Les médias français commencent à découvrir Bat Ye’Or

Publié le 27 juillet 2021 - par - 12 commentaires - 2 177 vues
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Habituellement, dans les grands médias traditionnels français, dès que le nom de Bat Ye’Or est évoqué, il est suivi de qualificatifs qui se veulent diffamants : théorie du complot, extrême droite, identitaire, et autres gentillesses.

Bat Ye’Or est une amie de Pierre Cassen et Christine Tasin. Ils l’ont rencontrée à plusieurs reprises et correspondent régulièrement avec elle.

Interview exceptionnelle de Bat Ye’or sur le djihad

Elle écrit également de temps en temps pour Riposte Laïque.

https://ripostelaique.com/author/bat-yeor

Aussi est-ce avec certain plaisir que nous découvrons cet article, paru dans Causeur, de Renée Fregosi, qui avoue, suite à une pétition où une imbécile, cherchant à terroriser d’autres signataires, avait expliqué qu’elle ne pouvait figurer aux côtés de Bat Ye’Or…

https://www.lefigaro.fr/vox/monde/ceux-qui-menacent-israel-nous-menacent-aussi-20210518

Lucette Jeanpierre

Bat Yé’or, cette voix qui dérange tant

Elle combat la “dhimmitude”

Bat Yé’or, cette voix qui dérange tant
Bat Yé’or, capture d’écran YouTube / L’incorrect

Gisèle Orebi, dite Bat Ye’or (“fille du Nil” en hébreux), a fondé les concepts de “dhimmitude” et d’”Eurabia”. Son autobiographie politique (Les provinciales, 2018) permet de se familiariser avec ces notions et de découvrir cette figure singulière. Une lanceuse d’alerte ?


En mai dernier, nous étions 76 à signer une tribune en soutien à l’État d’Israël et à ses citoyens de toutes origines qui subissaient les tirs continus de milliers de roquettes et de missiles du Hamas. J’y côtoyais de nombreux amis et des personnalités que je ne connaissais pas personnellement, parmi elles, Bat Ye’or. Sa signature apportée à notre tribune intitulée « Ceux qui menacent Israël nous menacent aussi », disait notre conviction partagée selon laquelle les attaques incessantes anti-israéliennes des islamistes du Hamas participaient de l’offensive plus globale de (re)conquête contemporaine du « dar al-harb » (espace mondial du djihad contre les non musulmans).

Le refus catégorique, voire outré, de quelques intellectuels à cosigner notre texte à cause, disaient-ils, de la présence de Bat Ye’or dans la liste des signataires, avait alors attisé ma curiosité pour le parcours de cette femme « diabolisée » au point d’en faire l’emblème de notre texte alors qu’elle n’avait fait que s’y associer modestement. C’est ainsi que j’abordai son « autobiographie politique », ouvrage paru en 2017 (Ed. Les Provinciales) revenant sur sa vie et sur son œuvre, si intimement liées.

La figure déniée du dhimmi

De l’exposition de la figure oubliée, ignorée ou déniée du « dhimmi » dans l’espace arabo-musulman, à la mise en évidence de l’antisémitisme sous-jacent à l’antisionisme de « l’Eurabia » (politique co-construite par l’Europe et les pays arabes à partir des années 60) Bat Ye’or est en effet devenue, au fil de ses travaux, un ennemi redoutable pour tous ceux qui veulent sciemment maintenir caché ce qu’elle révèle, et pour nombre de leurs suiveurs conformistes et crédules. Sa conception de la « dhimmitude » fondée historiquement et philosophiquement, prend par ailleurs une dimension toute actuelle dans ses développements internationaux et géopolitiques récents.

