Les pro-islamiques du Mrap attaquent Riposte Laïque : nous répondons "laïcité" et "progrès"

Le MRAP, à travers un communiqué, vient de s’attaquer à notre journal Riposte Laïque en l’accusant de dévoyer le combat laïque pour le mettre « au service de la haine raciste » contre l’islam. Selon ce procès, qui commence par une insulte, notre façon de défendre la laïcité serait « dirigée presque exclusivement contre l’islam, les musulmans » et tous ceux qui s’opposent à nos thèses dites « extrémistes. » Et pour donner du crédit à ces assertions, on y explique que, les articles publiés sur notre site Internet seraient « repris sur des sites d’extrême-droite, avec l’accord de leurs auteurs. »
Précisons tout d’abord que, la première affirmation selon laquelle seule l’islam serait visé par nous est fausse, car récemment encore il a été facile de s’en rendre compte vis-à-vis des déclarations du Pape sur le préservatif où nos livraisons étaient dominées par la critique acerbe de cette position. La seconde affirmation est toute aussi fausse, qui est même diffamatoire, car aucun auteur de RL ne donne à quiconque accord pour une publication sur des sites d’extrême-droite. Nos articles sont repris régulièrement et bien plus par des sites républicains que tous autres, et nous ne sommes, pas plus que concernant n’importe quel support en ligne, en situation de contrôler ce qui est repris sur l’ensemble du web, c’est ainsi.
Ces accusations sont non seulement diffamatoires mais expriment une mauvaise foi qui va avec un combat du MRAP tourné en réalité contre la laïcité et Israël, et ce n’est pas d’hier, avec le représentant emblématique de ce virage à 180° de la belle cause de la lutte contre le racisme tournant le dos à elle-même, Mouloud Aounit. C’est lui à qui l’on doit ainsi d’avoir fait perdre le sens des choses à cette association et par voie de conséquences l’essentiel de son crédit aux yeux des citoyens. Mais d’emblée vis-à-vis de la calomnie du début de ce communiqué qui fait de nous de soi-disant racistes haineux, ce qui est attesté c’est un racisme haineux du MRAP envers la République et ceux qui entravent l’appui permanent de cette association au communautarisme islamique.

L’islam communautariste, grande cause du MRAP, un danger mortel pour la République

Le communiqué poursuit dans le même registre en faisant flèche de tous bois : « Après le MRAP, la Ligue des droits de l’homme, la HALDE, Riposte laïque s’en prend désormais à des personnalités aussi peu suspectes de complaisance envers les cléricalismes et les intégrismes que Caroline Fourest et Henri Pena-Ruiz ». Quelle curiosité que de voir le MRAP défendre Caroline Fourest et Henri Pena-Ruiz pour nous attaquer, ce qui pourrait être risible si les problèmes soulevés n’étaient si graves !

Les débats autour de la laïcité dans le mouvement laïque sont effectivement ardus, tels que ceux que nous pouvons avoir avec Caroline Fourest ou Henri Pena-Ruiz, car ceux-ci en sont encore à défendre une laïcité bon-chic bon-genre qui n’entend, à propos de l’islam que mettre en cause l’islamisme. Indéniablement, à nos yeux le combat laïque ne peut en rester là en ce qui concerne l’islam organisé. Il doit à présent passer par la dénonciation d’un islam de combat dont les attaques contre notre République vont crescendo, qui n’a rien à voir avec une branche marginale intégriste.
En réalité, en portant le combat laïque sur ce terrain on soutient tous ces musulmans silencieux, intégrés et respectueux de la laïcité et des valeurs républicaines communes, qui ne peuvent s’exprimer dans un contexte où notre Président de la République ne cessent d’encourager l’islam organisé et communautariste, dans sa volonté d’encadrer les populations d’origine du Maghreb ou d’Afrique qui sont issus de pays musulmans. Notre combat est aussi, qu’on se le dise au MRAP, celui de la liberté pour les musulmans eux-mêmes !
C’est donc bien l’islam tout court qui est le danger aujourd’hui, à l’appui du constat de la montée des revendications communautaires et du voile dans notre pays, qui pèsent en faveur d’accommodements de nos lois qui portent atteinte à l’égalité. Le financement public des lieux de culte jusque-là interdit par la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, est de plus en plus remis en cause, avec la complicité de nombreux élus qui jouent la carte du clientélisme religieux, et celle d’association comme le MRAP.
L’islam est porteur d’un nouveau cléricalisme cherchant à influer sur les décisions politiques. Il tend à remettre en cause par son communautarisme l’inaliénabilité des droits individuels en imposant, dans l’intimité de combien de musulmans, des codes religieux qui vont contre leurs libertés et tout spécialement encore, en s’attaquant à l’égalité entre les sexes. C’est l’islam qui est désigné par le Pape lui-même comme ouvrant, à travers le concept de « laïcité ouverte » qu’il soutient, la porte au retour des religions dans l’espace public et politique. Ce qu’il souhaite ainsi, c’est faire que la religion joue ce rôle d’instrument de réencadrement des sociétés, celle-ci étant censée remplir une fonction d’utilité publique, dans le prolongement d’une conception qui est celle de l’opium des peuples.

