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Les moutons de Macron-Panurge

Panurge, pour nuire à un concurrent, achète un mouton qu’il jette à l’eau. Les moutons du concurrent suivent et se noient.

Macron-Panurge veut se venger des Gilets jaunes et du petit peuple qu’il n’aime pas et qui ne l’aime pas. Aussi le laisse-t-il crever du Coronavirus en interdisant de mettre en œuvre les moyens qui le sauveraient. C’est devenu visible comme le nez au milieu de la figure.

Les moutons de Panurge ne sont pas que les GJ et le petit peuple. Il y a aussi le Comité scientifique qui a été créé par les soins du gouvernement. Celui-ci fait ce que Macron veut pour les prébendes dont il en gratifie les membres, sans parler de celles des laboratoires pharmaceutiques. Donc Macron et son gouvernement décident de « suivre » les indications des scientistes qu’il leur a préconisées. Le serpent se mord la queue.

Mais, méé, béé, les moutons commencent à bêler de travers. Alors le gouvernement s’inquiète : qu’adviendra-t-il après le déconfinement ? Déjà des plaintes affluent contre certains de ses membres. Le gouvernement est très inquiet. Est-il risqué pour lui de lever le confinement ? Tant qu’ils restent enfermés dans la bergerie, les moutons ne sont pas trop dangereux.

Que feront-ils une fois sortis ? Se transformeront-ils en loups ? L’autorisation plus ou moins tacite donnée aux résidents des banlieues de ne pas respecter le confinement empêche la contagion de se réduire. Ça permet au gouvernement de temporiser pour avoir le temps de trouver des solutions pour se dépêtrer de cet imbroglio. Un jour ou l’autre, tôt ou tard, il faudra pourtant bien y arriver. On se rend compte que nos gouvernants sont bien embêtés. Ils procrastinent, détournent l’attention, mentent, enfin « tortillent du cul pour chier droit », comme on dit en langage démocratique. Ce serait risible si ce n’était pas mortel.

Nous attendons impatiemment de voir comment ils vont s’en sortir, s’ils s’en sortent. La menteuse autoproclamée, la si bête et niaïse (comme on prononce en provençal francisé), qui n’arrête pas de se mélanger les pinceaux, ne sait plus quoi dire sans être prise en défaut, ni comment le dire. Macron se fait discret, ne fait plus de déclarations. Il va prendre des bains de foule. Tant mieux s’il y attrape le virus. Qu’il en crève, ou qu’il bénéficie du traitement du Pr Raoult, après quoi il sera bien obligé de lâcher la bride à cette thérapie !

Les sondages aux résultats contradictoires, commandés par le gouvernement, montrent bien son désarroi. La cote de Macron monte, alors que les chiffres du mécontentement de sa gestion de la crise crèvent le plafond ! Y’a comme un défaut, dirait Fernand Raynaud s’il était encore de ce monde.

Le Premier ministre affirme péremptoirement qu’il ne laissera pas dire que le gouvernement n’a rien fait pour contrer l’épidémie. Comme si nous avions besoin de demander son autorisation ! Beaucoup le disent déjà, haut et de plus en plus fort. À la rigueur, il ne le laissera pas dire par la porte-mensonges du gouvernement.

Macron, grâce à cette épidémie, a « tombé le masque », si l’on ose dire. Même le masque de Zorro ne se trouve pas en pharmacie ou ailleurs. Il serait aussi efficace contre la maladie que Macron l’est en politique sanitaire… et autres.

Coup de tonnerre peu médiatisé : Macron est allé boire du pastaga (potion hydroalcoolique) à Marseille avec le Pr Raoult. Il a dû sortir complètement bourré, puisque les libations ont duré trois heures. Heureusement qu’il est dispensé de conduite, et même de bonne conduite.

De quoi ont-ils pu parler pendant tout ce temps ? Nous sommes à l’affût de toute indiscrétion des médias. Il serait inconvenant qu’il ait parlé de l’hydroxychloroquine en l’absence des scientistes qui ont une dent contre le professeur. On ne récuse pas ceux qui ont si bien servi la cause présidentielle.

Dans le cas peu probable où il aurait évoqué le sujet et son complément (il ne s’agit pas de grammaire), mais de l’azithromycine, va-t-il manger son chapeau et nous faire une crise de nerfs ? Va-t-il autoriser le traitement du professeur en le généralisant aux médecins de ville ? Le fera-t-il rapidement ou temporisera-t-il pour laisser le temps à ses amis des labos de trouver un autre traitement foireux ?

Le suspens est à son comble !

Marc Larapède