Les parachutistes, corps d’élite de la nation

« Aucune nation n’a une politique aussi inepte que la France. Si l’Angleterre commet des fautes, et fait des frais, elle a au moins des intérêts sérieux et des perspectives importantes. Mais nul pouvoir ne sait gâcher son argent en pure perte dans des (missions) impossibles comme le fait la France. » Arthur Rimbaud.

LES PARACHUTISTES de Jean François Revel, un article écrit en 1961 en pleine guerre d’Algérie, s’en prend aux militaires notamment dans la description qu’en a fait Gilles Perrault dans Les Parachutistes, ancien parachutiste lui-même. Gilles Perrault cite un autre auteur, J.-J. Thieuloy :

« Dans l’esprit d’un para de carrière : député, journaliste, intellectuel, communiste, (socialiste, Modem, LREM) sont des termes qui ont une synonymie certaine et qui lui inspirent la même répulsion physique !

Ce qui suit est une tentative de détourner le propos de Jean François Revel, alors socialiste !

Au milieu de ses épreuves, la gauche ne peut se flatter d’avoir pu comprendre l’armée. Le nombre de livres de parachutistes ou sur les parachutistes suffirait à le prouver. Cependant, cette incompréhension des socialistes doit être appréciée à sa juste valeur, et payée en retour. Selon l’idéologie socialo-gauchiste : « Au parachutiste revient la torture, au journaliste de gauche qui insulte ce parachutiste, il n’est demandé que d’être empressé à critiquer nos soldats qui risquent leur vie pour sauver des otages LGBT que leur bêtise a créé !

Perrault cite Lartéguy, évoquant dans Les Centurions les émissions de Radio-Bigeard à l’usage des jeunes recrues : « Pendant que nous combattions en Indochine, que nous souffrions dans les prisons vietminh, des hommes grassement payés nous trahissaient au profit de l’ennemi : un ramassis de journalistes (de gauche) et de policiers, de hauts fonctionnaires, de généraux indignes et d’hommes politiques tarés. »

Les Parachutistes de Gilles Perrault : « Enfin ! un para un qui a vraiment compris ».

Sur ce point, on a beau retourner les phrases des journalistes de gauche dans tous les sens, ce n’est qu’un mélange de platitude et de grandiloquence. Mais on sait que ce qu’un journalistes de gauche écrit, en France, c’est sacré. Quant à comprendre les parachutistes pour la gauche, c’est une tout autre histoire.

Pour la plupart des journalistes de gauche qui sont bien plus malins que vous : les paras, les ultras de droite et les fascistes, c’est la même chose. En effet, il ne faut pas être très malin pour saisir la position exacte des journalistes de gauche qui racontent sans retenue que « le parachutisme, c’est le fascisme ». On lit :

« Qui ne voit qu’un parachutiste français se rapproche plus du type SS que du type Marine ? »

Chez les paras, la jeunesse est joyeuse, elle est fraternité pure, elle résiste à la perte de vitalité de la société en décomposition. Chez les paras, l’esprit guerrier est l’indice par excellence de la vitalité d’un peuple. C’est pourquoi un LREM décadent, qui se croit très supérieur, trop intelligent et subtil, voit nos soldats comme les Romains jugeaient les gladiateurs : « Du muscle, peu de tête, point de cœur ! »

Même ambiguïté des journalistes de gauche à propos de la guerre. D’un côté, ils crachent au visage de nos soldats parce qu’ils votent RN, alors que la politique immigrationniste de Macron est faite de barbarie.

Et d’un autre côté, ils exaltent la guerre coûteuse de Macron au Mali sans aucun résultat.

II faut bien le constater, les thèses pacifistes des journalistes de gauche sont le fait des socialistes corrompus : les politiciens gavés de la gauche caviar-homard sont fatigués et repus des rentes de situation.

Chez les paras, un pays qui serait courageux devrait tout faire pour se défendre devant les guerres d’agression des islamistes alors que les LREM aspirent à un peuple soumis et décadent !

Chez les paras, un pays qui serait soucieux de l’instinct de conservation et de la sécurité des Français viendrait défendre ses frontières nationales, alors que les socialistes-LREM-LGBT se parent des couleurs arc-en-ciel d’un pacifisme honteux pour mieux cacher ces maux profonds que sont le désarroi moral et la perte de vitalité des LREM-LGBT qui se développent pour régner en maîtres dans des sociétés de faibles et de lâches.