Le relativisme envers les religions pour cacher un islam qui refuse la modernité

Le communiqué précise plus loin un peu plus les choses : « De même, attribuer à la seule religion musulmane des textes prévoyant le châtiment des « mécréants » dans l’au-delà ou « établissant l’inégalité des sexes » démontre soit une inculture religieuse grave soit une mauvaise foi totale. »
– Comme toujours, on fait dans le relativisme pour défendre l’islam telles une religion comme les autres, mais le problème est que c’est aujourd’hui que l’islam entend faire respecter le Coran à la lettre, selon la tradition sous la revendication d’une reconnaissance identitaire, car l’islam et c’est tout le problème, n’a pas fait son aggiornamento. Ceux qui sont les tenants de l’islam organisé refusent la modernité démocratique et l’Etat de droit. Rappelons que parmi eux sévissent les deux tiers des imams qui nous viennent de l’étranger et ne savent pas parler le français, indiquant une volonté de s’enfermer sous une influence extérieure qui contient tous les dangers.
Pour parler concret, concernant l’infériorité des femmes qui est symbolisé par le porte drapeau de cet islam qu’est le voile, le livre sacré est explicite : « Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci… Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises… Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre l’inobéissance ; vous les reléguerez dans des lits à part, vous les battrez… (Sourate IV verset 38)» La femme musulmane est interdite de mariage avec un non musulman par sa religion qui passe à ses yeux pour un crime, avec des conséquences catastrophiques sur l’intégration et un recul de plusieurs décennies dans ce domaine.
Donc, selon le MRAP, il n’y aurait aucune raison de s’en prendre à l’islam en France, nous nous attaquerions de façon injuste et par racisme à cette religion ! On pourrait souligner l’ignorance de ceux qui portent ces accusations puisque l’islam n’est, me semble-t-il, aucunement une race mais une religion et que le droit à la critique de celle-ci ne saurait ainsi être assimilé à un racisme. A moins de s’en référer à la volonté de ceux qui défendent un islam de plus en plus agressif vis-à-vis de notre société et qui vise à obtenir, tout particulièrement, une limitation de la liberté d’expression quant à la libre critique des religions. Les exemples sur ce versant ne manquent pas, tel le procès qui avait été intenté au journal « Charlie hebdo » pour sa publication des caricatures de Mahomet par le Conseil Français du Culte Musulman, l’UOIF (l’Union des Organisations Islamiques de France) et le MRAP qui demandait la même condamnation que contre nous !

La lutte contre l’immigration sans frontières, un combat humaniste et laïque

Le MRAP dans son communiqué affirme que « C’est donc en toute logique que Riposte laïque défend sur l’immigration, la lutte contre le racisme, la défense des droits de l’homme, des thèses proches de celles des extrême-droites françaises, identitaires et autres. »
– Sont-ce des thèses proches de l’extrême-droite française que de s’opposer à la libre installation des immigrés en France, autrement dit de défendre l’idée que nous sommes une nation et que nous ne pouvons pas faire comme si nous n’avions plus de frontières dans le contexte mondial actuel? Est-ce être assimilable à l’extrême-droite de défendre l’idée que nous avons affaire, avec l’immigration, à une grande question géopolitique sur laquelle il faut prendre du recul du point de vue de ses conséquences, de son apport ?
La question de l’immigration n’est pas relative à la simple hospitalité et ceux qui sont opposés à cette conception simpliste de la politique, assimilables à des racistes ! C’est grotesque ! On connait le risque d’une immigration sans limites qui ne serait pas inscrite dans un projet de société visant à son intégration sociale, économique et politique : une augmentation de l’immigration créant l’impossibilité de son intégration par surnombre avec des immigrés qui se retournerait par défaut vers le communautarisme d’une origine ou d’une religion, pour fracturer la société encore un peu plus en une juxtaposition de communautés concurrentes de droits et clientélisées. Ceci, avec les risques de fabriquer des boucs-émissaires à la crise avec en embuscade l’extrême-droite, précisément.
Nous ne rêvons pas de cette société là, nous n’en voulons pas, car ce dont la France a besoin, c’est de moins d’immigration et de plus d’intégration pour les personnes qui immigrent en France elles-mêmes ou qui déjà vivent sur le sol français. Etre contre une immigration sans frontières, c’est aussi lutter contre les projets du libéralisme qui joue sur les communautarismes pour briser toute résistance des peuples à ceux-ci. Sans compter avec la nécessité que, ceux qui immigrent et viennent souvent de pays sous dictatures ou sous des démocraties d’apparats, luttent sur place pour les libertés et la justice sociale, en étant soutenus par les pays avancés dans ce sens, seule voie pour qu’ils puissent décider librement un jour sur leur terre de leur sort et être considérés d’égal à égal. Voilà pourquoi, s’opposer à l’idée de la libre installation des immigrés en France est un combat humaniste et laïque, un combat pour leur dignité, pour l’égalité!

