1

Les nageurs français m’ont emballé, une Femen en Marianne m’a indigné

Heureusement, il existe encore des Français capables de me donner à voir mieux qu’un renoncement lâche à leur mémoire commune. Pour jouir d’une relative tranquillité et d’un droit à la consommation apathique, mes concitoyens espèrent, par leur inaction, que les faits-divers ingérés comme une nourriture de restauration rapide ne les touchera pas de près. Mais, comme le loto, ces choses-là n’arrivent pas qu’aux autres ! Ainsi, en lieu et place de vulgaires individus payés des fortunes (qui leur serviront à s’offrir, entre autres caprices, des jeunes filles mineures), refusant d’honorer la France qu’ils haïssent quand ils tapent dans un ballon aussi creux que leur cerveau, il y eut un certain état de grâce dans les bassins de Barcelone la semaine dernière, pendant les championnats du monde de natation.

On y vit des athlètes modestes, avenants, pénétrés d’une mission, à savoir faire rayonner leur pays, dont ils portaient avec fierté et sans fanatisme les couleurs. L’espace de quelques épreuves sportives je me suis pris à rêver. Ces victoires, obtenues par des Français, rappelaient aux mémoires éphémères de nos concitoyens que nous aussi « on peut », pour reprendre le slogan de campagne d’un certain Président américain, qui joue par ailleurs un jeu très dangereux avec la bicoque islam ! Nos nageurs, sans militantisme politique ni revendications particulières, ont montré que la France, pourvu qu’elle s’en donne les moyens, peut être grande avec ses propres enfants. Ceux-là ont chanté l’hymne national sans se forcer et avec cœur ; ceux-là ont des vies de famille simples et n’encombrent pas les colonnes de faits-divers plus sordides les uns que les autres ; ceux-là nous rassurent parce qu’ils sont bons avec nous et ne nous détestent pas.

Il ne faut pas se leurrer, le mal est fait ; et ça ne sera pas une promenade de santé de rétablir un ordre républicain, qui impliquera la nécessaire défense de nos us et coutumes. Nous devrons lutter non seulement contre les ennemis de l’intérieur, mais encore contre une opinion publique conditionnée à accepter le joug des décideurs et autres propagandistes sans broncher ! Pour preuve, pendant que je nageais par procuration, une solution pour le moins originale (reconnaissons-leur cela !) a été trouvée par des magistrats pour endiguer le « fléau » des prisons surchargées : on dispense les nouveaux détenus d’y entrer ! Il fallait y penser ! Valls a grogné un peu, mais après une bonne fessée de la part de Tata Taubira, tout rentrera dans l’ordre ! Autre petite perle dénichée dans Le Figaro et relayée par Natacha Polony, qui en dit long sur le reniement de nos valeurs. J’apprends que la nouvelle et insipide Marianne des nouveaux timbres n’est rien moins qu’un portrait de… Inna Shevchenko, papesse des Femen ! Je passerai évidemment sur le mépris affiché pour les victimes de ces furies et je me pencherai sur la méthode du Président pour un tel choix : il a laissé, écoutez bien, le choix à des lycéens ! On a failli avoir Caroline Fourest sur nos enveloppes ! A Toulouse, dans le quartier plein de « paisible diversité » du Mirail et haut lieu de l’islamisme, des pompiers, « symboles odieux de la France raciste et répressive », viennent aider une petite vieille mal en point : provocation ! Il faut venger l’affront et lapider ces contrevenants impurs à la loi des cités ! Cerise sur le gâteau, notre diplomatie pleurniche sur le sort des pauvres Frères musulmans, qui ne manqueront pas de nous envoyer des cartes postales de remerciements piégées de bonnes intentions !

Alors oui, j’ai plongé pendant une semaine avec la délégation française de natation et je me suis empiffré de terrines de sanglier arrosées de vins de Bourgogne, avec une certaine prédilection (je le confesse !) pour les compétions féminines. J’en ai profité avant que ne soient émasculés tous les hétéros si les Femen prennent le pouvoir ou, peut-être pire, que ne soient intégralement voilées les nageuses, ce qui rendra les compétitions fort cocasses dans les bassins !

Charles Demassieux