Les races n’existent pas, point final !

Publié le 13 octobre 2015 - par - 34 commentaires - 1 976 vues
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colere« La France, pays de race blanche ».

Nadine Morano, citant Charles de Gaulle.

Dans l’une des dernières parutions du Monde (6_10_2015), en marge de ”l’affaire Morano” – ne s’agit-il pas d’un procès ? -, une scientifique de renom, Dominique Stoppa-Lyonnet, nous explique dans un article intitulé « Race : l’ignorance conduit à la détestation », que la notion de race est inapplicable à l’espèce humaine. J’en ai moi-même été convaincu, et je le reste, par la lecture d’ouvrages d’éminents savants. Entre autres, l’admirable « Mal-mesure de l’homme », de Stephen Jay Gould, le « Traité du vivant » de Jacques Ruffié, « L’Homme » d’André Langaney et d’autres encore tout aussi instructifs et convaincants qui montrent en toute rigueur la fausseté et l’ignominie des théories raciales développées au XIXe siècle, celles-ci n’ayant pas eu comme seule conséquence l’horrible apothéose nazie, mais aussi comme objectif direct de justifier l’esclavage, les principes sociaux discriminatoires de la sociobiologie ou du darwinisme social, l’exploitation coloniale, la tentative d’éradication du peuple Héréro par les colons allemands, l’élimination massive de populations, la négation du statut d’être humain à l’encontre des aborigènes australiens, conduisant sur notre sol même au mépris atroce des “ratons”, des “melons”, des “niakoués” et autres peuples colonisés jugés inférieurs.

La craniométrie, la morphopsychologie (celle ci continue de s’étaler de temps en temps en toute bêtise dans des revues de mode ou dans des publications pseudo-scientifiques), ont été des outils de propagande efficaces dans un contexte préscientifique qui prétendait aligner les sciences humaines naissantes sur la rigueur des sciences dures.

Ceci étant acquis, nul doute que « la France, pays de race blanche », est une locution naïve, même si elle devait émaner d’un personnage de dimension historique aussi impressionnante que le général de Gaulle. Personne n’est à l’abri…

Mais la curée contre cette pauvre Nadine a quelque chose d’hallucinant, et qu’un, ou une scientifique cautionne le concert des injures montre bien aussi, que la science ne préserve personne des sophismes, des positions partiales, des emballements collectifs. La caution scientifique dans des domaines aussi sensibles, se voit souvent abaissée à une procédure rhétorique bien peu rationnelle.

Tous les astronomes savent qu’il n’y a pas de mer sur la lune, et cependant ils continuent de nommer ainsi, par souci poétique peut-être autant que par commodité de langage, les grandes plaques basaltiques qui y dessinent les ombres de son visage nocturne. La continuité et la permanence de la langue dans le temps conduit à une inévitable polysémie, à une ambiguïté intrinsèque dès lors que les mots échappent aux codages rigoureux de la science ou de la philosophie. Certes, la notion de race pose évidemment d’autres problèmes que ce terme de “mer lunaire”, n’en ayant pas la neutralité.

On voit dans cette affaire à quel point l’emportement et la mauvaise foi constituent un réel danger pour l’intelligence des faits,: et en quoi les mécanismes d’une idéologie aveugle et stéréotypée submerge alors la pensée collective. La réaction aux propos de Nadine Morano n’est pas disproportionnée : elle est proportionnée à la volonté évidente de massacrer une personne encombrante, et surtout, d’exciter des foules idéologiquement serviles, d’amplifier les mécanismes de diabolisation sur lesquelles s’appuie le conditionnement idéologique d’un peuple qu’on souhaite aliéner à une pensée profondément totalitaire. Maintenant, prenons congé, poliment s’il vous plait, de Nadine.

Les races n’existent pas, point final. Larousse envisage l’élimination du mot de son dictionnaire (il ne peut donc avoir existé). Larousse ne précise pas si, logiquement, il envisage de supprimer aussi l’article “racisme”, et s’il ne le fait pas, comment il se sortira d’une définition sans faire référence à la racine même du mot…

Bannir le mot de la langue, mais aussi de la constitution où il figure encore en bonne place. Peu de gens semblent frémir qu’on propose de légiférer pour l’éradication d’un mot ! Que des responsables politiques osent seulement en émettre l’idée montre qu’ils sont aux abois, à court de raison, dans une dénégation proprement pathologique. Un mot existe en effet, il est trop tard pour le regretter ! Les idées qu’il exprime ne disparaitront jamais, plus jamais. Elles resteront éternellement concevables, donc formulables. Nier la validité d’un concept, exige même de ses adversaires qu’ils le nomment. Récuser le postulat racial exige la présence du mot race. Le refus le plus radical exige le mot. Vouloir éradiquer le terme signifie qu’on en admet le concept, qu’on le pense, même pour le refouler. Donc, qu’on le veuille ou non, qu’on lui donne sens. En débattre, signifie qu’on le prononce, publiquement, qu’on le claironne, qu’il plane dans l’air.