Chez les paras, les corps d’élite naissent en révolte contre les sociétés de lâches des socialistes-LREM-LGBT qui n’offrent à leur Jeunesse que le médiocre idéal d’une transgression du type Gender-LGBT.

Chez les paras, et les corps d’élite, ce que cherchent les jeunes hommes, c’est une grande aventure où se jeter corps et âme. Le problème de la jeunesse, c’est que les LREM ne savent que tuer ses rêves !

Ah ! Ces journalistes de gauche, de combien de phrases stupides et creuses vous êtes responsables !

Chez les paras, on objecte qu’il existe bien d’autres manières de dépasser l’idéal du rentier LREM-LGBT-socialiste élu opportuniste de la macronnerie vulgaire islamisante, que le pacifisme soumis des lâches.

Chez les paras, la recrue n’a pas peur de sauter par la portière de l’avion contrairement aux déglingo-Gender LREM-LGBT qui veulent se fondre dans la masse asexuée de tous ceux qui ne savent pas s’ils sont vraiment des hommes. Chez les paras, ceux qui n’ont pas sauté, n’ont pas passé la portière. Ils ne sont plus des nôtres. Chez les paras, le courage est d’abord le signe qu’on est capable de sauter de l’avion.

Mais chez les paras, ceux-là qui n’ont pas passé la portière de l’avion ne sont pas de chez nous !

Pour la plupart des journalistes de gauche, savoir sauter en parachute en opération ne sera bientôt d’aucune utilité. Aussi le parachutisme ne serait plus que l’instrument initiatique et le symbole du corps d’élite.

Pour les journalistes idéologues de gauche, un parachutiste ne serait jamais parachuté, car dans toutes les armées du monde, toutes les opérations aéroportées ont été des échecs sanglants.

Pierre Montagnon : « Les paras sautent sur Kolwezi« . Le 19 mai 1978, 405 parachutistes du 2e REP (Régiment Étranger de Parachutistes) de la Légion étrangère basé à Calvi (Corse) sautent sur Kolwezi, au cœur de l’Afrique équatoriale. 250 parachutistes supplémentaires du 2e REP sautent le lendemain matin au-dessus de la ville. Mille deux cents paras commandos belges sautent au petit matin du 20 mai sur l’aéroport de la ville. Kolwezi est une cité minière située au cœur du Katanga ou Shaba, une province du Zaïre (ex-Congo belge, aujourd’hui République démocratique du Congo) riche en cuivre, cobalt et métaux de grande valeur stratégique. Une semaine plus tôt, trois à quatre mille rebelles katangais venus des camps d’entraînement situés dans l’Angola voisin, véhiculés par des Cubains et armés par les Soviétiques, ont assailli la ville et pris en otage les 3 000 expatriés belges et français (plusieurs dizaines ont été rapidement massacrés), profitant de la déliquescences des forces armées zaïroises, aux ordres du dictateur-président Joseph Mobutu.

Le récit de l’événement par Pierre Montagnon, historien militaire et ancien capitaine au 2e REP décrit : « L’heure de gloire ! » Depuis 1967, le 2e REP, héritier des légionnaires parachutistes d’Indochine et d’Algérie, tient garnison à Calvi, sur la cote nord-ouest de la Corse. Le terrain montagneux offre des dénivelés pour roder les muscles et des espaces pour parfaire l’emploi des armes. Ce régiment prestigieux d’environ 1 200 hommes affiche sur son drapeau une fourragère rouge pour six palmes gagnées en Indochine.

« Le 17 mai, son chef, le colonel Philippe Érulin, 45 ans, « cyrard » de la promotion Union française (1952-1954), reçoit un flash de la 11e Division parachutiste dont il dépend : « régiment en alerte aéroportée » à 6 heures. Dans la nuit du 17 au 18, l’alerte passe de six à trois heures. Ce sera pour Kolwezi, au Zaïre, où la situation s’aggrave. 2 800 Européens travaillant sur le site minier sont en danger grave. Le régiment quitte aussitôt le camp Raffalli en bordure de mer, direction la base aérienne 126 de Solenzara en Corse du Sud.

