Les pillages du Trocadéro ne sont que la continuité des razzias musulmanes

Publié le 25 mai 2013 - par
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Les émeutes des jeunes immigrés à Stockholm, comme à Paris et les crimes commis au nom de l’islam (plus de 20 000 morts depuis 2001), dont le dernier en date à Londres, nous plongent 900 ans en arrière lorsque les croisés parlèrent de la manière dont les musulmans traitaient leurs ennemis.

(Voir, Emmanuel Sivan, L’Islam et la croisade : idéologie et propagande dans les réactions musulmanes aux croisades Paris : A. Maisonneuve 1968)
À ignorer l’histoire, ou à la falsifier, l’on se condamne à sa répétition.
La vision musulmane du monde est illustrée par cet extrait de l’ouvrage « Le djihad dans l’islam » d’Abou Ala Maududi, le fondateur du Jamaat-e-Islami au Pakistan :

« L’islam n’est pas une religion ordinaire comme les autres religions dans le monde, et les pays musulmans ne sont pas comme les autres nations. Les nations musulmanes sont très spéciales, car elles ont reçu d’Allah l’ordre de gouverner le monde entier et d’être supérieures à toutes les nations du monde.
L’islam est une foi révolutionnaire qui vient détruire tous les gouvernements des hommes. L’islam ne se soucie pas qu’une nation soit en meilleur état qu’une autre, l’islam ne se préoccupe pas de savoir à qui appartient une terre. Le but de l’islam est de dominer le monde entier et de soumettre l’ensemble de l’humanité à Allah. L’islam combattra et détruira toute nation ou puissance dans le monde qui tentera d’entraver cet objectif. Pour atteindre son objectif, l’islam peut utiliser tous les moyens disponibles pour apporter la révolution dans le monde entier. C’est le djihad. »

En réalité, le combat islamiste n’est pas motivé par des griefs politiques ou sociaux envers les pays occidentaux où vivent les musulmans, ni par un sentiment d’oppression, mais plutôt par une idéologie qui cherche à dominer. Les plaintes victimaires, sont considérés comme des opportunités, car elles peuvent être exploitées et manipulées pour faire avancer la cause de l’Islam. L’argument victimaire permet également aux islamistes de cacher au public leur agenda politique, et de se faire aider par des « idiots utiles » telles l’ensemble de la gauche occidentale.