La notion de race s’enracine dans l’Histoire : nier le terme, c’est entrer de plain pied dans une conduite négationniste. En tant que concept au moins, la race existe, et le mot recouvre une réalité complexe qui fait part du regard que les hommes peuvent porter sur eux-mêmes, sous le jour éventuellement des plus terribles tourments que l’humanité a connus : un génocide est affaire de race, curieusement, même si les races “n’existent pas” !

Tout neurologue sait ce que signifie la disparition d’un espace de pensée : la méconnaissance de la partie droite ou gauche du corps, l’ignorance d’un membre qu’on ne reconnaît plus, les diverses formes d’aphasie, d’agnosie, la cécité corticale… Tout ceci ne procède que d’une amputation des facultés mentales. Fermer les yeux n’ôte pas la mémoire de la lumière ! Mais si la structure cérébrale est détruite, alors disparaît du même coup jusqu’à l’existence même de l’image mentale. J’en appelle à notre scientifique du “Monde” : le seul moyen d’éradiquer une pensée, c’est la lobotomie. Lorsqu’elle n’est pas chirurgicale, ce sont les totalitarismes qui s’en chargent, mais ils n’y parviennent jamais, n’engendrant que d’inutiles souffrances. Comment envisager l’Homme défait d’un seul des termes que sa réflexion a produits  ?

Si l’on admet que la notion de races humaines n’a pas de fondement biologique, compte tenu du brassage génétique millénaire (relire Langaney et les autres), l’histoire des hommes s’est néanmoins fondée sur des stabilités géographiques sans lesquelles aucune socialisation, aucune civilisation n’auraient pu s’établir : il en résulte une très riche typologie humaine. Dominique Stoppa-Lyonnet, qui pour les besoins de la cause oublie quelque peu les rigueurs de sa discipline, nous parle des grandes migrations préhistoriques par lesquelles l’homme s’est répandu sur la terre : mais elle passe sous silence la période de stabilisation déterminante par laquelle elles s’achèvent, par laquelle l’homme rapidement sera créateur de son histoire : la grande sédentarisation du néolithique, où l’homme, de chasseur-cueilleur quasi animal, devient cultivateur éleveur, fondant villages, tribus, cités, royaumes, et développant de ce fait les écritures, le calcul, l’architecture, les lois, les règles sociales, la technique, la rationalisation de l’agriculture, les arts, les mathématiques, les religions, la philosophie, les mœurs propre aux différents enracinements qui font s’épanouir les civilisations… Rien que ça. Mais, silence. Quant aux peuples restés nomades, rappelons qu’ils ne sont plus migrateurs. Leurs déplacements restent géographiquement limités, définis : ils sont pour la plupart semi-nomades semi-sédentaires, sur des territoires bien précis. Et ceux dont les déplacements sont de plus grande envergure, tels les Touaregs, effectuent les liens commerciaux entre des populations sédentaires éloignées, limitrophes du désert, entre le Sahel et le Maghreb par exemple. Quand aux migrations forcées du début du moyen-âge, elles sont le fait d’invasions guerrières, militaires, et furent sanglantes, d’une violence inouïe, accompagnées de razzia, saccages, massacres, pillages, meurtres, viols, tortures…   Exit la science objective quand elle pourrait entériner de mauvaises idées. On a alors recours à Jacques Attali et son apologie des migrations “dont nous sommes issus”, qui fait l’éloge des grands renversements dont il semble que nous procédions exclusivement et, comme il le suggère, peu importe si la France doit s’islamiser. Jacques Attali qui entrevoit depuis son confortable nuage les massacres futurs, et tout ce que je viens d’énumérer plus haut. C’est dans l’air du temps, à quoi bon s’opposer ? A t-il une fille ? bref, revenons à nos moutons, si j’ose dire…

