Les nouveaux pogromistes antisémites « banlieusards » ont forcément une excuse…

Il n’y a pas bien longtemps, la toujours souriante Najat, devenue ministre, nous déclarait, face à l’ex-ministre Apparu : « à Villiers-le-Bel et à Grenoble, ça n’étaient pas des violences. C’étaient des protestations ».

Des protestations, ben voyons

Brûler des voitures de voisins, être solidaires d’un braqueur à la kalachnikov, chasser la police à coups de pierre et de battes de base ball, tendre des guets-apens aux pompiers, mais non, voyons, ce ne sont pas des violences… ce sont des protestations.

Après l’opium du peuple, selon Marx, qualifié par lui « de soupir de la créature souffrante », est arrivé le nouvel opium, celui de la créature incomprise, avec à la clé : les incendies de véhicules, la chasse à la police et aux pompiers, la casse des abris bus ou d’écoles, et que sais-je encore.

Le message à été reçu cinq sur cinq

Depuis, les protestations succèdent aux protestations, et les agressions aux agressions.

Et ce sont les proches des agresseurs qui viennent poser à l’agressé, réclamant justice, faisant citer les autorités devant des tribunaux qui ne croient plus en la loi ou qui considèrent, au nom d’une conception frelatée de l’égalité, que la nuit tous les chats sont gris, et que les agresseurs ayant par définition des excuses, ils sont moins coupables que ceux qui sont en charge d’exercer ce qu’il subsiste encore de bribes de la fonction régalienne dans ce pays.

La protestation a monté de plusieurs crans

Il y a quelques jours, cela se passait dans un train. La protestation y a retrouvé son moyen d’expression devenu préféré. 

Le ou les protestataires s’attaquant, désormais et systématiquement, à celui qu’ils considèrent comme étant la source de tous les maux : le Juif.

La « protestation », selon le mot de la souriante professionnelle devenue ministre, tourne presque quotidiennement au pogrome.

Après les assassinats d’enfants devant l’école Ozar Hatorah, c’est un autre élève de cette école qui s’est trouvé confronté à cette violence pathologique, que ceux qui l’entretiennent s’efforcent encore de camoufler*1.

Le ministère de l’intérieur a recensé, entre le 19 mars et le 30 avril, 148 « protestations », ayant pris des Juifs pour cibles.

Je ne la dirai même pas bestiale, cette violence

En effet, les fauves ne haïssent pas. Ils n’emploient leur force physique et leurs mâchoires acérées que pour protéger leur vie directement menacée, ou pour se nourrir, pas pour le plaisir d’humilier et de celui de frapper, pas en projetant dans des actes de brutes des préjugés ou des « informations », concernant des événements réels -mais distordus*2 ou supposés- concernant les Juifs, ici et en Israël.

Bien sur, les nouveaux pogromistes « banlieusards » ont une « excuse », mais pas celle dont se gargarisent les soi-disant sociologues

Quelle est-elle ?

L’AFP ne cesse de distiller de fausses informations. Il ne se passe pas un jour qu’elle n’affirme, sans même en chercher les preuves, que les soldats israéliens ont tué ou frappé tel ou tel enfant palestinien.

Ces mensonges journalistiques répétés ne sont jamais démentis, ou s’ils le sont, c’est dans des conditions tellement confidentielles qu’ils continuent à vivre une vie publique radicalisant la haine déjà inscrite dans un catéchisme religieux islamique (coran et sunna, hadiths) répété chaque jour, et qui devient l’unique lecture quotidienne pour beaucoup de ces jeunes « protestataires ».

Il n’est plus un jour sans que, -ce que sans honte un/une ministre ose appeler « protestation »-, ne se produise

C’était hier l’agression de cet adolescent de dix-sept ans, élève de l’école juive toulousaine martyrisée, attaqué par deux nervis dans le train Montpellier-Lyon.

Le même jour, c’était un rabbin de Créteil, agressé alors qu’il attendait le bus, injurié et frappé devant sa femme et sa toute jeune fille.

La liste n’est malheureusement pas complète, de ces « protestations » dont l’objet privilégié et presqu’unique est le Juif. Je dis presqu’unique, parce que la lèpre ne s’arrêtera pas au Juif, elle va s’étendre. Elle choisira d’autres objets d’exécration, comme en atteste la terrible aventure de cette famille non-juive assiégée dans sa propre maison, il y a quelques jours.

Le premier ministre a discouru. Il a cherché à masquer le fond réactionnaire, antisocial, des objectifs « économiques » résultant de la prosternation devant les impératifs dictés par le renforcement des choix europoïdes dépeçant la nation française.

La lèpre pogromiste est absente du discours du Premier ministre. Soit elle n’existe pas, pour lui, soit elle est de son point de vue, sans importance, cette haine criminelle qui enfle. Vous croyez, Monsieur Ayrault, qu’elle n’existe pas ou qu’elle est sans importance, cette lèpre ?

