Les loups sont toujours parmi nous

Dans notre bonne vieille Europe, qui se pense une jeune fille toute en grâce telle le Rubens de Suzanne et les vieillards et qui telle le tableau de Strozzi«vieille femme au miroir » ressemble à une vieille catin moquée par ses jeunes domestiques, de mauvais vents , inquiétants se lèvent.
L’agence de presse russe : Ria Novostinous apprend en date du du 7 mai 2011, que le jour des commémorations de la victoire soviétique sur les nazis a donné lieu à des scènes de violences le 6 mai à Lvov (ouest de l’Ukraine) impliquant des militants nationalistes ukrainiens et des manifestants pro-russes.
Vendredi, un tribunal de la ville a interdit de célébrer le Jour de la victoire sur l’Allemagne nazie.
Selon le service de presse de la municipalité. « Le tribunal a interdit d’organiser des rassemblements de masse à l’occasion du Jour de la victoire », a-t-il précisé, cette mesure a été prise dans le but de prévenir des conflits, une importante partie des habitants de la ville ayant « une autre vision de la Seconde Guerre mondiale ».
Cependant, la municipalité de Lvov ne s’est pas opposée à la marche célébrant le 68e anniversaire de la création de la 14e division SS de Waffen Grenadier Galicien, qui s’est déroulée le 29 avril.
Il ne me semble pas que la gauche ait protestée, ni que le parlement européen ou la commission européenne ais proclamés un jour de deuil ou organisé une grande manifestation de protestation.
Quand aux juges, ils préfèrent s’attaquer à tous ceux qui ont le courage de revendiquer leur identité et de critiquer l’islam (voir riposte laïque n° 197). J’avais cru dans la dissolution des sections spéciales , apparemment cela n’a pas été totalement réalisé, ils en restent.
Silence dans les rangs, pour eux, comme pour l’ensemble des gouvernements des pays européens le fascisme ce ne sont plus les pro-nazis : ce sont les islamophobes.
Alors que la lutte contre l’extrême droite musulmane c’est la lutte contre le fascisme d’aujourd’hui au même titre qu’hier lutter contre les nazis était lutter contre le fascisme.
Mais, Hitler, connais plus. Auschwitz Birkenau est devenue un lieu de visite pour grand mufti en panne d’imagination (comme celui de Bosnie. cf article de Lazare Zylbergleitt dans le n° 184 de riposte laïque).
Pourtant le nazisme « européen » n’est pas mort et une autre affaire nous en donne aujourd’hui la preuve. Aucune « voix européenne » ne s’élève contre ce nazisme là, celui des anciennes républiques soviétiques « libérés » depuis 1989 car cela pourrait montrer le véritable visage du retour du refoulé nazi et antisémite des pays baltes et de l’Ukraine.
L’Europe de la commission et du parlement européen préfère réserver ses coups et ses pseudos indignations à ceux qui combattent aujourd’hui les dernières traces du nazisme.
Monsieur Baroso et ses séides réservent leurs coups et leur indignation à ceux qui luttent pour leur nation contre l’envahissement des populations musulmanes qui sont elles, le véritable fer de lance du fascisme d’aujourd’hui.
Tout cela bien sur avec la complicité de leurs amis sociaux-démocrates, jamais en retard d’une collaboration.
Un dossier brûlant, aux enjeux particulièrement lourds, est en passe de revenir devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Il oppose un ancien partisan antinazi, Vassili Kononov, aujourd’hui représenté par sa famille, au gouvernement de la Lettonie, qui avait fait condamner ce dernier pour « crimes de guerre » au terme d’un marathon judiciaire – plus de six années et demie – conclu le 28 septembre 2004 par la Cour suprême lettone (1).
M. Kononov, qui vient de décéder à Riga à l’âgé de 88 ans, a été durant cinquante ans honoré en URSS pour ses faits d’armes dans la lutte contre l’occupant : parachuté à vingt ans par l’Armée rouge derrière les lignes de la Wehrmacht sur sa Lettonie natale, il multipliera, à la tête de son peloton, sabotages d’installation militaires et déraillements de trains.
En février 1944, des collaborateurs, armés par l’occupant, livrent un groupe de partisans aux forces allemandes. Le peloton de Kononov est alors chargé d’exécuter les responsables de cette trahison. Un cas de figure qu’ont naturellement connu les mouvements de résistance partout sur le continent, mais qui sera, un demi-siècle plus tard, retenu contre lui.
Car depuis vingt ans, le vent a tourné dans les pays baltes.
