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Les nouveaux réseaux de la Résistance

Dans notre époque de division, de recherche effrénée de l’individualité, il devient compliqué de se rassembler, de se trouver des amis qui nous ressemblent, ne serait-ce que des « collègues » qui peuvent nous porter secours quand on a des ennuis face à des… Disons, face à une bande d’individus louches, craints et méprisables.
Les familles se divisent, les carrières professionnelles éloignent, les divorces séparent, le mode de vie citadin isole.

C’est d’ailleurs la grande difficulté pour tous les partis politiques, y compris ceux qui étaient de grands partis militants. Plus grand monde ne pousse les portes, on adhère en ligne, mais on ne s’engage pas sur le terrain, on ne vient plus aux manifestations (d’ailleurs inutiles). La réalité des chiffres des adhésions est généralement pauvre, la réalité du militantisme sur le terrain encore bien plus. Les associations de bénévoles connaissent le même problème. Il n’y a plus que les anciens, ceux qui ont connu des temps difficiles, qui se bougent. Les générations postérieures ont perdu le feu. Le problème est que le pire est devant nous, que ce soit économiquement, socialement et en matière de sécurité.
Parmi les jeunes générations, les comportements d’autrefois ont tout simplement disparu. On passe son temps sur les réseaux sociaux, si possible ceux qui sont spécifiques aux plus jeunes générations, comme Tiktok, Houseparty, Instagram, Snapchat… Les écrits y sont réduits à des slogans ou disparaissent complètement devant les vidéos. L’éducation politique, l’histoire et son enseignement sont ringardisés. Ce n’est pas fun. La possibilité de rencontrer l’autre devient également virtuelle, souvent inconvenante, voire impossible. On retrouve sur les réseaux des gens que l’on connaît…
Pour les adultes un peu plus âgés, il y a Facebook, LinkedIn et autres Twitter. Là encore, on se retrouve entre catégories socio-professionnelles, entre passionnés. Il n’y a pas de relation de découverte de l’autre, on se retrouve pour parler d’un sujet. L’action se retire également de ces agoras virtuelles. Combien de personnes naviguent au milieu de foules de pseudos, de pages d’anonymes ? Il n’y a pas de militantisme, de confrontation d’idées, autrement que par l’injure et l’exutoire des commentaires anonymes. Nous savons tous combien notre ton serait différent si nous étions face à face pour discuter. Cela ne mène à rien de faire des révolutions sur Internet. Les ploutocrates rigolent.
Les plus anciens, eux, ont depuis longtemps confié leurs émotions, leurs normes morales et leurs convictions politiques au prêt-à-penser des radios et des chaînes de télévision. Qu’elles soient d’État ou appartenant aux quelques industriels qui se sont accaparé le haut-parleur principal, ces antennes diffusent un discours normatif de Gauche. 95 % des journalistes sont de Gauche ou se taisent. Ils promeuvent les normes sociétales voulues par les élites mondialistes : homosexualisme, transhumanisme, indigénisme, écologisme ou immigrationisme. Tous les militants de ces causes se voient offrir un boulevard complaisant ou militant sur toutes les chaînes de radio et de télévision. Ce militantisme est graduellement imposé sur nos réseaux sociaux, activement censurés depuis quelque temps. Tout cela s’ajoute, premier formatage de nos enfants dans les écoles républicaines. Il ne faut pas s’étonner de voir nos plus jeunes complètement déboussolés, livrés aux modes et aux cultures étrangères. La France est ringarde, franchouillarde, honteuse…

Le résultat est également saisissant chez nos anciens. Une partie d’entre eux, il faut se le rappeler, étaient beatniks et soixante-huitards. Ils professent aujourd’hui des opinions qui auraient choqué. C’est le résultat de décennies de propagande télévisuelle et radiophonique mise en œuvre par la Gauche médiatique, idiote utile du libéralisme mondialiste.

Ce phénomène de contrôle de nos actions et de nos esprits est efficace seulement parmi les Blancs.
Les minorités raciales et religieuses ont adopté le consumérisme, mais restent hermétiques au martelage républicain. Pas question d’admettre l’homosexualité parmi les Musulmans, Pas de transgenres, pas de rigolades à la Charlie Hebdo et de toutes ces « conneries des Français ». Rappelons-le encore et encore, 74 % des Musulmans de moins de 25 ans placent la Charia avant les « valeurs » de la République. Voici le futur de la France, voilà ce qui prendra la place de nos « gens de Gauche. » Ces minorités ethniques et religieuses (quoique l’Islam soit aujourd’hui la première religion de France) sont soudées et rejettent totalement ces dogmes mondialistes. L’isolement n’existe pas autant parmi les immigrés. Les jeunes Africains circulent toujours en groupe, prédateurs à l’affût dans une rue qui leur appartient. Ils ne sont pas seuls comme nos petits Blancs, planqués dans leurs chambres avec leur ordinateur ou leur téléphone portable.