On retrouve cette idéologie victimaire dés les croisades qui ne visaient qu’a libérer le tombeau du Christ, selon la doxa musulmane « Entrés dans la ville, les pèlerins poursuivaient, massacraient les Sarrasins jusqu’au Temple de Salomon… où il y eut un tel carnage que les nôtres marchaient dans le sang jusqu’aux chevilles ». La vérité historique attestée, c’est que la lutte la plus violente eut lieu dans la Tour du Temple investie par la garnison turque et dont Raymond de Toulouse obtint la reddition et le sauf-conduit. La population musulmane et juive ne fut pas exterminée, mais chassée de la ville vers Ascalon ou Damas comme l’attestent les écrits retrouvés dans la Geniza du Caire
(in Jean Richard, Histoire des croisades, Fayard, 1996)
De la même façon, à l’époque de Napoléon, la France est jugée trop forte pour être ciblée par les écumeurs d’Alger, bien que la Sublime Porte soit particulièrement irritée par l’expédition d’Égypte.
Mais les pirates « algériens » se rattrapent, ainsi l’historien Albert Devoulx cite-t-il en 1869 dans la «revue africaine» une lettre du 24 février 1801 écrite au nom du souverain turc : « Il a appris cependant qu’après avoir incarcéré le consul français pendant un mois, vous l’aviez relaxé ; et que, lorsque vos corsaires rencontrent des navires français, ils ne les traitent pas comme les traiteraient des navires de la Sublime-Porte. Vous les épargnez et ils sont à l’abri de vos attaques. Il y a plus, vous réservez vos sévices et vos agressions pour les sujets de la Sublime-Porte, bien que vous soyez vous-mêmes ses vassaux ! »
Aux « premiers jours de ramadan de l’année 1230 » (du 7 au 16 août 1815), le souverain turc adresse un « firman » (décret) au Régent d’Alger pour exiger encore une fois que cessent les attaques contre les navires turcs ou amis de la Turquie : « Les corsaires de la Régence d’Alger capturent les navires de commerce appartenant soit au sujet de la Sublime-Porte, soit à des nations qui sont en paix avec elle ; ils réduisent en captivité leurs capitaines et leurs marins et s’emparent de leurs cargaisons. Cependant, la Sublime-Porte est responsable de ces navires ; ils sont munis de sauf-conduits et elle est en paix avec eux. »
S’agissant de n’agir que dans le cadre d’une guerre :
Là encore, il devrait s’agir d’une guerre déclarée par (ou contre) l’Empire ottoman préalablement aux attaques « corsaires ».
Or, les guerres dans le cadre desquelles les corsaires ou pirates algériens sont supposés agir peuvent se situer à plusieurs niveaux : étatique (guerres déclarées par la Sublime Porte) ; infra-étatique (guerre entre vassaux, ici contre ce qui deviendra la Tunisie) ; supra-étatique (la « guerre sainte ») ; sachant que, dans le cadre de la « guerre sainte », il n’existe pas d’autorité musulmane centralisée qui pourrait refuser efficacement de la déclarer : la notion de « guerre sainte » se confond donc ici avec la notion de « guerre permanente ».
Ce n’est donc pas la guerre qui vient provisoirement interrompre la paix, c’est le contraire. Le critère consistant à agir dans le cadre d’une guerre est entendu de façon si large qu’il a cessé d’être un critère, puisqu’il est supposé rempli en permanence.
L’exemple, détaillé par Devoulx, de la guerre avec la jeune Amérique, est particulièrement illustratif.
Lorsque les premiers navires arborant la bannière étoilée furent vus des raïs algériens, il n’y avait pas le moindre litige, et même, ces couleurs leur étaient totalement inconnues ; mais, justement pour cette raison, ces navires furent présumés non-musulmans et donc de bonne prise. Les Algériens prirent donc l’habitude d’attaquer les navires américains. Un traité de paix, comme celui signé par les États-Unis en 1795, consistait à suspendre les risques d’attaque en payant un tribut.
Ce n’est donc pas ici une guerre préexistante (sauf à faire appel à la notion de la « guerre sainte permanente ») qui déclenche les attaques de « corsaires » ; les premiers actes de guerre sont les attaques « pirates » ; il n’y a pas de but de guerre autre que le butin, surtout pas avec les jeunes États-Unis que les « corsaires » ne sauraient sans doute pas situer sur la carte ; il n’y a pas d’autre objet au « traité de paix » que de prévoir un butin sans combat.
Dès qu’ils se sentirent plus forts, les États-Unis dénoncèrent le traité de 1795 ; une expédition américaine contre Alger fut lancée en 1815 (c’est elle qui coûta la vie au raïs Hamidou).
(in : Jacques Simon, L’Algérie au passé lointain — De Carthage à la Régence d’Alger, L’Harmattan, 2011)
Mais l’histoire n’est pas seulement là pour nous conforter dans nos analyses, elle fait partie de l’explication du présent, de la même façon qu’ignorer le rôle des banquiers florentins du 15e siècle dans l’invention des traites, c’est ne rien comprendre à l’actuel capitalisme entrepenerial.
Aussi, les évènements du Trocadéro, comme ceux de l’avenue Victor Hugo à Lyon, et tous les pillages de magasins entrepris en Europe par des bandes de jeunes Maghrébins et sub-Sahariens ne se comprennent pas si on ne les relie pas aux « razzias ».
La petite explication suivante nous montre la pertinence du signifiant « razzia » qui court tout au long de l’histoire du monde arabe et se poursuit aujourd’hui.
Une razzia est une attaque, une incursion rapide en territoire étranger, dans le but de prendre le butin (voire l’attaque du RER D à Grigny). Le mot provient de l’arabe ġazwa (غزو : raid ; invasion ; conquête). Le mot razzia est utilisé pour signifier le fait de tout rafler, de tout emporter.
La tradition des razzias se perpétuait dans le Sahara, bien avant l’islam. On pratiquait déjà les razzias à l’époque de l’Égypte antique. Les biens étaient pillés, les hommes étaient massacrés, et les femmes étaient enlevées, les plus chanceuses devenaient des esclaves sexuelles dans un harem, les autres devenant des servantes. Il faut ici étudier l’oeuvre de Saint-Vincent de Paul et de Madame de Sanzillon, qui rachetèrent des esclaves blanches aux frères Barberousse à Alger.
Au Sahara, à l’époque où les Touaregs utilisaient cette pratique, cela prenait le nom de rezzou.
La première incursion berbère en terre ibérique fut de ce type. Cette opération de reconnaissance a donné lieu à des plans d’invasion beaucoup plus élaborés et qui mèneront à la conquête musulmane de l’Hispanie.
(in : Pascal Buresi, Géo-histoire de l’islam, Paris, Belin, Sup-Histoire, 2005)
Pour faire face aux difficultés économiques des musulmans, Mahomet choisit la tradition bédouine des « razzias ». Dès décembre 622 a lieu la première attaque d’une caravane de La Mecque, pendant le mois de la trêve traditionnelle.
Le message de l’islam est clair, désormais sont en vigueur de nouvelles lois supérieures à celles du désert.
En 624, à la bataille de Badr est développé le « djihad ».
Ainsi, comme le dit avec raison l’Écclesiaste » rien de nouveau sous le soleil ».

Lazare Zylbergleitt

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