Avec cette sédentarisation, des caractères spécifiques surgissent dans des conditions différentes : le système génétique réagit aux pressions diverses de l’environnement. Les hommes, sans atteindre le stade de la spéciation tant qu’ils restent des hommes, ne s’en différencient pas moins en populations hautement caractérisées adaptées à différentes conditions climatiques, à différents modes de vie. Se développe donc une riche typologie humaine que la notion de race, aussi inexacte soit-elle sur le plan biologique, recouvre et que le sens commun est parfaitement en mesure d’appréhender. Des mutations génétiques s’opèrent, déterminant des caractères physiques locaux, comme pour toute espèce animale, des différences pour employer un terme très prisé, sous l’effet de diverses pressions environnementales. Alors, la France pays de race blanche, aussi maladroite que soit cette formulation, exprime une réalité historique observable, tout simplement, même si je procède à mon insu en partie d’une lointaine grand-mère qui aurait subi le viol par un soldat d’Attila, d’un hypothétique ascendant mauresque, ou à coup sûr, d’un Homo erectus qui aura fait de moi le “cousin” d’un Bantou ou d’un Mongol… La petite taille des pygmées, les yeux bridés à l’extrême des esquimaux, la blondeur d’une petite fille nordique, le regard aigu d’un cavalier afghan, la silhouette athlétique d’un Nouba, le profil aquilin d’un guerrier indien (d’Amérique) font partie de tous les clichés naïfs que chacun possède, et bien innocemment, entretient jour après jour. Mais ces clichés, pris avec précaution, sont les “accroches” stimulant tout ce que nous savons d’autre de ces peuples, avec plus ou moins de précision, plus ou moins d’approximations et d’erreurs selon notre éducation. Ces clichés, même sommaires, “collent” à une réalité incontournable, correspondent à une réelle prise en compte de ce qui se voit ; réalité observable, de laquelle procède la splendeur de l’humanité. Cette prodigieuse et sublime diversité résulte de stabilisations géographiques, sociales, culturelles, ethniques, nationales même, et mon identité n’est pas que dans ma couleur de peau, elle est aussi dans mes héritages proches, une campagne française, Zola, Hugo, le Nôtre ou Mansart, Fauré ou Debussy, un magret de canard, Renoir ou Vigée Lebrun, Voltaire, ou Picasso bien qu’il soit espagnol, et parce que du coup je reconnais aussi Stravinski, Hokusai, l’art dogon, une mélodie persane ou l’architecture islamique pour ce qu’ils sont : les témoins de hautes cultures, d’une humanité splendide – pour combien de temps encore ? -, mais pas les produits d’une “humanitude” – quelle laideur – invertébrée et décérébrée que les dogmes modernistes veulent infliger à la terre tout entière. Tout cela, je l’ai dans ma peau. Blanche. Française.

On fait aujourd’hui comme nous venons de le voir, l’éloge exclusif et très politique des migrations humaines. Au service de quoi, de quelle illusion d’humanité qui enfonce le monde dans la guerre et la veulerie. L’école même s’emploie à ne transmettre que le seul dogme de la diversité. Nous savons que l’Homme est né en Afrique, s’est répandu sur toute la terre. Point final ? Une vérité fait ainsi place à une doctrine, elle devient fausse par la distorsion qu’on lui inflige. La rigueur de pensée bafouée, parfois par les scientifiques eux-mêmes, au service de la mauvaise foi conquérante. La diversification dans la nature s’est faite toujours par le biais de principes et de forces antagonistes et complémentaires à la fois, tous relevés par de grands esprits qui fondèrent les paradigmes de la connaissance. Le hasard et la nécessité ; le génétique et la pression environnementale. La contrainte et l’adaptation. Les migrations et les sédentarisations. La vérité et l’erreur. L’intelligence et la bêtise, tout concept est tenu de cohabiter avec son contraire ; le grand, le petit : le froid, le chaud. La bonne foi, la mauvaise foi… Développer dans l’esprit des gens, comme à l’école d’ailleurs, une vision de l’histoire humaine fondée de manière quasi exclusive sur les migrations, les interférences, les interactions, les interpénétrations, les mélanges, en évitant soigneusement un regard sur la stabilité des peuples, des nations, des particularismes, et donc d’inaliénables déterminants identitaires, confine à un déni de réalité, bien peu scientifique… Petit jeu auquel on se livre aujourd’hui jusqu’au cœur de l’école publique.