Devant l’augmentation sans précédent, dans ce pays, de la haine antisémite employant selon les cas, qui les poings, qui les pieds ou les deux, qui les armes à feu, les armes blanches, ou les menaces et les insultes, nous avons un Premier ministre qui jargonne, ainsi qu’une souriante professionnelle qui languedeboise, qui camoufle et, d’une façon perfide, justifie l’injustifiable.

Que nous réserve encore le règne à peine commencé de Normal Premier ?

Alon Gilad

*1 On continue à se demander dans les médias, et chez les enquêteurs nous dit-on : est-ce que l’agression, -pardon Madame le ministre, je vous prie de bien vouloir m’excuser-, est-ce que la « protestation », qui s’est terminée en lynchage d’un jeune lycéen juif, était ou n’était pas antisémite.  

Le temps des conciles réunis des semaines, pour tenter de déterminer le sexe des anges, serait-il de retour sous la « normalitude »?

Ce vendredi matin (6 juillet 202) Europe1 et France ô se faisaient eux aussi l’écho de ces prises de tête. Est-ce que tomber à deux, à bras raccourci, sur un jeune lycéen juif voyageant dans le Montpellier Lyon était « antisémite » ou ne l’était pas ?

Souvenons-nous à ce sujet les considérations tout à fait filandreuses qui amèneront à dire que l’agression de la rue Petit, qui laissera pour mort Rudy Haddad, qui avait croisé une bande dans laquelle un militaire de carrière en permission – qui n’habitait pas le quartier- lui assènera force coups de béquilles, n’était pas une agression antisémite.

Tiens, au fait, ils ont été condamné à quoi, les agresseurs du jeune homme ?

Rudy Haddad prit ses cliques et ses claques. Il est parti en Israël, plutôt que de rester dans une cité ou la presse et les autorités :

Soit trouvaient des excuses aux violents s’amusant à injurier et terroriser les passants,

Soit continuaient à peser et soupeser, avec une balance de pharmacien, les différents ingrédients psychologiques ou circonstanciels permettant de déterminer à quelle proportion de haine violente du Juif, ou de violence tout court, explicable par une « faiblesse psychologique compensée par une agressivité accompagnée de roulements de biceps », on avait affaire. Subtile casuistique permettant de pouvoir trouver, dans ces « protestations », des circonstances atténuantes multifactorielles renvoyant à la culpabilité collective d’une France « néocolonialiste ».

L’annonce du prochain voyage algérien de Normal Premier n’est pas faite pour nous rassurer.

Ce voyage est d’autant moins rassurant que la TV y est allée de ses nombreux couplets sur les « crimes colonialistes » ; ne montrant qu’une vision unilatérale, illégitime, de la présence française dans ce qui deviendra l’Algérie ; se gardant bien de rappeler les causes : les décisions du congrès d’Aix la chapelle (1819) décidant de mettre fin à la piraterie esclavagiste dite barbaresque, basée à Alger et protégée par le Dey ottoman, Régent d’Alger.

*2  Avant le pseudo meurtre du petit Mohamed Al Dura, nous eûmes la prétendue agression, par un soldat de Tsahal.

Les images montraient un homme, jeune, le visage ensanglanté et -le tenant fermement- un soldat israélien brandissant une matraque.

L’image de cette « violence barbare », déchaînée « par un peuple ayant souffert de la violence  barbare », fera le tour de la planète. Elle sera diffusée partout, comme image paradigmatique du militaire sioniste frappant un jeune homme désarmé. Sauf que…sauf que, comme dans l’affaire Al Dura, on était devant la manipulation de l’opinion. L’image était un mensonge.

En vérité, l’image était celle d’un soldat israélien druze ayant arraché, -des griffes de ses agresseurs non-juifs qui l’avaient frappé jusqu’au sang-, un jeune homme pacifique effectivement désarmé et sans défense.

Des « agressions sionistes », comme celles-ci, des « violences sionistes » inventées comme celle-là, il n’en manquera pas. Elles conforteront tous les Mohamed Merha, dans leur fanatisme idéologique « religieux ». Elles justifieront des athées, de prétendus révolutionnaires socialistes, dans leur front unique avec des sympathisants ou des activistes de la dictature de la charia

Concernant la nouvelle agression contre un lycéen juif, gageons que nous auront bientôt droit à quelques larmes de crocodiles, du premier ministre de Normal Premier, et aussi de quelques bonnes paroles, peut-être sincères, de Manuel Vals ou de Vincent Peillon. Mais cela suffit-il ?

Ne faudrait-il pas, avant toute chose, plutôt que des discours sirupeux, porter la hache là où beaucoup de choses sont fabriquées, pour alimenter, -volontairement ou non, sciemment ou par légèreté criminelle-, la rumeur, la pseudo information. Je veux parler de ce qui est devenu comme un essaim de guêpes, très venimeuses, et que l’on ose toujours appeler : une agence de presse, « nationale ».

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