À Solenzara, cinq quadrimoteurs DC 8 de la compagnie aérienne UTA sont attendus, capables de transporter 200 passagers à 7 000 kilomètres. Le premier se posera à 13 h 30. Le général Jeannou Lacaze arrive, patron de la 11e Division parachutiste, responsable de la désignation du 2e REP pour la mission. Ayant commandé le régiment neuf ans plus tôt, il est en mesure de jauger le professionnalisme des officiers et des légionnaires : des soldats de métier engagés pour cinq ans, encadrés par un personnel éprouvé.

Lacaze apporte des précisions sur les événements. Soutenus par l’Algérie, l’Angola et Cuba, des rebelles du FLNC (Front de libération nationale du Congo) ont envahi l’ex-Katanga, province méridionale du Zaïre. Ils menacent Kolwezi. Incapable de faire face à ces envahisseurs baptisés « Les Tigres », le président zaïrois Joseph-Désiré Mobutu a demandé l’aide des Occidentaux… À 13 h 45, le premier DC 8 décolle. À son bord, Érulin, son PC et la 3e compagnie. Armes et munitions ont été entreposées dans les soutes. Érulin, après huit heures de vol, atterrit à Kinshasa à 23 h 20. Sur place, le colonel Yves Gras, chef de la mission d’assistance militaire au Zaïre, orchestre l’opération. Ce Cyrard de la promotion Charles de Foucauld (1941-1942), évadé de France en 1943, ancien patron du 2e RPIMA, est familier des opérations aéroportées.

Cinq C-130 Hercules de l’armée de l’Air zaïroise et deux Transall français venus du Tchad doivent larguer le première vague dès l’aurore. Mission : s’assurer le contrôle de la ville.

Mais tout se complique. Les deux DC 8 suivant celui d’Érulin ont pris du retard et n’arrivent que dans la matinée. Les appareils largueurs se réduisent à quatre C 130 zaïrois, en mauvais état et mal pilotés, et un bimoteur C 160 français. Érulin doit se contenter de trois compagnies et du PC. Au total 405 bérets verts, y compris le toubib (médecin commandant Ferret) et l’aumônier (Yannick Lallemand). L’opération aéroportée se transforme en commando jouant sur la surprise, l’audace et la qualité d’une troupe d’élite. (Montagnon)

Le Figaro, Véronique Laroche-Signorile : « 19 mai 1978 : le récit de l’assaut de Kolwezi ». Il y a 40 ans un régiment de la Légion étrangère menait une opération de sauvetage éclair, une mission aéroportée au Zaïre, pour protéger plus de 2 000 Européens, otages des rebelles séparatistes. Un succès devenu un cas d’école. Une intervention militaire internationale, mais réalisée après bien des hésitations politiques.

Le 13 mai 1978, la ville de Kolwezi, située dans la province de Shaba (ex-Katanga), est prise par 4 000 rebelles séparatistes du FLNC qui se sont réfugiés en Angola quand Mobutu a pris le pouvoir en 1965. Ils sont entrés sur le territoire zaïrois via la Zambie. Depuis 1977, c’est la deuxième attaque extérieure dans cette province qui attise les convoitises. C’est le poumon économique du pays là où se situent des mines de cuivre, cobalt, zinc, uranium… Le lendemain, le président zaïrois Mobutu fait appel aux États-Unis, à la France, à la Belgique, au Maroc et à la Chine « pour que ces pays aident le Zaïre à faire face« .

Le problème est celui de la « sécurité des quelques milliers d’Européens et de la centaine d’Américains qui remplissent au Shaba des tâches civiles« . Selon le porte-parole de l’Élysée, Pierre Hunt, « la population occidentale de la ville est composée de 2 500 Belges, 400 Français, 75 Américains et quelques Italiens. »