En 1991, la Lettonie a cessé d’être une République soviétique. Depuis 2004, elle est membre de l’Union européenne. Ses dirigeants actuels entendent faire valoir leur propre vision de l’Histoire. Pour eux, le 8 Mai 1945 n’est pas synonyme de la Libération par la victoire des Alliés sur le nazisme. En témoigne le musée*/ad hoc/*de Riga qui dénonce les « horreurs de l’occupation »… soviétique, tout en montrant comment l’armée hitlérienne fut accueillie en 1941 «en libératrice ».
L’extermination des Juifs lettons est largement passée sous silence, notamment dans les manuels scolaires (la communauté juive de Lettonie a été quasiment annihilée pendant la guerre, pour une large part par les milices lettonnes).
Tous les 16 mars, une journée honore le souvenir de la Légion lettone de la Waffen SS – la cérémonie était même fréquentée par les autorités jusqu’en 2000. Du reste, un ancien commandant letton de la Waffen SS, du même âge que Kononov, est encore député, et préside la commission parlementaire de la « citoyenneté » (après avoir chapeauté celle chargée des relations avec l’OTAN).
Dans l’actuelle Lettonie, les vétérans de l’Armée rouge sont traités en parias. C’est dans ce contexte que les poursuites contre Kononov ont été engagées. Il sera emprisonné pendant près de deux ans. Dès lors que sa défense eut épuisé tous les recours nationaux, Vassili Kononov s’est tourné vers la CEDH pour défendre son honneur et celui de tous ses camarades qui ont lutté contre l’Occupant nazi.
Le 24 juillet 2008, la Cour lui donne raison. Elle confirme que les villageois exécutés collaboraient bien avec l’occupant, et affirme notamment : « */quelle que soit la raison invoquée,/*(la Cour)*/ne saurait accorder une légitimation quelconque à une attitude pronazie ou une collaboration active avec les forces de l’Allemagne nazie».
Mais les dirigeants lettons n’acceptent pas ce désaveu. Ils font appel.
Et multiplient les pressions sur l’instance d’appel, la « Grande Chambre ». Le 17 mai 2010, celle-ci inverse le premier verdict, contestant notamment l’argument retenu par les juges de première instance portant sur la non-rétroactivité des lois.
Dès lors, la défense de Kononov lance de nouvelles investigations. Elle trouve des documents historiques lettons auxquels elle n’avait pu avoir accès jusque là. Elle découvre que les collaborateurs exécutés par le groupe de Kononov ne se contentaient pas de détenir des armes confiées par les Allemands : plusieurs d’entre eux ont participé aux massacres de la population d’origine juive.
La défense pointe en outre une traduction faussée des jugements des tribunaux lettons, traduction sur laquelle se sont notamment fondés les juges d’appel. Elle fait par ailleurs valoir des éléments de droit qui entachent, selon elle, le jugement d’appel.
Tous ces éléments l’ont amenée à déposer un recours dans le cadre des règles de l’institution de Strasbourg. Cette dernière a confirmé la procédure, et va devoir trancher sur le fond.
L’enjeu est considérable. Dans son mémoire, la défense souligne le caractère hors norme de ce dossier : « c’est la première fois, au cours des soixante ans qui sont écoulés depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, qu’un soldat ayant combattu dans les rangs de la coalition antihitlérienne est poursuivi pénalement pour ce fait comme criminel de guerre ».
Relevant que la Lettonie qualifie la condamnation des dirigeants nazis de « justice des vainqueurs qui a permis aux criminels alliés de rester impunis », la défense souligne que c’est la première fois qu’un
Etat propose à la Cour européenne des droits de l’Homme de «corriger les défauts du Procès de Nuremberg ».
Ainsi, fait sans précédent depuis la fin de la seconde Guerre mondiale, une instance judiciaire internationale qualifie les actes de l’Armée Rouge, qui combattait les nazis, de criminels : les vainqueurs semblent devenus des criminels, et les bourreaux, des victimes innocentes.
Accepter cette « correction » ouvrirait la porte aux pires révisions de l’histoire. Dans la période actuelle, où de telles tentations se manifestent de diverses parts, nous mettons instamment en garde contre les conséquences redoutables qui pourraient en résulter.
C’est pourquoi il est important qu’un grand nombre de français signent l’appel co-signé par :*
Maurice BOURJOL, doyen honoraire de la faculté de droit de Tours.
Robert CHARVIN, doyen honoraire de la faculté de droit de Nice.
Michel CLAPIE, agrégé de droit public, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Montpellier I/.
Jan FERMON, avocat, Bruxelles.
Raphael PORTEILLA, sciences politiques, Université de Bourgogne.
Adda BEKKOUCHE, juriste, magistrat honoraire à la Cour des comptes d’Algérie.
Pour ce faire, aller sur le site BRN ou vous trouverez le moyen de vous associez à cet appel et a signer la pétition contre cette justice pro-nazie.
Lazare Zylbergleitt

image_pdf
0
0