des combattants, mais tous sont imprégnés de l’idéologie mortifère que propage Daech.

La France est mal partie pour relever ce défi.

Entre les partisans de l’approche éducative et les adeptes de l’emprisonnement, le désaccord est total. Ce qui n’augure rien de bon pour les années qui viennent.

Jacques Guillemain