Non à une lutte contre le racisme transformée en reconnaissance du blasphème et à des droits de l’homme interdits d’universalisme

– En matière de lutte contre le racisme et de défense des droits de l’homme, nous aurions des thèses proches de l’extrême-droite ? Défendre la lutte contre le racisme est une des préoccupations primordiales de Riposte Laïque, mais aussi la lutte contre ses dévoiements. c’est notre journal qui a été à l’offensive de ce point de vue en militant pour le boycott de la dernière conférence contre le racisme organisée par l’ONU, Durban II, cette mascarade qui a bafoué les droits de l’homme où l’universalité de ceux-ci a été présentée comme une nouvelle forme de néo-colonialisme au nom du droit au respect des religions, de leurs principes et traditions, tels que la charia. Une attitude dont le seul but était de mieux interdire aux droits de l’homme qu’ils ne viennent déranger les théocraties et autres dictatures qui imposent leur ordre de soumission et de crimes au nom de l’islam.
C’est cette Conférence qui a inscrit dans son nouveau texte, au paragraphe 12, dans la liste des discriminations à côté de l’antisémitisme « l’islamophobie, l’anti-arabisme… » On connait l’usage qui est fait de la notion d’islamophobie qui revient à interdire la critique de l’islam, sans compter avec la notion d’anti-arabisme qui renforce combien encore les choses selon la même logique qui revient à assimiler racisme et diffamation des religions. Il s’agit en fait d’utiliser la tribune que constitue l’ONU où les démocraties sont minoritaires, pour transformer la lutte contre le racisme en lutte contre le blasphème ! Une logique qui substitue les droits de dieu, la logique de la diffamation des religions, le droit des minorités, aux droits de l’homme, sous la pression de l’Organisation de la Conférence Islamique que le MRAP a en affection, soutenue aussi par des pays qui ne sont pas des modèles dans ce domaine telle la Chine.
Les experts de l’ONU ont exposé eux-mêmes que si certains « arguent que la diffamation de la religion peut s’assimiler au racisme, nous souhaitons mettre en garde contre une confusion entre un propos raciste et un fait relevant de la diffamation de la religion ». Les trois experts expliquaient qu »Il existe de nombreux exemples de persécutions de minorités religieuses ou de dissidents religieux, mais aussi d’athées et de non-théistes, qui découlent de dispositions législatives sur les délits religieux ». Et oui, des délits religieux qui sont pléthores dans les théocraties et autres républiques islamiques, avec police religieuse à la clé, sur lesquelles le MRAP ne dit pas un mot, pas plus que sur les pendaisons des homosexuels en Iran, ou les persécutions qu’ils subissent au Sénégal au nom de l’islam…
Que dit donc le MRAP du projet de République islamique du Hamas qui va avec l’objectif de l’élimination d’Israël, qui tuent dans l’œuf toute possibilité de règlement pacifique de ce conflit : rien ! Est-ce être pro-israélien que d’être pour un règlement de la question d’un Etat palestinien sous le signe de la laïcité ? Les accusations du MRAP ne sont que mensonges et manipulations pour mieux faire oublier sa lutte bien sélective contre le racisme, son absence de dénonciations des exactions commises au nom de l’islam par-delà le terrorisme.

Le MRAP, vecteur militant du choc des civilisations !

