Les quelques contradictions du nouveau scenario DSK…

Publié le 4 juillet 2011 - par - 1 026 vues
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DSK aurait donc eu une relation tarifée qui a mal tournée en final ? Ce ne serait pas le violeur présumé, mais plutôt un harceleur pris au piège du chantage lorsque la femme de ménage s’est aperçue qu’il était connu ? Admettons… Pourquoi ne l’a t-il pas dit dès le départ ? Il avait deux solutions : je ne connais pas cette personne ; j’ai eu des relations consenties donc non criminelles avec elle ; DSK a choisi on le sait la seconde solution. Parce qu’il y a bien eu relations sexuelles selon les traces ADN retrouvées sur les vêtements de la femme de ménage… Sauf que DSK dans ce cas ne pouvait pas franchement l’avouer non plus, du moins en tant que futur candidat à la présidence de la république française qui veut vendre l’image rassurante (tels les couples Nicolas/Cécilia; Hollande/ Royal) d’un homme « normal » qui prépare gentiment la cuisine auprès de sa femme comme cela a été vendu il y a quelques mois. Ce qui n’empêche pas, bien sûr, lui et sa femme de s’afficher dans les salons mondains en couple libre qui s’assume (façon Sartre/Beauvoir), ce qui en fin de compte reste vieux comme le monde chez les puissants ou comment jongler avec cette dialectique qui permet de gagner sur tous les tableaux.

 

Mais tout cela relève toujours de la tartufferie. Et il est dommage que Michel Taubmann, que j’ai connu plus pertinent lorsqu’il avait lancé la revue « Le meilleur des mondes », défende en biographe officiel de DSK cette hypocrisie qui veut faire de celui-ci un gentleman séducteur alors qu’il est un harceleur un tantinet hardeur tout en affichant le contraire comme il se doit ; d’ailleurs les exemples que Taubmann donne concernant la députée socialiste dont l’attaché parlementaire aurait nié ses propos (alors qu’elle les a tenus elle-même) sans parler de Tristane Banon, ne tiennent pas tant on devine bien les pressions sur elles pour qu’elles se taisent, sinon à jamais, du moins maintenant. Et lorsqu’il maintient que la relation de DSK avec Piroska Nagy a été courtoise, celle-ci nie le fait, en insistant sur la position d’autorité qu’il avait sur elle.

Mais d’un point de vue judiciaire DSK s’en sort encore et toujours (voir la MNEF), du point de vue éthique c’est moins sûr, or, l’élection présidentielle se fait aussi sur cette base là. Non pas la vie puritaine dont s’offusque Taubmann, mais précisément le fait tordu de vendre à tout prix un fake : une image d’homme à l’aise avec son couple, et Anne Sinclair en fait des tonnes en égérie romantique prête à tout assumer, alors que le problème n’est pas là. Mais que l’on nous vende une image retouchée. On a reproché à Sarko le Fouquet’s ; DSK et ses amis n’ont rien à envier puisque c’est pis, n’en déplaise à BHL etc… ; d’où un certain dégoût pour un personnel politico-médiatique non seulement médiocre mais de plus en plus vulgaire (tout en affichant des ego surdimensionnés), ce qui est un peu rageant lorsque l’on sait que c’est cette même classe qui est censée diriger analyser le monde qui nous tient (à cœur) alors qu’il mériterait bien mieux. Pendant ce temps les extrêmes sont aux anges à défaut d’être au diapason.

Lucien Samir Ouhlabib

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-hypcrisie-dans-l-affaire-dsk-78281194.html

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