Les races n’existent plus ? Destituons Obama, nobélisé au saut du lit, avant d’avoir subi l’épreuve des faits, autant que Martin Luther King pour le seul usage qu’ils font du concept de société multiraciale. Bannissons tout mouvement ou toute expression liés plus ou moins explicitement à ce mot honni, à ce concept devenu par magie inexistant. Mais vous voyez bien que vous êtes obligés de le penser… Ne nommez plus jamais l’Afrique “continent noir”. Niez l’existence des Arabes, des asiatiques : et qu’un Bantou ne se prétende pas bantou, ne revendique pas, selon l’expression d’Aimé Césaire sa négritude, si un Français ne peut prétendre à sa “blanchitude”, pauvre Nougaro, cité par Dominique Stoppa-Lyonnet, qui n’a pas le sens du rythme, lui qui n’est que “ blanc de peau” ! Et enfin, les mots mêmes perdant toute légitimité à traduire quelque enracinement culturel, toute étymologie devenant honteuse, Klaus ne sera plus un prénom allemand, Pierre un prénom chrétien, Kadija un prénom arabe. Le Mont Blanc lui même devra avoir honte. Mais ces prénoms, hélas, ont une antériorité à jamais attachée à leur existence.

Nous remplacerons alors utilement les noms des gens par des numéros, comme il fut fait dans les camps. Ou bien un code barre, pourquoi pas ? Afin de “déculturer”, “déracialiser”, “désidentifier”, “dédiscriminer”, bref, de déshumaniser, un à un, chaque individu.

Eradiquer la langue. Beau projet auquel de notables énergies semblent être consacrées.

Yves Queyroux

 

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Et si on parlait d’ethnie, au lieu de parler de race, cela éviterait bien des palabres pour rien car en parlant de race, tout le monde à bien de difficultés à en donner une définition bien précise, alors que de perler d’ethnie il est plus facile de distinguer telle ethnie de telle autre.
Telle ethnie avec sa religion, ses us et ses coutumes, sera totalement opposée à telle autre pour des raisons diverses.
Pour le coup il faudrait forcément remplacer ;: racisme par technicisme.
Blanc bonnet et bonnet banc.

cathy catowl

C’est vrai que le mot ‘race’ a plusieurs définitions ou plus exactement une définition très élastique en génétique. Il faut savoir que le mot est abandonné par les taxonomistes en raison de cette ambiguïté. Il y a maintenant des types de chiens , de chats etc. Bientôt, les éleveurs devront également abandonner le mot ‘race’ qui n’a plus de sens précis. Le mot ‘type’ appartenait déjà à la taxonomie pour désigner un sous-ensemble de la race. La race en tant que taxon intermédiaire entre l’espèce et le type peut être facilement abandonné. Donc, le mot ‘race’ ne sera plus utilisé… lire la suite

Melou

Encore une fois, le titre racoleur dont a été affublé cet article conduit à des malentendus, et à une façon de traiter l’auteur de manière minable et indécente. D’après le titre uniquement et sans vraiment lire l’article certains se permettent de le commenter, d’attaquer l’auteur,  » traître » , Takia… Évidemment c’est un point de vue et il est possible d’écrire soit même un article, non ? Il me semble que ce qui est un peu nouveau dans cet article c’est la dimension de présence/absence de l’idée si on supprime un mot. Y en a marre de lire ici des commentaires… lire la suite

Herbert Sogno

Désolé, mais autant de lignes juste pour nous expliquer que si on supprime un mot, on est perdu quand il s’agit de nommer l’objet qu’il désignait, moi je trouve que ça ne mérite pas de clémence, mais plutôt un peu de dureté. Je ne suis pas très littéraire, ni très diplomate ; par contre il me semble a posteriori que le ton que j’emploie est relativement proportionnel à l’énervement que j’ai subi lors de la lecture, sans même chercher particulièrement à obtenir ce résultat. Surtout qu’ici l’auteur se contredit deux fois lui-même en expliquant qu’il ne faut pas supprimer ce… lire la suite

Isis

L’usage de designer des groupes humains de différentes régions du monde par un qualificatif racial est surtout fonde sur la perception qu’on

Herbert Sogno

Je ne suis pas du tout laudatif de cet article qui n’est qu’un long bla bla pour ne rien dire, ou plutôt tout et son contraire ( vraiment, car « typologie » peut aussi bien s’appeler « racialité » ). Des 3 « savants » cités, 2 ne sont pas compétents pour éluder la question de l’existence de races, et le 3ème est censé être un généticien mais il a fait une carrière d’anthropologue. André Langaney, que j’a déjà cité dans un commentaire précédent à propos de son interview pour Sciences et Avenir où il affirme que les races sont inclassables et la variabilité génétique dans… lire la suite

Patrick Zbinden

Un article très intéressant sur le sujet:

http://archives.polemia.com/article.php?id=2091

Robert

On trouve en ligne un document fondamental sur le sujet, on y trouve les remarques des derniers scientifiques cultivés. Après ce sera du journalisme….