La MRAP fait partie de ces organisations qui militent au côté de l’UOIF qui a inscrit dans le texte de son dernier congrès la lapidation comme facteur de solidarité de la famille (source ARTE), qui manifestent au côté du Hamas au cri d’ « Allah Akbar » ou « mort à Israël », qui soutient les demandes communautaristes de l’islam en France telles que l’ouverture de piscine à des horaires spécifiques uniquement pour les femmes, qui défend la burqa comme un élément de liberté de pratiquer sa religion, cet archaïsme abject. C’est le MRAP qui met en accusation ceux qui militent pour le respect de la laïcité sans faire de concessions aux communautarismes, d’être dans le camp du choc des civilisations. Une stratégie d’intimidation en fait, qui a pour but de laisser le champ libre à ceux qui déjà, du côté de l’islam organisé et officiel, pratiquent cette politique du choc des civilisations !
Le choc des civilisations vient de ceux qui veulent enfermer dans une mémoire victimaire des populations dont le passé est lié plus ou moins réellement au colonialisme ou à l’esclavage en raison d’une couleur de peau ou d’une origine extra-européenne, pour mieux les manipuler en les séparant, en les mettant à part, en les opposant à la République alors qu’ils n’ont qu’intérêt à l’égalité pour vivre libres, encore plus particulièrement les femmes.
Le choc des civilisations, c’est déjà celui que pratique Omar–el-Béchir, le président criminel du Soudan qui persécute sur le territoire de ce pays depuis trente ans tous ce qui n’est pas arabo-islamique, spécialement les animistes noires et les chrétiens, contre lequel la Cour Pénale Internationale a lancé un mandat d’arrêt pour crime contre l’humanité et vis-à-vis duquel l’ONU reste désespérément silencieuse. Aujourd’hui encore ce dictateur islamique continue ses meurtres racistes de masse qu’ailleurs on a nommé nettoyage ethnique ! Que dit le MRAP sur ce racisme qui a assassiné au nom de l’islam des millions de personnes au Sud Soudan et au Darfour : rien !
L’utilisation du thème du choc des civilisations sert les desseins d’un communautarisme qui a ses avantages pour ceux qui en prennent la direction, tels autant de corps intermédiaires qui assassinent l’égalité par la concurrence de leurs revendications tout en freinant les possibilités de luttes sociales rassemblant l’ensemble des forces vives du peuple. On comprend que Sarkozy soit du côté de cette logique et le MRAP une organisation en perdition entre les mains de partisans d’un islam pur et dur tourné contre les libertés.
C’est le choc entre les droits de Dieu et les droits de l’Homme qui est ici un enjeu central, sur lequel certain jettent la confusion en le nommant choc des civilisations pour brouiller les cartes en inversant le sens de la réalité, entre victimes et bourreaux. Que dit M. Aounit de la recrudescence des mariages forcés pour fait de tradition propre à l’islam comme la mission à l’égalité de la région Ile de France l’a soulignée ?
Que dit-il à propos de ces fillettes qui a 8 ans en Arabie saoudite se retrouvent littéralement vendues à des hommes qu’elles épousent avec la bénédiction d’Allah dans le déni total des droits de l’enfant, pour subire un viol légal sur mineure qui vaudrait pour leurs auteurs les assises dans notre pays ? Et encore, que n’entend-t-on les cris de M. Aounit demandant justice pour cette femme somalienne qui, cette semaine, après avoir été jugée coupable d’adultère par un tribunal islamique, a été enterrée vivante jusqu’au cou, puis lapidée à mort par 50 hommes ? Il ne dit rien de plus pour les deux derniers condamnés au Pakistan pour blasphème qui vaut la mort pour l’un, pour insulte à Mahomet et à l’autre, pour profanation du Coran, la prison à vie ! Sans doute pour ne pas se fâcher avec son ami Ramadan ou avec Dieudonné le copain de Le Pen !

Les progrès de la condition humaine contre le nihilisme religieux des défenseurs de l’antimonde

Ceux qui sont dans l’opposition des histoires, celle des vainqueurs contre celle des vaincus jouent une histoire contre l’autre sans voir que la question est de dépasser leurs contradictions, vers ce que les progrès de la condition humaine ont apporté dans ce dépassement. Les droits de l’homme, la démocratie, la laïcité républicaine, l’égalité entre les sexes, sont dans l’ordre de ces progrès universellement bons pour tous.
C’est cela le combat de Riposte Laïque, et que cela déplaise au MRAP ne fait que renforcer nos convictions et notre détermination à ne pas laisser notre histoire entre les mains de ces prophètes nihilistes et haineux d’un antimonde.
Guylain Chevrier
Historien

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