Les musulmans tiennent leur revanche : Poitiers a son minaret

Poitiers a son minaret ! Peu importe sa hauteur ou sa forme : l’essentiel est dans le symbole – car l’Histoire est symbole – et le symbole, en l’occurrence, est on ne peut plus fort !
C’est à Poitiers, en effet, qu’en 732 Charles Martel a mis un terme à l’invasion de notre pays par les musulmans. Cette victoire militaire, dont le retentissement fut immédiat tant du côté des vainqueurs que du côté des vaincus, allait devenir, à partir du XVIème siècle, l’emblème de la lutte de l’Europe chrétienne face aux conquêtes musulmanes. La lutte n’a donc jamais cessé – comme le prouvent Vienne assiégée par les Turcs en 1529 et en 1683, la défaite de la flotte ottomane à la bataille de Lépante en 1571, ou l’expédition de 1798 conduite par Bonaparte en Égypte. C’est d’ailleurs l’expulsion, trois ans plus tard, des troupes françaises d’Egypte par les Anglais et les Ottomans qui centra la communauté musulmane sur la place qu’elle entendait occuper dans le monde, et dont nous voyons aujourd’hui les visées planétaires.

Qui ne comprend pas cela ne peut comprendre la signification que revêt le minaret de Poitiers dans l’esprit de l’Union des Organisations Islamiques de France (qui en a demandé la construction) et des musulmans qui s’en réjouissent. Tandis que les Occidentaux pensent, en accord avec les historiens, que Charles Martel a battu les Arabes à Poitiers, les musulmans pensent, en accord avec Allah, que Charles Martel a battu les Arabes à moitié ! Je ne plaisante pas : les historiens arabes appellent la bataille de Poitiers «bataille du Pavé des martyrs», et l’on sait qu’en islam les martyrs ne sont jamais vaincus, Allah leur accordant toujours la victoire : «On ne peut vaincre l’islam parce qu’on ne peut vaincre Allah» est une des convictions des martyrs de l’islam ! Autrement dit, à Dieu seul la gloire, à Dieu seul la victoire, car Dieu vainc toujours et pour toujours !
Telle est la force inouïe du danger qui nous guette. Cette force est métaphysique : elle est donc au delà de toute prise physique ! Cette force est religieuse : elle est donc absolue et sacrée ! Cette force est politique : elle concerne donc la cité, c’est-à-dire le monde des hommes ! Cette force est sans fin, car Dieu est sans fin !
Toutes ces raisons devraient suffire pour que nos maires étudient sérieusement l’islam avant d’étudier les demandes de constructions de mosquées et de minarets, car ces fameuses demandes aussi sont sans fin. Si nos maires faisaient cela, peut-être apprendraient-ils que le minaret n’a jamais été préconisé par Mahomet. Son invention date, en effet, de la fin du premier siècle de l’Hégire. En conséquence, le minaret n’est ni obligatoire ni même recommandé !
Pourquoi donc les minarets fleurissent-ils en France et en Europe ? Parce que les théologiens de l’islam – pour une fois unanimes dans le non-respect de la lettre coranique ! – voient en eux une innovation technique positive, et qu’il serait négatif de s’opposer au positif ? Bien sûr que non ! Les minarets fleurissent en France et en Europe parce que nous sommes atones face à l’islam !
Les premières mosquées édifiées sur notre sol devaient respecter l’environnement architectural, afin de s’intégrer dans le paysage français. Protestations musulmanes : respecter l’islam, c’est le rendre visible ! Les mosquées suivantes affichèrent le style arabisant que l’on sait : nouvelles protestations musulmanes, car les minarets n’étaient pas autorisés ! Depuis, ils le sont. Protestations musulmanes ? Oui, car toutes les mosquées n’ont pas leur minaret ! Et quand il en sera ainsi, protestations ? Oui, car les mosquées ne seront pas assez nombreuses !
Et alors – diront les inconditionnels de la tolérance – n’est-il pas normal de permettre à des croyants d’édifier leurs propres lieux de culte ? L’Edit de tolérance de 1562 n’accordait-il pas aux protestants le libre exercice de leur foi dans une France catholique ? C’est oublier que les protestants n’ont jamais attribué à l’édification de leurs temples le pouvoir de protestantiser le sol français, alors que l’islam attribue au minaret le pouvoir d’islamiser le sol sur lequel il s’élève ! Pour ceux qui ne saisissent pas, cela signifie que l’espace sur lequel se dresse la ville de Poitiers est désormais terre d’islam ! Autant donc que cette terre résonne des appels à la prière que ne manqueront pas de diffuser, cinq fois par jour, les haut-parleurs minarétistes, afin qu’aucun des Poitevins ne demeure dans l’ignorance des obligations musulmanes ! Autant donc que le minaret soit le plus haut possible, pour être vu de tous, y compris de l’extérieur de la ville, car que l’on soit Poitevin ou non, il est désormais le cœur et le sens de Poitiers !
Autant surtout que l’on se décide à regarder la vérité en face : le minaret de Poitiers est un acte historique de reconquête musulmane !
Et pendant ce temps, à Sartrouville, on a pris la peine de bâtir une église sans cloche pour ne pas provoquer la population du quartier, à majorité musulmane ! Et pendant ce temps, l’Algérie ferme ses églises ! Et pendant ce temps, des musulmans autrichiens voudraient obtenir la destruction d’une statue viennoise rappelant leur défaite de 1683 ! Et pendant ce temps, les pouvoirs publics continuent de penser tous ces faits successivement, alors que les soldats de l’islam agissent simultanément et de la même façon dans tous les pays européens, selon un principe immuable : les lois européennes n’étant pas conformes à celles du Coran, elles ne sauraient être imposées aux musulmans – qui ne relèvent que de la Charia.
Or, en plaçant au premier plan de leurs préoccupations ce type de considération qui leur est pourtant étranger, les pouvoirs publics laissent place au pouvoir religieux. En ce sens, l’érection du minaret de Poitiers est une soumission en rase campagne. Symbole de la revanche islamique sur notre Histoire, il l’est également d’une politique de reddition qui, confondant «esprit d’ouverture» et «faiblesse mentale», magnifie de nouvelles valeurs par l’effacement des siennes propres. Imaginerions-nous un seul instant pareille attitude de la part de nos frères musulmans, si nous voulions importer chez eux nos flèches et nos clochers ? Quel est donc ce poison qui transforme le respect en démission et la coexistence en dépendance ? A quand la prochaine église sans église pour ne pas gêner le regard d’une foi différente ? A quand la République sans les valeurs républicaines ? A quand la France sans la France ?
Maurice Vidal

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