Les ressortissants européens qui travaillent pour la société minière Gécamines (la Générale des Carrières et des Mines, compagnie nationalisée par Mobutu) et leur famille sont pris en étau. Sur place la situation est préoccupante : Les rebelles se livrent à une véritable chasse aux Européens. Les Français sont particulièrement ciblés. Les « Tigres de Shaba » (ils portent un tigre argenté comme insigne) commettent des exactions, des pillages, des exécutions sommaires. Après les rumeurs annonçant une intervention étrangère, la ville est mise à feu et à sang. La population noire paraît prise de panique : elle fuit la zone des combats pour se réfugier en Zambie. Les capitales occidentales sont très divisées sur la conduite à tenir à l’égard du problème zaïrois. La France et la Belgique, dont sont originaires la majorité des expatriés menacés, hésitent à intervenir. Mais le lendemain, quatre pays y participent : la France (un régiment de la Légion étrangère), la Belgique (des paras commandos), le Maroc (des troupes d’élites) et les États-Unis (des avions).

Une opération de sauvetage menée par les légionnaires ! Le 19 mai à 15 h 10 (heure française) 400 légionnaires sous le commandement du colonel Philippe Erulinsont sont largués aux lisières de Kolwezi. Deux heures plus tard, deux cents autres paras sautent à leur tour. Contrairement aux Katangais qui ont une longue expérience du combat, beaucoup de nos légionnaires reçoivent le baptême du feu. La condition physique, la discipline de feu et les qualités manœuvrières des paras légionnaires emmenés par des cadres chevronnés renversent la situation. En moins de vingt heures de combat à pied, ils reprennent le contrôle de la ville !

Ils rétablissent la sécurité dans Kolwezi et délivrent 2 500 otages. Un pont aérien permet d’évacuer quelque 2 000 civils occidentaux de Kolwezi. La ville est vidée de ses ressortissants étrangers. Lors de leur mission les « bérets verts » découvrent l’horreur : des centaines de personnes assassinées. Au fil des heures, les légionnaires du 2e REP trouvent des cadavres en décomposition dans des villas, dans des jardins, aux alentours immédiats de la ville. Ils se sont rendu compte qu’un grand nombre d’entre eux ont été massacrés à coups de machettes, décapités (les bourreaux ont dû s’y reprendre à maintes reprises), parfois éventrés.

« Il n’est pas possible de regarder ces cadavres sans être pris par une effroyable nausée et sans avoir un désir de vengeance ! » Le bilan de la tragédie de Kolwezi est lourd : 700 civils tués dont 170 Européens, 250 morts du côté des rebelles, 5 parmi les légionnaires (et 20 blessés), et un para commando belge.

La mission militaire et humanitaire est saluée dans le monde par un concert de louanges. Une opération magistralement exécutée, c’est l’opinion exprimée par la plupart des experts militaires des différentes capitales européennes. D’autant plus que les parachutistes de la Légion étrangère se sont retrouvés seuls en première ligne le premier jour, alors que l’intervention française au Zaïre ne constituait pas au départ une initiative isolée. En effet, les légionnaires ne peuvent disposer d’aucun soutien au sol lorsqu’ils sautent sur Kolwezi. L’état-major belge, qui a planifié une vaste opération avec de gros effectifs, de l’artillerie et des véhicules d’appui, n’a prévu de faire entrer en action ses troupes que le lendemain.

Le commandement français décide d’agir vite, en raison des indiscrétions de nombreuses stations radios étrangères captées facilement par les rebelles à Kolwezi qui ne permettent plus à l’effet de surprise de jouer à plein. Mais aussi, parce qu’il considère que tout retard accroît les risques mortels encourus par les résidents étrangers. Cette opération préparée dans l’urgence est extrêmement risquée en raison du rapport de force largement en faveur des rebelles : un légionnaire contre dix rebelles le premier jour !

La manœuvre française reposait sur trois atouts : l’effet de surprise, la rapidité d’exécution, la qualité exceptionnelle des paras du 2e REP. L’effet de surprise résidait dans le choix du point de largage et la vitesse d’arrivée à terre. Le commandement français avait trouvé une dropping zone idéale : un vieux terrain d’aviation, datant d’avant la Deuxième guerre, masqué par un rideau d’arbre. Exploit devenu un cas d’école, la mission a fait apparaître la nécessité de transmissions par satellite sécurisées. Elle démontre l’efficacité des troupes professionnelles et accélère le processus de professionnalisation des forces armées françaises.

