Les quatre invités de Calvi essaient de noyer le poisson en parlant des ultras et pas des racailles

Publié le 16 mai 2013 - par - 2 208 vues
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L’ émission “ C dans l’air ” du 14 mai 2013, ” Le foot est- il dangereux ? “, est une montagne d’ informations tronquées, d’arguments fallacieux et de justifications mensongères.

Une heure durant, les 4 invités sur le plateau de Yves Calvi, Pascal Boniface, Jean- Marc Bailleul, Frédéric Ploquin et  Jacques  Vendroux se sont évertués à parler d’ ultras, de casseurs, de délinquants, de jeunes sans qu’ à aucune occasion, ils ne prononcent “jeunes d’origine immigrée” , “jeunes immigrés” et encore moins Musulmans alors que l’immigration extra européenne depuis 40 ans concerne très majoritairement les peuples issus du Maghreb, Algérie en tête. Et, comme chacun sait, c’est bel et bien dans les citées très peuplées d’ une population issue de l’autre côté de la Méditérranée que sévissent vols, attaques aux personnes, tournantes,  drogues et autres douceurs de vivre et que c’est  de ces cités que des jeunes se déplacent à la moindre manifestation pour provoquer de multiples incidents.

A ce titre, ce qui fut assez comique, c’est de constater que la réalité les rattrapant au fil de  l’émission de 1h 10, il leur devint néanmoins de plus en plus difficile de ne pas évoquer, si ce n’est ethniquement mais géographiquement, le lieu d’origine de ces casseurs, voyous, délinquants : la banlieue.

Après avoir mis l’accent sur ces ultras, hooligans d’extrême- droite qui seraient revenus 3 ans après leur interdiction de stade pour se venger, Jean-Marc Bailleul nous informe que les interpellés ne sont pas les ultras mais des délinquants. Première contradiction.

Seconde contradiction, Bailleul précise qu’il faut éviter une trop grande visibilité de la police parce qu’une partie de la population pourrait se sentir provoquée. Il ne dit pas laquelle. Sans doute les personnes qui se sont déplacées en famille, ou entre amis pour profiter d’un après match festif en toute tranquillité à qui la vue d’un képi provoquerait une crise d’urticaire ?

Pour justifier l’injustifiable, pour banaliser, pour ne pas stigmatiser, Yves Calvi nous dit que ” rien n’a changé sous le soleil “ puisque en 1907, Le Petit Journal dénonçait des bandes de rodeurs et d’apaches, hordes de jeunes entre 16 et 25 ans qui sévissaient partout en France.

Sauf qu’en 1907, la France ne comptait pas ou quasiment pas d’immigrés extra européens, que, ipso facto, le regroupement familial n’avait pas encore germé dans les esprits des gouvernants,  qu’on ne croisait ni  femmes voilées ni  kamis et qu’à la cantine tous les élèves étaient logés à la même enseigne.

C’est ce qui s’appelle un argument non séquitur : on ne voit pas le rapport parce que, précisément, la comparaison est abusive et mensongère.

C’est Jacques Vendroux qui, presque au moment de rendre l’antenne, va enfin évoquer la banlieue et ses occupants :

On leur donne la possibilité d’un exutoire, tous ces types malheureux dans la vie qui n’ont pas eu la chance de réussir, abandonnés dans la banlieue, on ne les a pas pris en compte, on ne les a pas pris au sérieux. Ils crient :  ” Enfin, on va exister ! “

Et vlan ! Ah, il fallait que ça sorte à un moment ou un  autre, ce fut plus fort que lui, nous le savions pas ?  Mais ce ne sont pas ces “types   qui sont responsables des voitures incendiées, des vitrines cassées, des magasins pillés de la nuit de lundi à mardi, c’est nous !

Le moins que l’on constate depuis des décennies, c’est qu’ ils existent beaucoup ..A travers tous ces actes délictueux qui pourrissent la vie de tous les gens, partout dans les banlieues, les quartiers, les villes et même les villages !

