Les Québecois comme les Français ne veulent pas voir qui est aujourd’hui leur véritable ennemi

Publié le 26 décembre 2011 - par - 1 476 vues
Share

On annonce qu’au Québec le foulard islamique est désormais permis chez les agentes correctionnelles des prisons.

Le problème majeur du Québécois de base, c’est qu’il vit toujours en 1759, date de la célèbre défaite du Français Montcalm face à l’Anglais Wolfe sur les Plaines d’Abraham.

Le Québécois voit toujours en l’Anglais son pire et éternel ennemi, celui qui veut l’assimiler, le déculturer, l’exploiter, lui imposer sa langue et sa religion (en l’occurrence le protestantisme).

Pendant ce temps, le musulman a beau jeu, il a la voie libre, il gagne chaque jour du terrain, il impose progressivement ses valeurs et sa vision de la société au peuple Québécois.

Le problème est le même en France: l’immense majorité des Français sont restés bloqués sur 1940.

Le Français-type s’imagine encore et toujours que le SS Totemkopf et les chemises brunes renaîtront un de ces jours de leurs cendres tel le Phénix, s’il n’exerce pas une vigilance continue et n’est pas en proie à une paranoïa de tous les instants.

Dès lors, dès qu’il entend des mots odieux et abominables tels que patrie, traditions, race, nation, nationalisme, patriotisme, les connections neuronales s’affolent à mort dans son cerveau, le gros coup de pression lui monte à la tête, il voit rouge, et le pays est mis en état d’alerte DEFCON 4.

L’équation mathématique de base suivante est immédiatement écrite noir sur blanc :

traditions = peuple = populisme =  patrie = patriotisme = nation = nationalisme = race =  fascisme = racisme = antisémitisme = extrême-droite = nazisme = totalitarisme = camps d’extermination = chambres à gaz = guerre mondiale

L’image la plus adaptée serait la théorie du chaos selon laquelle l’insignifiant battement des ailes d’un papillon au Mozambique pourrait théoriquement déclencher un ouragan en Floride.

En l’occurrence, dans le climat de paranoïa et d’hystérie collective qui sévit en France, il semblerait établi de façon tacite que la simple prononciation de mots tels « patrie, race, nation, peuple » soit dangereuse au point d’être en mesure de générer la montée en puissance de régimes totalitaires fascistes et par la suite l’extermination de millions d’individus, par relation de cause à effet.

Le peuple Québécois et le peuple Français, l’un comme l’autre, sont tout-à-fait incapables de comprendre que l’ennemi d’hier n’est pas nécessairement éternel, que les mentalités changent au cours des décennies et des siècles, que la technologie évolue et surtout qu’un ennemi d’un genre nouveau peut avoir fait son apparition depuis la dernière catastrophe en lice.

Cet ennemi s’est révélé au monde depuis quelques décennies, et il opère désormais à l’échelle planétaire. Il n’y a pratiquement aucun pays qui n’échappe à son emprise. Il a le don d’ubiquité. Il opère partout sur la planète un long et fastidieux travail de sape. Il bâtit ses casernes, impose ses lois, pourrit toutes les sociétés de l’intérieur.

Il n’est pas à l’image de l’Aigle allemand ou l’Ours soviétique, car ce n’est pas un prédateur qui attaque sa proie de manière frontale.

Il agit plutôt comme un virus, il ronge de l’intérieur, gangrène les sociétés, affaiblit les défenses immunitaires des nations, détruit la cohésion et le tissu social, impose, par le biais du mensonge, de la manipulation, de la diversion, de la victimisation, de la violence ou de la menace latente, ses valeurs, ses dogmes, ses lois, ses traditions, sa religion. Il ne tolère RIEN qui lui soit étranger.

Ce procédé est certes plus long pour envahir un peuple ou un pays que de mener une guerre ouverte, mais il est tout aussi efficace, sinon plus.

La guerre-éclair permet la capitulation rapide d’un pays, mais la population entière, mis à part les traîtres et les collaborateurs, reste à soumettre, à pacifier, et se livre généralement à une résistance acharnée et continue.

Tandis que l’invasion par l’intérieur permettra, le jour où la France ou tout autre pays succombera, d’avoir affaire à une population déjà soumise, réduite au stade de dhimmitude.

Il est bien entendu inutile de nommer cet ennemi.

Jean Leclerc

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.