Le Figaro : « Kolwezi, la réussite d’un triple pari ». Bruno Dary, gouverneur militaire de Paris, participait à l’opération comme chef de section de combat. Il revient sur l’événement de 1978 qui eut pour conséquence d’enclencher une réflexion sur l’armée professionnelle. Aujourd’hui, il est pertinent de se souvenir du triple pari que constitua cette opération et qui explique son retentissement international car le succès n’était pas garanti. Il faut se rappeler le contexte de 1978, celui de la guerre froide où les États-Unis de Jimmy Carter sont en phase de repli. Cette situation laisse le champ libre aux Soviétiques, qui, avec Cuba, veulent déstabiliser l’Afrique par une stratégie concrétisant ce qu’avait écrit Lénine : « Le chemin de l’Europe passe par l’Afrique ! »

Ainsi, l’Angola va servir de base de départ pour l’invasion du Shaba : déjà en 1977, où la France était intervenue en fournissant des moyens logistiques à l’armée zaïroise qui repoussa l’offensive des Tigres, nom des rebelles du Front national de libération du Congo, et lors de la seconde invasion, en mai 1978, juste à la fin de la saison des pluies, ce qui rend les pistes carrossables et permet une attaque surprise de la ville.

La France est donc bien seule sur l’échiquier mondial et africain. Elle l’est d’autant plus qu’il n’y a jamais eu de telles interventions, mises à part quelques opérations limitées au Tchad et en Mauritanie.

Or la France va gagner ce pari, par une opération audacieuse, courte, intense et bien ciblée. Et elle permettra le sauvetage de plusieurs milliers de vies humaines, ce qui suscitera une pleine adhésion de la communauté internationale. Le saut des paras sur Kolwezi a été et restera un pari stratégique majeur !

L’histoire des opérations aéroportées révèle que, si elles ont enregistré des succès éclatants, elles ont été le tombeau de beaucoup de parachutistes. Pour Kolwezi, les délais sont très contraints car les interceptions radio font état de pillages et d’exécutions sommaires d’Européens et de Zaïrois, ce qui impose une intervention, conduite dans l’urgence, sans planification et avec un largage au plus près de l’objectif.

Les moyens français sont limités : la projection depuis la France a été assurée par des avions civils réquisitionnés et parmi les six avions tactiques du largage, deux seulement sont français. Il s’agissait pour le régiment d’un vol sans retour. Une fois le largage effectué, les légionnaires ne pouvaient espérer ni soutien, ni appui feu, ni renfort à moins de 2 ou 3 jours. Or le 2e REP va gagner ce pari stratégique par une opération militaire exemplaire, allié à une mission humanitaire remarquable. En moins de 24 heures, les unités vont s’emparer rapidement des points majeurs de la ville sans chercher à contrôler le cœur de l’agglomération ou à établir une ligne de front, cela dans le double but de déstabiliser l’adversaire et de faire arrêter les massacres de ressortissants européens et de Zaïrois, leur permettant de se regrouper auprès des points sécurisés.

Dans les jours suivants, une fois la majorité des civils mis à l’abri ou évacués, le régiment devra sécuriser les faubourgs et les villages environnants, et repousser l’ennemi sur ses bases de repli en Angola.

Les décisions politiques les plus pertinentes et les manœuvres les mieux conçues ne peuvent réussir que si elles se concrétisent par une exécution rigoureuse et c’est ce qui va se passer durant l’engagement.

C’est le troisième pari de cette opération, le pari tactique des cadres et des légionnaires qui formaient ce « régiment des tempêtes ». Trop disciplinés pour être sceptiques et trop expérimentés pour être convaincus, les hommes attendaient une opération, n’ayant eux-mêmes aucune expérience opérationnelle.

Les anciens d’Algérie en activité à Calvi se comptaient sur les doigts d’une main et ceux qui avaient participé aux opérations au Tchad étaient à peine plus nombreux. Pour la 4e compagnie, seul l’adjudant d’unité avait une expérience opérationnelle, ce qui se traduisait par le port d’une barrette de décorations ! Les autres se tapaient sur la poitrine en disant : « Pas de décoration, mais il y a la place pour en mettre ! »

Le 2e REP palliait cette absence d’expérience opérationnelle par des facteurs prépondérants : un entraînement continuel par tous les temps et dans tous les domaines. Le régiment avait une excellente forme physique, ce qui a permis d’encaisser sans difficulté, la fatigue liée à la projection, aux nuits courtes, au stress du saut dans l’inconnu, et au poids des munitions à transporter, avec celle liée aux déplacements à pied.

