Les méchants parlent aux gentils : éléments de réponse à Fourest, Evariste, Geerts, et autres aveuglés

Ainsi donc nous sommes islamophobes -ce qui exactement signifie quoi ?- et
c’est une tare indélébile sur notre front, nous voilà marqués, disqualifiés,
couverts d’opprobre, je n’ose utiliser le mot « stigmatisés » de crainte
qu’il ne soit réservé à d’autres.
Merci les petits marquis, merci les commissaires politiques, vos paroles
sont des aiguillons pour nous. Nous sommes islamophobes, et avons quelques raisons de l’être, et le droit, encore.

Il y a-t-il un seul lieu où l’islam s’est imposé par la conviction et
l’adhésion ?
Il y a-t-il un seul état musulman où la liberté de parole est entière,
simplement possible, un seul où le mot « islam » ne figure pas dans la constitution ; seulement un seul où la pluralité de pensée ait droit de cité ?
Il y a-t-il un seul lieu où l’islam n’a pas apporté ou entretenu le
sous-développement, où la misère n’a pas élu domicile, protégée par
l’archaïsme et le fatalisme ?
Il y a-t-il une seule terre d’islam où l’Homme y est à son trépas
plus accompli qu’au jour de sa naissance ?
Il y a-t-il une seule nation où l’islam est prolixe, où la vie prospère ? Comment se disent « bonheur », « partage », débat », « égalité » dans la bouche des imams ?
Il y a-t-il un seul pays où l’islam n’a pas réduit la chose publique, la res
publica, l’État, le Droit, à la chose religieuse ?
Un seul, un seul nous suffirait à douter.
En Europe, et particulièrement en France qui est une construction uniquement politique, donc fragile, l’islam apporterait et apporte déjà sa trace historique : régression intellectuelle, pauvreté, dictature moralisante, le laisserons-nous faire ? Est-ce cela votre souhait ?
Le Coran, intangible, reste ce qu’il a toujours été : « le livre saint de
l’ignorance Bédouine », que des dizaines de millions d’enfants apprennent par cœur, dans une langue qui souvent leur est étrangère, marqués à jamais des sceaux du captif-arbitre et du supérieur victime.
L’islam est un système politique à argument religieux, il est de ce seul
fait impropre à modifier l’ordre d’appartenance de ses membres : d’abord
lui, ensuite, petitement, d’autres attaches. Parle-t-on des bouddhistes
français ? Jamais, on évoque des français bouddhistes, tout est là.
Vous pouvez toujours, avec le sectarisme habituel des imbus de gauche, d’une gauche figée dans des dogmes vaguement anti-colonialistes et faussement anti-racistes, d’une gauche incantatoire, ânonner votre credo différentialiste, cela ne changera rien à l’Histoire déjà passée ; mais, et c’est pour cela que nous vous combattons aussi, vous si proches, cela pourrait changer l’Histoire à venir en cauchemar totalitaire.
Le libéralisme et l’islam ont en commun la détestation des nations et des
cultures autonomes, ils s’accommoderont l’un à l’autre et nous ne sommes pas à l’abri d’un accord américano-salafiste contre la liberté, contre la vie.
La différence islam/islamisme c’est comme « l’Europe sociale », un rêve de
pleutre, c’est l’esprit de Munich, c’est la bonne conscience à bon compte ;
la belle andalouse et l’aimable Bagdad sont des fables pour petits enfants, et les quelques faire-valoir moyenâgeux de la lumière musulmane, alibis ressassés des sots, n’étaient que des clercs à peine plus élevés que les autres et qui défendaient des thèses obsolètes en Occident depuis des siècles. Avec vos amis du M.R.A.P. vous devriez fonder un mouvement de contrition et de repentance générale des « Européens », parce qu’enfin il faudrait à la face du monde proclamer que, de l’État de Droit à la place de l’Art, de la pénicilline au transistor, du calcul matriciel à la philosophie, nous avons démontré que nous sommes la pire des catastrophes de l’humanité !
Personnellement je trouve insupportable que 1.2 milliard d’individus soient soumis à l’enfermement mental le plus improductif que l’espèce humaine ait sécrété ; mais, que des intellectuels progressistes, d’une nation qui a son importance dans le corps du débat, puissent, en raison de tambouilles à courte vue, participer, quelque peu que ce soit, à cette aliénation, faite des dires d’un gourou illuminé, illettré et caractériel, est tout simplement un déni d’intelligence. Si encore on apercevait l’aube, une lueur, une promesse, mais non, rien à l’horizon de l’Est qu’un caillou noir avalant les péchés !
Cependant j’aime la diversité, c’est pour cela que je voudrais qu’elle
subsiste, l’appel au métissage général, c’est l’appel à l’appel à la dénaturation de tous, c’est vouloir la fin de l’étranger, la mort ontologique de l’Autre, de l’Ailleurs, c’est un désir de primaire, d’inculte, d’imbécile.
Vous écrivez que l’on ne devient pas laïque par ordre du mufti, c’est bien là le problème parce que les catholiques, eux, ont pu mettre fin à leur
anti-républicanisme par ordre du pape ; étranger aux religions je les aborde sans crispation, par leurs mots tout d’abord, l’islam est une soumission et l’évangile une « bonne nouvelle », le sens des mots n’est pas innocent, et tout n’est pas identique, on ne discute pas une récitation on la rabâche, le livre, lui, se critique.
Le débat, pipé, sur l’identité nationale vous dérange surtout parce qu’il
vous oblige à affronter vos contradictions, et en premier celle qui fait de
vous des démocrates qu’à l’expresse condition que le peuple exprime vos choix … et il ne le fait pas, malgré 30 ans de propagande,
d’auto-dénigrement, de victimisation compassionnelle des immigrés musulmans ; le peuple de France ne les apprécie toujours pas, mais est-ce un crime ? Au nom de quel principe moral devrait-il accepter de partager ses richesses, de renoncer à son âme, de vivre conjointement avec le peuple de Mahomet, puisque s’est ainsi que les musulmans se désignent et se voient. Lorsqu’un mariage échoue on divorce, de préférence avant que trop d’enfants, que les conflits de bas intérêts, que la gestion du passé-passif commun ne viennent obliger à des séparations violentes ; celle-ci sera douloureuse pourquoi y ajouter la haine ?
Être français, c’est par exemple, se reconnaître dans Henri IV l’apostat
jacobin (avant l’heure), gai luron, ou dans Émile Combes lui-aussi apostat jacobin et amoureux d’une nonne ; être concitoyen ce n’est pas uniquement, malgré le désir affiché du machin de Bruxelles, vivre dans un lieu, dans une province francophone -pour combien de temps si l’on vous suit – de l’ouest européen, c’est, au nom de l’avenir, partager intimement un passé, le comprendre, le propager, l’aimer, le revendiquer ; nous savons quel est ce passé, histoire complexe et ancienne, trouvant ses racines surtout dans Rome, antique ou chrétienne.