La soupe habituelle du discours compassionnel qui incrimine les difficultés matérielles pour excuser les méfaits de tout acabit en s’aveuglant sur des réalités tangibles, bien concrètes qui s’expriment chaque jour avec une pugnacité outrancière à travers le voile, le halal, l’interdiction de porc dans toujours plus d’ écoles, d’ hôpitaux, d’ entreprises, et les mosquées qui poussent comme des champignons : 1500 projets en 2012. Preuve irréfutable que nos gouvernements n’ont aucunement l’intention d’ abaisser et encore moins de stopper l’immigration musulmane.

Pour revenir au contenu principal de l’émission titrée ” Le foot est-il dangereux”, il visait à circonscrire le débat autour des thèmes de la sécurité / insécurité, et des responsabilités émanant des organisateurs et des services de police.

Le Qatar, devenu en 2011 actionnaire majoritaire du PSG à hauteur de 70 %, a donc souhaité la place du Trocadéro pour la manifestation de son club en cas de victoire. Souhait exaucé par le Préfet de Police de Paris, Bernard Boucault, fanatique de football, et le maire Bertrand Delanoë, adorateur de babouches, en dépit de recommandations qui remontèrent de la Préfecture elle- même jugeant le lieu trop ouvert et par conséquent impossible à gérer en cas ” d’embrouilles “.

JM Bailleul nous explique qu’un lieu ouvert permet justement de pouvoir s’en échapper plus rapidement et d’éviter ainsi les écrasements et étouffements que peuvent provoquer des lieux fermés. Ce qui semble logique.

Sauf que sur le lieu en question, la présence d’échafaudages laissaient envisager le pire s’ il prenait à certains jeunes l’envie d’en découdre.

Il poursuit en disant qu’on ne peut reprocher au Qatar, et rappelons encore que le Qatar détient 70 % des parts du PSG, autant dire que les 30% d’actionnaires restants n’ont pas leur mot à dire, 2 choses contradictoires :

– En achetant le PSG, il aurait nié l’ identité parisienne du club.

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/le-qatar-rachete-le-psg_256394.html

– Qu’en choisissant la Tour Eiffel, symbole de Paris repris par de nombreuses publicités de parfums,  il envoie ainsi au monde entier un message parisien.

Calvi en remet une couche, fier que les Qataris veulent identifier leur club à ce qu’ils ont sur le maillot et sur le coeur.

Choisir un tel lieu est en effet un message très fort et très clair qui concerne avant tout et uniquement le Qatar en personne : le club est à nous, donc Paris aussi !

Ce que nous comprenons avant tout, c’est que le Qatar,  puissance politique et financière qui apporte beaucoup au foot en France, en Europe et dans le monde, nous le dit benoîtement Jacques Vendroux, a donné par le choix de la Place du Trocadéro bien plus encore qu’un message mais un SIGNAL à la France et au reste du monde qu’il devenait le maître chez nous avec ses 70 % de parts du club PSG qui feraient presque pâle figure en comparaison des fabuleux hôtels Le Concorde La Fayette et l’Hôtel du Louvre à Paris, du Martinez et du Palais de la Méditerranée sur la côte d’Azur, de ses parts dans le capital des grandes entreprises Françaises comme Véolia et Lagardère.

http://www.lunion.presse.fr/article/francemonde/le-qatar-rachete-quatre-hotels-de-luxe-en-france

Le club désormais qatari a gagné ce lundi avec les conséquences prévisibles qu’on ne pouvait ignorer ; ce succès nous donne un avant goût de sa prochaine éventuelle victoire en coupe d’Europe. A ce moment-là, les vrais supporters pères et mères de famille, les bandes de copains resteront-ils  à la maison car ce sera la Fête du Qatar et non plus celle de la France ?

Caroline Corbières

http://www.24matins.fr/victoire-du-psg-la-fete-du-club-a-degenere-lundi-44704

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