Un seul mouvement de Français blancs a pu prouver le contraire de ce que je viens de démontrer : les Gilets Jaunes ; avant qu’ils ne soient souillés et déconsidérés par les idiots utiles du pouvoir, tous ces gauchistes que le gouvernement mondial lâche sur tout mouvement populaire dangereux. Les Gilets Jaunes ont raté leur moment de gloire. Ils sont morts et enterrés, victimes de leur incapacité à se trouver un Napoléon pour renverser le système.

Que faut-il donc faire pour se constituer un réseau de copains capable de nous aider pour faire face à cet avenir radieux que nous promettent à la fois les psychopathes du Mondialisme et ceux du Djihadisme ?

Il faut d’abord le vouloir. Les Gilets Jaunes sont probablement morts en tant que mouvement, mais la colère et la frustration demeurent parmi les quelques survivants de cette armée en déroute. Il faut observer, écouter ces personnes, repérer les survivants. Il y a, en un mot, un travail de terrain à faire, celui-là même que ne veulent plus faire les petits messieurs des partis politiques de notables qui n’aiment que parler à la télévision. Il y a des jeunes à rassembler, tous ces gosses qui sont nés dans cette époque déboussolée et ne demandent qu’à trouver du sens, de l’amitié et de l’entraide dans une époque qui s’annonce dure. Il y a tous ces hommes et ces femmes qui savent parfaitement ce qui est en train de se passer. Il faut les organiser.
L’époque a changé. Nous ne retrouverons pas, avant longtemps, les réflexes de solidarité de la première moitié du 20e siècle et les rassemblements monstres de militants d’alors. Il y a des outils nouveaux, il faut les exploiter, aller chercher, patiemment, les gens là où ils sont : sur Internet, dans les groupuscules politiques et dans la rue.

Sur sa page Facebook, Twitter ou LinkedIn, il est utile de mettre des photos de sa ville, de son quartier. En renseignant les lieux par une légende, quelques mots-clés, les algorithmes du réseau social, les personnes qui habitent les alentours vont être naturellement attirés vers vos messages. Ensuite, il faut progressivement placer quelques mots-clés qui traduisent votre mentalité, vos idées, votre philosophie pour attirer des gens qui pensent comme vous.

Attention, bien sûr, à ne pas placer de mots qui déplaisent aux bureaux de censure de Facebook, Twitter ou Google. Ces bureaux sont domiciliés généralement au Maghreb : ce sont des francophones qui coûtent moins cher aux yeux des Californiens qui ont fait une OPA sur nos moyens de communiquer. Ces Maghrébins sont chargés par les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) de nous censurer, de nous suspendre ou simplement de nous reléguer dans les oubliettes d’Internet. Ni vu ni connu.

Il faut lutter intelligemment contre cette guerre de déstabilisation et de division qui est engagée par le mondialisme contre les nations, les états, les corps intermédiaires, les peuples et les individus. Il existera de plus en plus de discrètes structures qui se monteront ici et là, comme EPLF. On s’y retrouvera régulièrement, entre amis souverainistes. On y apprendra à partager, à échanger des idées, à décrypter les informations, à identifier des soutiens, des camarades. Ce n’est pas nouveau, c’est le système qui, de tout temps, a été le plus efficace pour lutter contre une tyrannie, contre un totalitarisme. Personne ne peut s’attaquer frontalement à de telles puissances. Il ne sert à rien de gesticuler, de s’impatienter, de se faire mutiler, tuer ou emprisonner. Le mondialisme va s’imposer à nous, ses moyens sont considérables, pendant un temps.

Il nous reste l’espoir et le savoir : aucun empire n’est éternel, fût-il assis sur les sabots du satanisme comme certaines de nos « élites » financières. Le roman « La Guerre des Mondes » d’Herbert George Wells démontre que les puissances les plus formidables sont abattues par l’infiniment petit.

William Kergroach