Musulman français, le passé le refuse, Français musulman, l’islam
l’interdit, aussi dure – injuste même – que soit cette réalité, elle est, la
nier ne sert à rien si ce n’est à accroître les malheurs à venir ; l’un ou l’autre pas les deux, ce terrible dilemme semble être un écho à celui de La Kahéna « renoncez à votre foi, et conservez cette terre » ou « renoncer au lieu pour garder votre foi ».
L’assimilation à la laïcité et à la francité est la seule voie praticable qui ne soit pas une impasse ; sans R.S.A. et sans H.A.L.D.E. elle a réussi pour des millions d’Italiens ou de Polonais, pour des dizaines de milliers d’Africains aussi, ils ne se plaignaient pas, ne voulaient imposer rien d’autre que leurs efforts à nous comprendre, à aimer ce qu’ils devenaient avec nous ; en ces temps là fallait-il ajouter au nom de Romain Gary, « écrivain d’origine judéo-lituano-russe », ou à celui de Yves Montand, « artiste italo-français » ? Ils n’étaient pas Roman Kacew et Ivo Livi ; en changeant leurs patronymes ils ne furent pas moins grands, mais assurément plus universels parce que plus français.
Cette voie impose que l’on offre quelque chose à aimer, quelque chose à
imiter, qui puisse se définir comme une identité, nouvelle et exigeante,
impliquant une rupture consommée avec les liens antérieurs, mais apportant une éclosion valorisante, inscrite dans une trame historiée.
Ce n’est pas en construisant des mosquées, en acceptant des interdits
politico-religieux, en refusant de voir les provocations, en oubliant
l’histoire, la leur et la nôtre, que nous ouvrons cette voie.
Ne pas aimer ce n’est pas haïr, mais l’amour ne se promulgue pas et la physique nous apprend que les contraintes libèrent des forces destructrices.
Gérard Couvert

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