Facteur essentiel, le moral du régiment, des compagnies et des sections, car si nous n’avions que peu de renseignements sur l’adversaire, nos forces morales, renforcées par la justesse de notre cause, nous conféraient une ardeur et une force d’âme qui étaient visibles dans le regard de nos légionnaires.

Un outil comme le 2e REP ou comme toute formation opérationnelle ne se construit pas en un jour. Il faut recruter, former, équiper, protéger, entraîner, aguerrir son personnel, et tout cela a un coût !

Mais il faut surtout lui donner une âme, et cela demande du temps, de la générosité et même de la passion ! Il faut être prêts, il faut être toujours prêts, car, comme il est écrit : « Nul ne sait ni le jour ni l’heure ! »

(librement adapté des articles du Figaro du 18 mai 2018, Véronique Laroche-Signorile, et du 21 mai 2008, Bruno Dary.)

Thierry Michaud-Nérard

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45 Commentaires

  1. « Au milieu de ses épreuves, la gauche ne peut se flatter d’avoir pu comprendre l’armée.  »

    Qu’ elle comprenne ou non on s’ en fout , il est temps que nos forces spéciales (aidées par d’ autres unités militaires tout de même et non par des généraux épistolaires salonnards) prennent le pouvoir , dissolvent le parlement (si possible dans l’ acide) , rétablissent des lois d’ exception , fassent juger et condamner à mort la plupart des politiciens mondialistes , associatifs de prisunic ,intellectuels de la sainte farce et autres traîtres au pays (les bourreaux seront débordés de travail pendant un long temps) .
    Qu’ ils initient aussi le processus de remigration massive de nos « chères « richesses .
    !
    Ils peuvent compter sur les natios pour leur prêter vigoureuse assistance

  2. Les paras ne sont pas plus courageux que les autres, la question n’est pas là ;mais ils sont mieux formés et préparés à la guerre moderne que la plupart des unités davantage orientées vers les engagements traditionnels.
    Quand nous devrons faire face à des combats de rues, les paras pourront plus facilement s’y adapter que les régiments de chars, d’artillerie…

  3. Nous ne sommes pas là pour déglinguer tel ou tel corps de militaires quels qu’ils soient, de terre, air, mer, chacun a sa mission à accomplir et s’il est devenu militaire, s’il s’est engagé, c’est qu’il est prêt à donner sa vie pour la patrie… Ne les oublions pas… Ce qu’un parachutiste fera ou peut faire, il ne fera jamais ce que fera un marin, un sous-marinier, un un quelconque autre militaire d’un autre corps, à chacun sa spécialité… Donc, rendons hommage à tous nos soldats, quels qu’ils soient, même s’il n’a pas sauté en parachute. J’ai été parachutiste, mais j’ai toujours eu du respect pour les autres corps quels qu’ils soient…
    Et je rends hommage à mon ami, ancien commando plongeur de la marine dcd ce jour… Ab imo pectore…

  4. merci pour ce beau témoignage , ce travail que vous avez fait pour nous « instruire  » ;

    • … Et j’ajoute pour l’Histoire, que les repmans ont été accueillis à Kinshasa par des para colo en place, sous le commandement du Colonel Balade, pour constituer la 31 eme Brigade Parachutiste Zaïroise , dont le premier bataillon a sauté en premier sur Kowezi sous le commandement du major Maélé …
      Il fallait, au départ de la Corse , faire des choix en poids et en volume:

      Les parachutes qui ont équipé les légionnaires étaient américains (en place dans l’armée Zaïroise) mais les gaines étaient françaises: elles ont été adaptées au cas par cas avec des bouts de ficelles (sic).
      Bérets rouges ou vert : par St Michel , vivent les para !