Née au Caire peu avant la Seconde Guerre mondiale, dans une famille juive « d’ascendance italienne côté paternel et franco-anglaise côté maternel », Gisèle, qui détestait son prénom, prit rapidement goût aux pseudonymes. Celle qui signera plus tard ses ouvrages du nom de Bat Ye’or (« la fille du Nil » en hébreu) a été très jeune marquée par les violentes émeutes antijuives qui éclatèrent dès novembre 1945, et les campagnes xénophobes et antisémites, les attentats et les mesures discriminatoires à l’encontre des Juifs à partir de 1947. Mais c’est la « fuite d’Égypte » de sa famille en 1957, contrainte de quitter le pays en abandonnant ses morts au cimetière juif dévasté, sa maison pleine de souvenirs et la plupart de ses biens matériels, qui contribua à former sa volonté de rendre compte de la réalité juive en Égypte et plus généralement dans la région et au-delà, dans les pays sous domination musulmane à travers l’histoire.

Réfugiés oubliés

Les Juifs avaient subi interdits, humiliations, spoliations, pogroms, massacres et projet exterminateur également dans ce coin du monde. Même si leur malheur n’a pas atteint la monstruosité inimaginable de la Shoah européenne, la dimension tragique était bien là, renforcée par l’indifférence du monde à son égard. Qui sait aujourd’hui que 900 000 Juifs ont été chassés, déchus de leur nationalité, expulsés des pays arabes entre la création d’Israël en 1947-48 et l’avènement des régimes nationalistes au Moyen-Orient et au Maghreb dans les années 50-60 ? Ces « réfugiés oubliés » n’ont pas été pris en charge par le HCR (Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés), n’ont pas fait l’objet d’incessantes campagnes internationales de soutien, ne bénéficient pas à vie et pour leurs descendants de subventions de la part de l’Union européenne et ne revendiquent pas un « droit au retour » avec restitution de leur maison dans leur pays d’origine où leurs familles vivaient depuis parfois de nombreuses générations. Ils n’ont pu compter que sur la solidarité familiale et l’accueil souvent minimal de l’État d’Israël, lui-même agressé par les pays voisins, boycotté par les « antisionistes » de tout poil et agité en interne par différentes conceptions de la nation israélienne.

Avec les travaux qu’elle mena longtemps en collaboration avec son mari, David Littman, lui-même historien et représentant de plusieurs ONG à la Commission des droits de l’Homme des Nations Unies, et les colloques et conférences auxquelles ils participaient parfois ensemble, Bat Ye’or a touché à des sujets tabous, bousculé des mythes et affronté des personnages qui se sentaient remis en question dans leurs propres publications, leur position institutionnelle et leur image. Et cela avec une (trop ?) grande modestie et une timidité certaine, mais toujours avec cette farouche détermination à dire sa vérité, même aux moments les plus douloureux de sa vie qu’elle aborde dans ce livre avec franchise et pudeur à la fois. Elle a dû faire face évidemment aux militants pro-Arabes et pro-Palestiniens de par le monde. Mais elle inquiète également parfois les dhimmis actuels (Chrétiens d’Orient ou Juifs d’Europe terrorisés par les attentats djihadistes) redoutant que ses propos n’enveniment encore leur situation si précaire dans les pays musulmans et dans nos pays sous pression et menace constante des islamistes.

Al-Andalus, vision idyllique fallacieuse 

Car Bat Ye’or ne se préoccupe pas seulement du sort des Juifs d’hier et d’aujourd’hui. Ses recherches sur les dhimmis ont mis en évidence des vérités qui dérangent. Tout d’abord, le fait que « l’antisémitisme n’est pas  un phénomène exclusivement chrétien et européen » mais se manifeste tout autant sous l’islam, ce qui porte un dur coup au mythe de la convivance des « trois religions du Livre » dans Al-Andalus, vision idyllique fallacieuse développée par de nombreux historiens. De plus, en étudiant la domination musulmane, Bat Ye’or y répertorie les formes d’oppression communes aux chrétiens et aux juifs, consolidant un lien supplémentaire entre les deux religions opprimées par l’islam conquérant les territoires où celles-ci s’étaient épanouies dans le passé. Par ailleurs, Bat Ye’or apporte des éléments convaincants à la thèse selon laquelle le sionisme n’est pas un mouvement exclusivement européen ; il s’est également « manifesté dans les pays musulmans, mais dans des formes adaptées aux conjonctures politiques particulières de ces régions, différentes de celles d’Europe ».  Quant à l’antijudaïsme moderne, égyptien plus particulièrement, elle en distingue « ses éléments indigènes : coraniques, théologiques, panarabes, et les influences étrangères : christianisme et nazisme, sans oublier les courants fascistes des années trente et quarante ».

