Les moyens juridiques pour interdire une vague migratoire existent, messieurs du gouvernement !

Publié le 7 mars 2011 - par - 734 vues

“La France ne saurait accepter cette immigration économique qui prend prétexte d’événements politiques. Il serait tout de même paradoxal de les accueillir alors que leurs pays s’ouvrent à la liberté et à la démocratie.”

Oh ! le beau coup de menton de Claude Guéant ! (1)

Dans la pratique, et comme d’habitude en matière d’insécurité, d’immigration et d’islam, le gouvernement est habile à prononcer des mots destinés à ponctionner “les voix du Front National”, mais les actes ne suivent pas. Ce gouvernement est immigrationiste, largement autant que le pire bisounours de gôche, quoique pas pour les mêmes raisons. Face à la vague migratoire venue du Maghreb, on ne la combat pas. On fait semblant. La police attrape une partie des clandestins. L’Italie reprend une partie de cette partie. Les juges libèrent à peu près tout le reste, qui vient s’égailler en France et y restera de nombreuses années, comme d’hab, avec le soutien d’ associations immigrationnistes subventionnées, et même d’élus qui se vantent de violer la loi en faveur des clandestins (6).

La bataille contre une vague d’immigration clandestine de grande ampleur, à supposer que le gouvernement veuille la mener et non pas faire semblant- comporte des aspects juridiques qui ne sont pas secondaires : il ne sert à rien que le policier attrape des clandestins si le juge les relâche. Des moyens juridiques à la hauteur de l’enjeu existent. Ils sont deux :

Tout d’abord, il est possible de suspendre la Convention de Schengen (3), ce fléau qui ouvre nos frontières à tous vents et permet à un clandestin tunisien de débarquer à Lampedusa pour être en France quelques jours après. Une telle suspension est prévue est prévue à l’article 2.2 de la convention. Cet article a joué à plusieurs reprises, en particulier lors de matchs de football dont on craignait les supporters, ou pour protéger la nomenklatura qui nous gouverne à l’occasion de sommets internationaux. On ne voit donc pas pourquoi une telle suspension ne pourrait être décidée pour protéger le peuple de ce pays d’une vague migratoire massive.

Il est également possible -cela ne demande que le temps d’une notification à l’ONU – de proclamer l’état d’urgence (4), comme l’a fait l’Italie (5). L’état d’urgence permet, en cas de péril imminent, de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire face à la situation, en s’affranchissant des lois ordinaires. Il pourrait permettre, par exemple, de renvoyer des clandestins sans procès, ou de placer en rétention aussi longtemps qu’il faut ceux que leur pays joue à ne pas reprendre.

Bien entendu, rien qu’en entendant les mots “état d’urgence”, la bisounourserie patentée se met à hurler aussi fort que s’il s’agissait d’ouvrir des camps de concentration (5). Ce service aux pseudo-réfugiés économiques est rendu au détriment des vraies victimes de guerre, qui, elles, ont besoin d’abord qu’on leur permette de fuir physiquement la zone des combats (2). Si toute personne qui, en fuyant, a mis le pied sur le sol d’un autre pays se voit reconnaître une sorte de “droit” de s’y installer définitivement à terme, il est clair que les populations des pays d’accueil potentiels seront réticentes. Il est donc des plus important qu’une compassion mal placée n’aboutisse pas à ne laisser que le choix entre deux “solutions” extrêmes : renvoyer les personnes déplacées sur le champ de bataille ou les accueillir définitivement.

Pour l’heure, le gouvernement ne prend aucune mesure juridique qui soit à la hauteur de la vague migratoire. Il parait (1) qu’il y a une faille juridique : la France serait en retard de transposition d’une directive de 2008 qui permet le retour de clandestins dans leur pays. On attend un avis du Conseil d’Etat sur ce sujet pour le 7 mars … toujours ce gouvernement des juges. Pendant le tsunami, le délibéré continue ….

En réalité, pour prendre les mesures vraiment efficaces (suspension du traité de Schengen et proclamation de l’état d’urgence), il n’y a nul besoin de tout cela. La directive de 2008 ne concerne pas les situations d’urgence.

Jeanne Bourdillon

(1) Le Figaro – édition papier des 5 et 6 mars 2011 page 10 – Immigration : la bataille sera juridique, par Jean-Marc Leclerc
(2) Le JDD – édition papier du 6 mars 2011 page 16- “Il faut se garder de diaboliser les réfugiés”, interview de Philippe Leclerc, représentant à Paris du HCR
(3) Le traité de Schengen :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_de_Schengen#Membres_et_mise_en_application
(4) L’état d’urgence, notion :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_d’urgence
(5) L’état d’urgence “humanitaire” en Italie :
https://ripostelaique.com/litalie-letat-durgence-humanitaire-et-les-bisounours-enrages.html
(6) Comment des élus se vantent de violer la loi au profit des clandestins :
https://ripostelaique.com/La-LDH-n-en-rate-pas-une-elle-voit.html

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