  5. Un peu d’esprit de boutons:
    « Le para, bel homme, roule pour lui »
    « Les oursins sous les bras sont aux paras ce que les culottes sont aux zouaves »

  6.  » … corps d’élite de la nation  » ?
    Pour moi une nation c’est une nationalité ! La France est aujourd’hui une multinationale (voir le nombre de franco – …) !
    La France est une république bananière ! C’est dans ce contexte qu’une pute progressiste comme Macron peut présider le pays ce qui n’aurait pas été possible avec une nation française !
    Grosse méfiance vis à vis de l’armée « mexicaine » française de plus en plus polluée par des islamistes !
    Pour le drapeau tricolore, le bleu parisien a bel et bien viré au vert !
    Avec le copain à Benalla comme chef des armées françaises, l’ennemi se tord de rire !
    Il faudrait un président TRUMP pour commencer à reconstruire une nation ! Malheureusement les français ont choisi une tarlouze qui passe son temps à faire le beau sur écrans TV !

  7. « « Dans l’esprit d’un para de carrière : député, journaliste, intellectuel, communiste,
    (socialiste, Modem, LREM) sont des termes qui ont une synonymie certaine et qui lui inspirent la même répulsion physique ! »: de carrière ou de carrière temporaire pour rembourser ses études ou appelé, c’est la même haine des putes marxistes pas seulement chez les biffins transportés par air mais dans toutes les forces dites spéciales

  8. Les paras furent remarquables en Indochine, en
    Algérie, et partout où on leur a confié des missions. Ils sont adaptés au conflits auxquels nous avons dû faire face depuis 1945.

  9. En tout cas ,ils n’ont pas les honneurs des défilés militaires ,pourquoi?
    On ne sait même pas s’ils portent encore leurs superbes bérets rouges ou verts.
    Pour ce qui est de leur comportement au combat ,je ne me permettrai pas d’avoir un avis,
    seulement sur leur allure .

  10. Vous en avez pas marre de vomir sur les homosexuels encore et encore?
    On a compris que vous étiez un intégriste catho, que vous les haïssez, vu votre engagement anti homo dans la LMPT. Ici on est sensé parler de laïcité…

    • Récemment 2 soldats sont morts pour sauver des TAPETTES, qui, elles, ne « sauveront personne », même pas elles-mêmes, mais ça, rien à foutre !!!

      Quand on sait comment les homos sont traités dans le NAZISLAM…

  11. MERCI pour cette photo de notre Ami MARC NOE,
    Tu nous manques car lorsqu’on a bénéficié de ton AMITIE,
    on a peine à s’en passer tu as rejoins SAINT MICHEL, de là-haut vous voyez ce qui se passe dans notre PAYS, sur le sol de notre PATRIE faites que les paras nous viennent en aide,
    merci encore pour ton patriotisme, ton amitié ta gentillesse
    – la toujours jeune parachutiste de 80 ans, comme tu me définissais – paule

  12. MERCI POUR LA PHOTO DE NOTRE TRES CHER AMI MARC NOE , Marc tu nous manques…la toujours jeune parachutiste de 80 ans comme tu m’appelais (paule)

  13. Les Paras, les hommes au béret rouge ou au béret vert…Derniers venus au palmarès de Gloire, ils y occupèrent très vite une place de premier rang. Volontaires du Danger et de l’Honneur, ils écrivirent en Indochine leur Histoire en même temps que leur Légende.

  14. « Chez les paras, le courage est d’abord le signe qu’on est capable de sauter de l’avion. »

    Après les 6 sauts c’est le brevet. Mais qui ne peut être conservé au premier refus de passer la portière.
    Pour ceux que çà intéresse, lisez « LES CHEMINS DE DIEN BIEN PHU » qui retrace le parcours de 6 hommes en Indochine. Le statut de « PARA » s’exprime aussi et surtout par un courage sans faille pour remplir la MISSION, face à l’adversité, quel qu’en soit le prix.

    • et Dieu sait que cette « sortie d’avion » crée des liens indefectibles ! ! ! !c’est tout au moins la plupart des cas

  15. « Les parachutistes, corps d’élite de la nation»
    Ouaf Ouaf Ouaf …… En tant qu’ancien chef de char, je peux vous assurer qu’ils ne font pas le poids face à un char de combat qui déboule dans la plaine.
    Je n’en dirais pas autant d’un aviateur ou d’un artilleur , ou d’un sapeur du génie qui fait sauter un pont juste quand vous passez dessus .
    Les parachutistes sont les danseuses de l’Armée de Terre .

