Les magistrats ont décidé : Mamadou ne peut pas être coupable!

Catherine Burgot, française de 41 ans, postière de son état, mère de 2 enfants et enceinte de 5 mois d’un troisième, a été sauvagement assassinée le 19 décembre 2008 à Montréal-La-Cruse, commune de l’Ain d’environ 3400 habitants.

Après bien des errements, les gendarmes de la campagne, pas plus que les profilers de la ville qui ont pris le relais, n’ont été capables d’identifier formellement un coupable et il y a fort à parier que ce crime restera impuni. Comme tant d’autres.

Vous découvrez un crime. Vous faites quoi ?

Supposons que vous vous rendiez à la poste-annexe SNCF d’un village tranquille « où il ne se passe jamais rien » selon monsieur le maire Gilles Morosi.

Il n’y a personne derrière le guichet. Alors, vous appelez. Aucune réponse. Après un moment d’attente, vous poussez la porte de l’arrière salle. Et là, vous trouvez la postière baignant dans une mare de sang. la gorge ouverte, massacrée par une trentaine de coups de couteau « portés avec une extrême violence » dira le légiste.

Votre réaction ? Secoué par l’horreur de la scène, il vous faut quelques secondes pour reprendre votre souffle, puis vous courez chercher les gendarmes. C’est ce que feront l’ébéniste du village et la secrétaire du médecin venus à la poste vers 9 heures.

Mais Mamadou arrivé quelques minutes avant eux, garde tout son sang froid.

Il découvre la scène d’horreur et le cadavre, qu’il remue on se demande bien pourquoi. Ensuite il explore les lieux sans paniquer, trouve et ouvre le coffre fort dans la salle du crime, et le vide du fond de caisse de 2.490 euros. Il dira quelques centaines.

Après quoi, il s’en va tranquillement avec son butin, abandonnant des empreintes digitales et des traces d’ADN un peu partout.

Il faudra plus de 13 années de procédures, pour que la Cour d’Assises de l’Ain acquitte Mamadou (alors en liberté) « au bénéfice du doute ». Mais lui inflige une juste punition de 2 ans de cabane pour le vol des euros. La prévention couvrant la peine.

Interdit de donner son avis

On peut rendre compte de l’audience publique. Mais bien que la justice soit rendue au nom du peuple français, le peuple n’a pas voix au chapitre. Surtout ne pas poser des questions sur le rôle des magistrats professionnels lors du délibéré qui a quand même duré 5 heures.

Seul Éric Mazaud l’avocat général qui avait requis 30 ans contre Mamadou pourrait, éventuellement, interjeter appel. Il dispose de 10 jours pour cela. Mais sa hiérarchie le laissera-t-elle faire ?

En toute hypothèse, ce droit n’est pas reconnu aux parties civiles.

Cafouillages en gros et en détails

Les limiers de la police française sont plus doués pour fracasser des manifestants désarmés, intimider des opposants politiques et persécuter des antivax, que pour attraper des assassins.

Pendant 9 ans, ils vont errer à la recherche d’un tueur en série… Puis de marginaux susceptibles d’avoir commis un crime d’opportunité.

La première hypothèse est évacuée, car si une Suissesse a été égorgée le même jour à plusieurs centaines de kilomètres de là, ce n’est l’effet que d’une malheureuse coïncidence, ce genre de crimes ayant une fâcheuse tendance à se multiplier.

Quant aux marginaux, selon des criminologues, un voleur occasionnel devenu tueur de circonstance parce qu’il est pris sur le fait et a peur d’être reconnu, frappe mais ne s’acharne pas sur sa victime. Et il détale le plus vite possible.

Mais les Sherlock français n’en démordent pas. Toute personne qui a une tête qui ne leur revient pas et des revenus douteux est arrêtée, harcelée, menacée, secouée. En vain. Dans le village on ouvre des paris sur qui sera le prochain ?

Tour à tour un acteur raté et un toxico local seront mis en cause. Le premier fera pour rien 2 ans de prison avant que la procédure soit annulée car aucun élément ne peut être retenu contre lui. L’ADN relevé sur la scène de crime n’est pas le sien.

L’autre sera libéré au bout de 8 mois après qu’on ait réalisé qu’il avait des antécédents psychiatriques et rapportait des faits incompatibles avec les constatations des experts, pour se rendre intéressant.

Coup de théâtre

En 2017, un certain Mamadou D… que tout son entourage décrit comme un brave garçon honnête, sérieux et gentil, est accusé d’avoir dérobé une carte bancaire et de s’en être servi.

Comme pour la plupart des infractions, il subit un prélèvement biologique en gendarmerie. Et son ADN « matche » dans le FNAEG : Fichier national automatisé des empreintes génétique. Il correspond à l’ADN trouvé sur la scène du crime de la poste à Montréal-La-Cruse.

