Les maîtres-censeurs parisiens sont les principaux artisans de la remontée du Front national !

Depuis dimanche soir, les élites politico-médiatiques cherchent des responsables. Les électeurs, du moins les 46,5 % qui sont allés voter, les ont ridiculisés une nouvelle fois. A l’instar de Pascal Perrineau, président d’un organisme d’observation de la vie politique française, le Cevipof, ils avaient définitivement enterré le Parti de Jean-Marie Le Pen, comme le relève avec amusement le site Medias Libres.
http://www.mediaslibres.com/tribune/post/2010/03/15/L-affaiblissement-des-Perrineau-semble-in%C3%A9luctable
« Les listes FN peuvent avoir la possibilité de se maintenir au second tour en PACA et peut-être dans le Nord-Pas-de-Calais, en faisant plus de 10% des voix, Le FN tourne autour de 2% au mieux 5 % mais ce n’est même pas sur. Le pouvoir de nuisance du FN a disparu. C’est la fin d’une époque qui a duré un quart de siècle ».
S’ils se sont trompés aussi grossièrement, il faut donc un coupable, et le bouc émissaire tout désigné est, bien sûr, Eric Besson, et son débat sur l’identité nationale, qui aurait, selon nos élites, caressé dans le sens du poil les plus mauvais instincts de nos concitoyens, qui sont, selon les bobos parisiens qui entendent façonner l’opinion, des racistes et des populistes en puissance.
Attaquer Besson, c’est une manière facile de ne pas aborder le fond du problème. Pourtant, la vérité est ailleurs. Le meilleur atout de Le Pen, c’est la dictature du politiquement correct.
Georges Frêche, avec cruauté, disait, tout au long de sa campagne, que Martine Aubry, en l’insultant comme elle le faisait, était sa meilleure attachée de presse.
Jean-Marie Le Pen, depuis vingt ans, peut dire un grand merci aux journalistes, et aux hommes politiques qui se laissent intimider par eux. En lui abandonnant le discours sur l’insécurité, en 2002, ils lui ont fait ce cadeau extraordinaire de lui laisser le monopole d’un discours que partageaient, dans la réalité de leur quotidien, nombre de Français des classes populaires, abandonnés par la gauche et la droite. Le verdict a été clair : le 21 avril 2002, la gauche n’a fait qu’une mi-temps, le FN l’a remplacée au deuxième tour, pour le plus grand bonheur de Jacques Chirac.
Huit ans plus tard, le scenario recommence. Certes, Nicolas Sarkozy, en reprenant le discours sur la sécurité, notamment, lors de sa campagne de 2007, a récupéré un électorat qui a cru en sa détermination, et a voulu voté utile. Il est d’ailleurs pour le moins étrange que nos antifascistes professionnels aient pu lui reproché d’avoir fait baisser le score du FN, comme s’il leur avait volé une partie de leur fonds de commerce… Le Front national, affaibli, a vu, depuis, ses scores baisser à chaque élection. Ne comprenant rien aux réalités populaires, incapables de saisir que la délinquance de plus en plus juvénile, la poursuite de l’immigration en période de chômage de masse, l’islamisation de plus en plus visible de la France, et l’incapacité de Nicolas Sarkozy à changer quoi que ce soit dans leur réalité quotidienne ne pouvaient que jeter à nouveau dans les bras du Front national des électeurs qui voient, dans ce vote, la seule façon d’exprimer leur détresse, et leur ras-le-bol devant une classe politique qui ne les représente plus.

Les maître-censeurs, journalistes, associations « anti-racistes », humanitaristes, gauchos, bobos salonards, passent leur temps à dire que :
– le débat sur l’identité national, c’est raciste,
– défendre la langue française, la chanson française, comme le faisait si bien Jean Ferrat, c’est raciste,
– s’opposer à la régularisation systématique des sans-papiers, c’est raciste,
– demander l’arrêt de l’immigration, en période de chômage de masse, c’est raciste,
– être contre le droit de vote des immigrés, c’est raciste,
– aimer son drapeau, son hymne national, son pays, c’est raciste,
– en avoir marre de la violence juvénile, c’est raciste,
– dire, comme Eric Zemmour, que cette violence vient très majoritairement des populations noires et arabes, c’est raciste,
– dire qu’un film comme « La journée de la Jupe », qui révèle la réalité du vécu des enseignants dans certaines écoles, c’est raciste.
– ne pas supporter les voilées, les belphégors et les barbus, c’est raciste
– s’inquiéter de l’islamisation de la France, c’est raciste, etc, etc.
Ces donneurs de leçons, socialement privilégiés, imbus d’eux-mêmes, sont, à l’instar de Martine Aubry pour Georges Frêche, les meilleurs rabatteurs de voix pour le parti de Jean-Marie Le Pen. La pétition ridicule, grotesque, honteuse, lancée par SOS Racisme, la Licra, contre l’affiche du Front national a été une véritable aubaine pour le FN, dans toute la France, et principalement à Marseille, ou le vieux leader du FN atteint 20 %.
Le sommet de cette exaspération est atteint quand Eric Zemmour se voit poursuivi, à son tour, devant les tribunaux par une Licra en pleine dégénérescence depuis que son nouveau président, Jakulowicz, a décidé de ressembler au Mrap de Mouloud Aounit. Le crime du journaliste du Figaro ; avoir osé dire que la majorité des délinquants, en France, était noirs ou arabes. C’est pourtant ce qu’ont remarqué les citoyens de ce pays qui prennent tous les jours les transports en commun. C’est ce qu’ont constaté les manifestants contre le CPE, en 2005, quand ils ont dû physiquement défendre leur manifestation contre les délinquants qui les agressaient. Et c’est la Licra de Jakulowicz qui le traîne devant les tribunaux, faisant le sale boulot habituellement réservé au Mrap ou à la LDH.
Sur les forums internet, c’est une véritable insurrection. Malgré la forte censure qui sévit sur ces forums, la majorité de nos concitoyens défend l’affiche du FN, dans laquelle ceux-ci ne voient aucun racisme, mais une inquiétude sur la montée de l’islam, dans notre pays. Quant à Eric Zemmour, c’est un véritable plébiscite, tant est grande sa popularité, et juste sa réflexion.
Les Français, qui tiennent à leur liberté, y compris celle de dire des vérités dérangeantes, ne supportent plus la dictature du politiquement correct, que seul Le Pen dénonce avec force. Ils ne pardonnent pas à Sarkozy son incapacité à restaurer un Etat fort, qui se fait respecter, sur des bases républicaines.
Plus ils entendent les maîtres-censeurs dirent que ce qu’ils constatent tous les jours est raciste, plus ils serrent les poings, excédés par ces donneurs de leçons, bobos parisiens bien au chaud, élus prébendiers adeptes de la « préférence clanique et familiale », tenanciers du « fonds de commerce humanitariste et communautariste », qui ne sont pas confrontés au quotidien à l’enfer de certaines réalités.
Aujourd’hui, la majorité de nos concitoyens, qui ne se reconnaît dans aucun des partis qui lui sont proposés, choisit l’abstention, pour montrer cette exaspération.
D’autres passent à l’acte, et votent Front national, parfois de manière affirmée, souvent de manière cachée, voire honteuse.
Le Pen ne dira jamais assez merci aux associations anti-racistes et aux pétitionnaires inquisiteurs : ils sont ses meilleurs pourvoyeurs d’électeurs.
Lucette Jeanpierre

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