Enfin en Israël même, Bat Ye’or prend le contre-pied de la stratégie de recherche de la paix qui consiste à occulter cette réalité des persécutions, de l’esclavage, des massacres et des génocides subis par les chrétiens et les juifs dans les pays musulmans. Elle pense au contraire que « le judaïsme égyptien émigré en Israël et les autres communautés du monde musulman représentent l’élément le plus apte à œuvrer efficacement à une entente israélo-arabe » et que « ces communautés pourraient aider les Arabes à briser les idéologies de haine pour établir des relations d’estime et d’amitié avec les autres peuples » au Moyen-Orient, au Maghreb et au-delà, en France et en Europe notamment.

Plutôt que de la vilipender sans l’avoir lue sans doute le plus souvent, ne vaudrait-il pas mieux prendre en compte le « point de vue » tant topographique que philosophique auquel Bat Ye’or nous invite ?  Et en cette période où les acteurs internationaux (États et ONG) les plus antisémites s’apprêtent une nouvelle fois à célébrer la conférence de Durban de 2001 qui conspua Israël accusée « d’apartheid » et de « génocide » sur fond de promotion du libelle antisémite tristement célèbre des « Protocoles des sages de Sion », lire et relire Bat Ye’or est plus que jamais salutaire !

Bat Yé’or, cette voix qui dérange tant

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Notifiez de
Mia Vossen

Espérons que cette femme exceptionnelle se fasse connaître et que l’ENVIE puisse être mieux connue de ceux qui cherchent une vie plus juste sur terre! Lisez “L’envie” de Helmut Schoeck …..

Travis

Très important en effet de la connaître et de la faire connaître .
Une réédition du Projet Eurabia ne serait pas superflue…

incongru

“Al-Andalus”, c’était quand ? Après 1212 ?

pucciarelli

Les malheurs de Juifs bien réels ne doivent pas masquer les malheurs des Palestiniens du fait de la colonisation israélienne bien réelle. Quand Israël avait la supériorité sur ses voisins, il lui fallait inventer des solutions politiques face à son isolement. Trop d’occasions ont été perdues. Les Palestiniens ne peuvent pas être comparés à nos populations musulmanes. Eux souvent se battent, nos Musulmans souvent se nourrissent sur la bête, à savoir la France. Rien à voir donc.

sandra

Sale collabo . Vous mentez . Les Juifs vivaient en Judée Samarie à l’époque ou l’islam n’existait pas encore . Vous essayez de réecrire l’Histoire avec de la propagande pro musulmane parce que vous avez la trouille des muzzs . Foutez la paix à Israel qui appartient aux Juifs depuis 3000 ans .

Heraklite

Terrifiant de nier la réalité d’aujourd’hui en invoquant un passé qui n’est plus, depuis belle lurette ! Quand l’endoctrinement vire à la connerie.

Jean-Louis

Une très grande dame qui a mis en garde beaucoup de monde. Mais qui n’a pas beaucoup été écoutée.

patphil

politiquement incorrecte la fille du nil devrait être exécutée

Verdammt

Les chiottes refoulent des merdes et ça commence a puer.
Un volontaire pour tirer la chasse ?
Merci les trolls. caca qui flotte, caca puant.
Bonne journée les trolls

Lsao

“trois religions du Livre” : une formule à bannir car duquel s’agit-il à votre avis ?

Pepito

Oui une belle personne les musulmans mentent tellement qu’ils croient leurs mensonges vrais
De plus ils écrivent peu Dt lisent peu sauf le coran
On est mal barre

patphil

lisez donc le coran, mais plume en main, c’est plus qu’édifiant

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