L’ADN reine des preuves ? Pas pour tout le monde !

On l’a dit Mamadou jouit d’une bonne réputation. Surtout dans son quartier et pour sa famille. Il a été ambulancier puis taxi, joue au foot dans des clubs locaux et n’a pas de casier. Pas vraiment un profil de suspect. Et les flics marchent sur des œufs. On pourrait les accuser de racisme, ce qui briserait leur carrière.

Pourtant les déclarations confuses de Mamadou, traité avec plus d’aménité que les autres suspects avant lui, se contredisent les unes après les autres.

Placé en garde à vue en mai 2018, il prétend qu’il n’est jamais allé à l’agence postale de Montréal-La-Cruse.

Puis la mémoire lui revient, et il reconnaît qu’il y a dix ans, alors qu’il avait 18 ans (il en a aujourd’hui 32) et suivait un stage, il s’est bien rendu sur les lieux pour acheter un billet de train et aurait trouvé Catherine Burgod morte.

Il serait parti, sans rien dire à personne par peur d’être accusé. Finalement, pour expliquer les traces de son passage, il admet avoir touché le corps de la victime sans expliquer dans quel but, avant de « prendre quelques billets ». Oubliés par l’égorgeur puisque, selon ses dires, le crime aurait été commis avant son arrivée.

Néanmoins, il avoue qu’une fois revenu chez lui, il a lavé ses vêtements recouverts de sang. Or le sang d’une personne décédée ne gicle pas partout. Mais plus de 10 ans après, on ne dispose d’aucun support d’analyse fiable. Dans ces conditions, le bénéfice du doute lui est accordé.

https://www.dailymotion.com/video/x736p51

Le doute un concept à géométrie variable

Lorsque les pouvoirs publics veulent faire condamner quelqu’un parce que l’opinion publique réclame un coupable, ou parce qu’ils veulent écarter un gêneur, ils se passent allégrement des preuves formelles. Des constructions intellectuelles plus ou moins bancales tiennent lieu de démonstration.

À l’inverse, la justice peut ignorer délibérément des éléments matériels accablants si elle a reçu pour instructions d’acquitter ou de relaxer un prévenu parce que les politiques craignent qu’une condamnation déclenche des émeutes. Ou un conflit diplomatique avec un pays étranger qui soutient mordicus ses ressortissants.

De simples témoignages, erronés ou orientés, des indices fragiles, des présomptions qu’on déclare « troublantes », des expertises renforcées ou rejetées suffisent. Parfois même « l’intuition » d’un flic ou « la conviction » d’un juge d’instruction font l’affaire pour soutenir la logique à tiroirs des preuves indirectes. Pour innocenter ou condamner.

Et bien que les jurés soient tenus au secret absolu, certains ont eu le courage d’exposer la manière dont des magistrats professionnels orientent les débats en fonction de leurs idées politiques, de leurs foucades et préjugés, ou des ordres qu’ils ont reçus.

La question qui tue : Le polygraphe (détecteur de mensonges) et le penthotal (sérum de vérité) sont-ils interdits en France parce que les politicards ont peur d’y passer un jour ?

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

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22 Commentaires

  1. à coté de ça, un certain cédric Jubillar est en GAV depuis bientot un an sur un faisceau de présomptions » ou d’indices concordants qui ne concordent meme pas. surtout l’intime conviction des 2 féministes juges de leur état.
    trop français pour bénéficier du doute.

    • La présence des juges professionnels dans les jurys d’assises date de novembre 1941.
      Ces magistrats peuvent orienter les débats à leur guise, poser les questions qu’ils veulent, et si un juré non intimidé par l’apparat du système s’écarte du « plan de vol » on le remet à sa place en lui disant que ce n’est pas prévu par le code, ce qui peut être inexact.
      Mais le meilleur moyen d’imposer leur point de vue est d’avoir les jurés à l’usure, après 7 ou 8 heures de délibérations à sens unique.
      Certains jurés ont été tourmentés ensuite, en se disant qu’ils avaient peut-être contribué à une erreur judiciaire. Ils l’ont dit. Et on les a condamnés pour ça.

  2. Un assassin Africain,( du Nord ou Subsaharien) n’existe pas en France, c’est un phantasmes d’extrême droite, les milliers de victimes de coups de couteaux ou par balles, par an, en sont les témoins muets…

  3. Quelle honte!! Juges de gauche corrompus oui!!! Qui peut croire une seconde a cete histoire. Une pensée pour cette pauvre et jolie jeune femme, a son epoux et ses enfatnts privés d.une femme et d.une mere. Votons Zemmour en force!!!!! Il y va de la survie de notre pays.