      • Je crois me souvenir que de nombreux chars et véhicules blindés Libyens gardent un très mauvais souvenir de leur rencontre avec non pas des aviateurs ou des artilleurs …non de l’infanterie….mais équipée de matériel ad hoc c’était vers la fin des années 80

    • mais dans les combats modernes, dans les « quartiers », les chars sont bien moins efficaces! revoyez la libération de Mossoul en Iraq..

      • vous êtes « out » les gars, complètement. Le militaire brave, courageux et économe de ses efforts c’est celui qui devant un écran bien planqué fait feu de tout bois avec un drone.

      • à patphil : Ça c’est vrai : L’endroit le plus dangereux pour un char, c’est dans une ville , dans une rue bordée d’immeubles avec des gens qui balancent des cocktails depuis les étages .

    • Tu t’es fait refouler des paras parce que t’as pas eu les couilles de passer la porte? T’as fini ton armée commando basket à nettoyer les chiottes des berets rouges? C’est peut être pour ça que tu les denigres, non?

      Parachutiste Fit, n° de brevet 427278

    • Vous êtes un comique…En Indochine comme en Algérie, les chars se sont avérés inefficaces, voire inutiles. Idem au Liban, dans le cadre de la FINUL, où les chars Leclerc étaient inutilisables dans les djebels du Sud.
      Ce sont des artilleurs qui ont sauté à Suez et à Kolwézy ?

      • HERVÉ : Tout est cas particulier : Les batailles de Kourks et de Bastogne, c’était les chars , la bataille d’Angleterre, c’était les avions et la bataille de l’Atlantique, c’était les sous marins . Il y a même eu une victoire « navale » où des cavaliers français ont attaqué sabre au clair des navires hollandais pris par les glaces et ont capturé leurs équipages .

    • HONTEUX de dénigrer les corps de l’Armée si…vous êtes un VRAI militaire!

      • Énée. : Simplement, je n’aime pas ceux qui se croient supérieurs aux autres parce qu’ils ont suivi l’entrainement spécifique pour sauter et qu’ils l’ont fait : C’est normal , ce n’est pas héroïque.
        Une fois au sol, ce sont des combattants comme les autres, pas des sur-hommes .

    • moi j’etait pilote char ( AMX13,engagé en Allemagne) ben l’ont pas mieux lotis dans un char…..un obus-fléche perforant en alliage d’uranium appauvri et c’est fini !

    • tiens c’est amusnt moi aussi j’etais chef de char sur AMX 13, mais je ne partage pas vos dires

    • Etes-vous fier d’être un cul de plomb planqué par un blindage. SI votre modèle était Michael Wittmann, je pourrais vous excuser pour votre ineptie de cavalier mondain.

      • ahje : pas plus que le sous-marinier qui se planque sournoisement dans le fond de la mer .

      • ahje. : J’ai reçu ma formation à Saumur, capitale des cavaliers mondains . Ceux-ci étaient encore nombreux dans l’armée en 1939 . Ils voulaient charger sabre au clair contre les mitrailleuses allemandes et ils méprisaient les  » tankistes » qui ne montaient même pas à cheval et qui combattaient en combinaison pleine de cambouis .
        Ils ont vite compris en 1940 .

  16. Parachutistes corps d’élite!.
    Pauvre con!, et alors les autres troufions c’est de la merde?.
    Je suis de l’artillerie et je pourrais t’en faire baver, crois moi.

    • 1979: Marche de la fourragère parachutiste 150 kms en deux jours (jour et nuit) avec très peu d’eau, marche de la fourragère des biffins à cheveux longs : 20 kms avec ravitaillement tout le long pour ces pauvres chéris qui étaient très fatigués. Moouuaarrrff!

    • Il faut encourager les hommes en les motivants à être meilleurs que les autres.
      Le courage du parachutiste est de passer la porte de l’avion et donc sera plus à même d’avoir du courage en cas de coup dur

    • c’est bon les gars arrêtez les frais, on dirait une cour d’école primaire (sourire) la bravoure et les victoires n’appartiennent à aucun corps en particulier.
      et les défaites non plus d’ailleurs.

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