Les petits pas feutrés du communautarisme islamique

Les « soldats du feu », en Provence, savent parfaitement qu’un incendie ne peut vraiment se maîtriser qu’au moment où il démarre, quand il est « tout petit », fragile encore, et qu’il est alors attaqué par des moyens massivement mis en œuvre. C’est pour cela que, dès que l’été arrive et que le mistral menace, il y a partout des postes de guet, des avions de surveillance, des patrouilles en mouvement, des camions-pompes en alerte maximum, des détachements nombreux d’hommes prêts à intervenir.
Aujourd’hui, dans notre beau pays de France, s’allument de multiples feux de brindilles communautaristes, surtout d’origine islamique mais pas seulement, sans que personne ne s’en émeuve ni n’intervienne comme si chacun attendait l’embrasement communautariste final pour agir en vain, inconscient du fait qu’un autre embrasement, en réaction, sera allumé par le « peuple de base », exaspéré de voir ses valeurs, son histoire, ses repères être bafoués par des populations issues d’espaces territoriaux étrangers voulant imposer leurs traditions et autres certitudes à celles du pays qui les a accueillies.
On aura beau jeu alors de parler de racisme, de xénophobie. L’incendie allumé par les importateurs de lois religieuses, traditionnelles, avec l’appui bienveillant des hypocrites compatissants de la pensée unique et de « l’humanitairement correct », aura déclenché un contre-feu incontrôlable dont les conséquences risquent d’être désastreuses pour toute la société.
Quand le parlement d’une République laïque vote un alinéa mettent en cause la mixité dans l’enseignement, il donne des gages à ceux qui veulent séparer les individus en fonction de leur sexe en aliénant le supposé « faible » au réputé « fort ».
Quand des groupes de consistance religieuse demandent des horaires séparés pour les femmes dans les équipements publics, ils contribuent à discriminer une moitié de l’Humanité par rapport à l’autre moitié.
Quand des associations musulmanes agressent un élu local qui ne veut donner le moindre euro public pour construire la mosquée qu’elles exigent, elles veulent effacer une loi fondamentale de notre République.
Quand un groupe de femmes musulmanes fait le siège du bureau d’une élue municipale pour exiger que la commune leur donne une salle dans l’école primaire locale afin d’enseigner aux enfants la religion musulmane, il revient sur la séparation irréductible des églises et de l’Etat qui organise le fonctionnement de notre espace politique et sociétal…
Quand un travailleur islamique pratiquant refuse de pousser un chariot chargé de bouteilles d’alcool alors que son service le prévoit, quand il veut une pause et un lieu pour prier sur le lieu de travail, il revendique la primauté de sa loi religieuse sur la loi générale.
Quand des organisations nationales musulmanes demandent des espaces spéciaux dans les cimetières publics pour enterrer leurs fidèles hors du champ des impies, elles stigmatisent ici les populations qui ont eu la largeur d’esprit de les recevoir et de les faire vivre.
Quand des individus, porte-parole d’évangéliques fondamentalistes ou simples « militants » de l’islam, veulent imposer leurs visions créationnistes dans l’enseignement de la République, ils nient le savoir, la raison, le libre exercice de la parole et de la pensée, la réalité scientifique.
Quand des bandes incontrôlées se réclamant de la pureté de la foi s’attaquent aux filles, dans maintes « cités », pour les obliger à des vêtements et à des comportements qu’elles refuseraient si elles étaient libres, elles imposent une loi qui n’est pas celle de la République et qui relève d’attitudes fascisantes.
Faut-il ici allonger la liste de ces centaines et centaines de faits quotidiens (le plus remarquable étant ce jugement ahurissant d’un tribunal qui annule le mariage d’un musulman au prétexte que son épouse ne lui avait pas dit qu’elle était vierge, jugement rendu « au nom du peuple français » et qui introduit une obligation particulière aux femmes musulmanes, non demandée aux autres citoyennes !!!) qui violent la notion de laïcité qui nous rassemble, qui tendent à fonder un communautarisme religieux, qui ont pour but de séparer les individus au sein d’une République construite pour les rassembler ?
Et tous ces faits ne sont pas portés par d’horribles islamistes à la dynamite entre les dents (non, non, cela, tout le monde le condamnerait), mais par de simples croyants (ces musulmans du bled, comme dirait un éminent représentant de la « bien-pensance cathodique éthylisée »…) qui pratiquent chaque jour la politique des « petits pas » chère à Tariq Ramadam et à l’UOIF qui applique la « charte européenne islamique » (signée par 400 associations musulmanes européennes en janvier 2008) recelant trois articles appelant à la « s’haria » partout en Occident.
Ce sont là « ces feux de brindilles » qui préparent, en y habituant les citoyens et en surfant sur la compassion hypocrite et complice des politiques de tous bords et des gauchistes-altermondialistes-humanitaristes diplômés, l’irruption annoncée des communautarismes qui balaieront l’assise laïque de la République et construiront l’assise sociétale de l’Europe politique en construction.
Et que font les défenseurs de la laïcité et leurs associations reconnues ?
Parfois ils s’indignent : bravo, bravissimo même pour les protestations à propos de ce jugement imbécile du TGI de Lille. Mais après ?
Souvent ils bavardent dans des colloques, des soirées « spéciales Laïcité », des rencontres informelles, des banquets qui se veulent « républicains », dissertant à l’envi sur le concept à défendre, s’étripant férocement pour défendre leur pre-carré, estompant les problèmes pour ne pas fâcher « la madone des sondages » ou le « petit facteur du Hezbollah », évitant soigneusement de prendre des décisions car cela pourrait faire perdre des voix aux « éléphants »s comme aux « lionceaus ».
Au mieux, ils se fendent d’un communiqué de presse, vite oublié d’ailleurs.
C’est que certains ont un faible pour la pseudo-religion des pauvres soutenue fianacièrement par les plus grandes richesses de la planète, d’autres portent le poids intellectuel de l’histoire « noire » (sic) de notre pays (excuse commode pour éviter de penser, d’agir et pour verser dans le compassionnel), d’autres encore espèrent instrumentaliser politiquement et sociologiquement ces croyants d’une église qui n’est pas vaticane, d’autres enfin savent parfaitement qu’un peuple divisé en mosaïques concurrentes et hostiles n’a plus aucun poids sur les évènements (aussi en appellent-ils à renforcer le nombre des membres de ces communautés religieuses et/ou traditionnelles).
A reprendre la liste très partielle des faits qui imposeraient, chacun dans son domaine, une riposte massive, coordonnées, appuyée sur la grande majorité de notre peuple qui revendique l’essence laïque de sa société, on voit s’ouvrir un champ d’actions intenses, permanentes, nécessaires .
On peut légitimement se demander pourquoi rien n’est encore fait.
Empédoclatès
« du bon usage de la raison »

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