  4. « il admet avoir touché le corps de la victime sans expliquer dans quel but »

    La 1ère réponse qui me vient à l’esprit, c’est d’évidence pour chercher les clés du coffre.
    Pas besoin d’être un super-flic pour deviner ça.

  5. une bonne moitié des Blancs passe sa sacro-sainte vie à livrer une guerre à mort contre leur propre camp, le camp des Blancs.

  6. ne pas oublier qu’il y avait un autre suspect, et non des moindres, petite frappe droguée encensée par le monde du cinéma, qui demeurait en face de la poste : comme par hasard il s’est volatilisé au moment de sa convocation au tribunal de lyon – où est t’il , qui le protège ? mystère – donc l’affaire est loin d’être réglée

    • Il a fait 2 ans de préventive, après quoi on l’a relâché parce que ni ses empreintes digitales ni son ADN ne correspondaient à ce qui avait été relevé sur la scène de crime. Et il a bénéficié d’un non-lieu en 2019.
      Or s’il est possible de mettre des gants pour ne pas laisser d’empreintes, il est impossible de passer quelque part sans que, au minimum, des infimes particules de fluides corporels, salive, sueur, expectorations nasales ou pulmonaires liées à la respiration se dispersent. On n’a rien trouvé de tout ça.

  7. Et le mari de cette pauvre femme. Il va voter pour Melanchiotte ? Ou peut être pour une pastèque ?
    Le pauvre homme…..s’il vote pour E.ZEMMOUR il culpabilisera pour le restant de sa vie !! Il ira bosser et paiera des impôts pour entretenir, nourrir. Chauffer Soigner et dorloter un sac de merde arrivé chez nous clandestinement……..
    Vive ZEMMOUR !!

  8. ADN, empreintes digitales, aveux qu’il a volé de l’argent dans le coffre de la poste, ….
    Quelle preuve leur faut-il de plus ? 3 huissiers témoins de l’assassinat ? une vidéo de l’assassinat en 3D ? La preuve serait incontestable si mamadou s’appelait François
    Bénéfice du doute ? Comme disait Coluche sur les milieux bien informés : « vous, vous n’en faites pas partie »

  9. Ce n’est pas mamadmerde qu’il faut mettre en taule , lui plus tard , mais tous les complices de ce crime en commençant par les magistrats , tondus , promenés emplumés et goudronnés dans les rues et ensuite pendus en place de gréve , viennent ensuite les gendarmes et autres enquêteurs parfaitement au courant des résultats , morts de l’esprit sans aucun honneur ni patrie donc complices , 20 ans de bagne..ensuite vient le tour de mamadmerde qui rend visite a Monsieur Guillautin dans les 8 jours , affaire classée …Condoléance a la famille ..

  10. Tu m’étonnes, tu t’appelle Mamadou ou Mohammed, pfuit, tu es élargi. Par contre, tu te nommes Jean Bondebayonne, t’es cuit!

  11. C’est bien connu, les Mamadou ça grimpe au balcon pour secourir les enfants, ça ne tue pas les postières. Même pour de l’argent. Criminel est un mot de la famille de blanc, pas de noir…

  12. Dans la France macronienne, une racaille musulmane noire ou arabe ne peut en aucun cas etre un coupable, il est une victime point. Meme si c’est la pire des ordures…

  13. La partialité de traitement des criminels et des délinquants est une honte républicaine. Le citoyen lambda ne peut que constater la disparité de traitement entre un autochtone et un allogène. Si le premier ne bénéficie d’aucune indulgence en revanche le second bénéficie de toutes les excuses quand il n’a pas tous les droits. J’avais tort de penser que tous les citoyens étaient égaux en droit. J’ai beau chercher une explication rationnelle à cette disparité mais je n’ai pas trouvé. Il y a sûrement quelque chose qui se trame et qui m’échappe. Pourquoi pas le grand remplacement …

  14. La majorité des français n’a pas compris que notre système judiciaire est totalement dépassé, et n’applique plus aucune véritable justice. Tout ce système idéologisé s’est perverti. Les victimes et leur familles sont accablées et trahies, notamment lorsque des juges décident de remettre en liberté des criminels au prétexte qu’ils se sont tenus tranquilles en prison; alors que remis en liberté, certains récidivent. Les malades psychiques qui commettent des crimes sanguinaires sont tous dans l’impunité par lâcheté moraliste, surtout quand on sait que le secteur psychiatrique laxiste est totalement dépassé. Les cultures non occidentales nous inondent de leurs névroses, archaîsmes comportementaux, et troubles cognitifs, les français confus, endoctrinés ou inconscients refusent de l’admettre. Le futur de nos descendants va devenir un chaos civique généralisé, avec l’assentiment de nos dirigeants et d’une partie de la population insouciante et ignorante.

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