http://unesdoc.unesco.org/images/0013/001354/135473fo.pdf

Daniel

S IL SUFFISAIT …….!!!! d’après le petit Larousse, la diversité humaine a entraîné une classification raciale sur les critères les plus immédiatement apparents : – leucodermes (Blancs) – mélanodermes (Noirs) – xanthodermes (Jaunes) La démarche du petit Larousse n’est pas de hiérarchiser ni d’apporter une valeur , mais simplement d’expliquer avec d’autres mots le sens ( ou les sens) des milliers de mots que comporte notre belle langue Française…. Avez vous remarqué que le mot racine commence avec les 3 premières lettre du mot race …. il y a forcément une analogie entre ces deux mots, on peut dire que… lire la suite

Noway

Etc…hollande, socialisme, communistes, coran, islam….il faudrait en virer pas mal des mots (maux)

bataille de Tourtour

Pour jouer les cuistres, je prendrai le latin comme référence, car les Romains, qui avaient troqué le soc contre l’épée,avaient un solide bon sens paysan, et appelaient un chat un chat.
On trouve donc en latin un mot « stirps », qui signifie à la fois « racine » pour les plantes, et « race », « lignée » pour les humains (et pour les animaux); et enfin « souche » , pour les deux espèces.
En français, « race » et « racine » n’ont pas même étymologie,mais il a pu y avoir, en effet, attraction entre les deux mots,phénomène assez fréquent.

Patrick Zbinden

La vraie science se doit d’être neutre.
Une science à la remorque du politiquement correct est une imposture.

André Langaney est un enfumeur, il a d’ailleurs reçu le prix Lyssenko en 1996, et ce n’est pas un honneur !

Esprit critique

Excellent article . Bravo. Merci ! « …..Nier la validité d’un concept, exige même de ses adversaires qu’ils le nomment. Récuser le postulat racial exige la présence du mot race. Le refus le plus radical exige le mot. Vouloir éradiquer le terme signifie qu’on en admet le concept, qu’on le pense, même pour le refouler. Donc, qu’on le veuille ou non, qu’on lui donne sens…… » Que penser de la santé mentale de celui qui pensent sincèrement que l’on peut faire disparaitre un mot et donc avec lui: « Son sens » Que penser de ceux qui croient pouvoir regeler des maux en interdisant… lire la suite

Xavier

un petit oubli : les races existent dans le domaine animal !!!
On ne peut donc enlever ce mot du dictionnaire pour la seule espèce humaine en oubliant les millions de races animales !

cathy catowl

Sauf que le mot ‘race’ a deux définitions distinctes en taxonomie et en génétique. Le mot ‘race’ est utilisé dans son sens ‘classique’ c’est à dire taxonomique’ pour les espèces animales et dans son sens génétique pour l’espèce humaine. Pour l’espèce humaine, les races n’existent pas. Pour les autres espèces animales , les différents types existent à l’intérieur des espèces. Si l’on utilise le mot ‘type’ plutôt qu le mot ‘race’ pour les autres espèces animales, l’ambiguïté du mot ‘race’ n’existe plus. N’oubliez pas qu’il n’était nécessaire de contrer le racisme que dans l’espèce humaine. Donc il ne fallait une… lire la suite

Victor K.

Mon chat abyssin ne ressemble pas du tout à mon chien qui lui-même est très différent de mon autre chat, le Maine coon, bien que faisant le même poids. J’ai l’impression, quand je les regarde, d’avoir trois races différentes bien que deux des animaux soient de la même race. S’agit-il de sous-race de la race des chats ? Un de mes amis possède un âne qui s’entend à merveille avec chiens et chats, même avec les humains et les poules ! Pas facile, avouons, de distinguer dans la race animale le groupe, l’ethnie, l’ascendance, le lignage, le type, l’espèce, le… lire la suite

cathy catowl

L’humanité n’est pas une race mais une espèce. C’est ce genre de confusion qui a pour conséquence que le mot ‘race’ est abandonné en taxonomie. la taxonomie exige des mots précis (taxons) pour classifier le monde du vivant. le problème de l’espèce humaine, c’est qu’elle n’appartient pas seulement au monde du vivant mais aussi à une ‘société’ et donc la science est obligatoirement instrumentalisée dans un but politique.

DrPal

Ce qui n’existe pas, biologiquement, c’est la pureté d’une race, simplement parce qu’effectivement le brassage des populations a crée des croisements infinis de caractères génétiques, des métissages plus ou moins visibles, mais réels. Mais prétendre que pour autant, le mot race ne peut s’appliquer à l’humanité, c’est débile. D’abord, même sur le plan génétique, j’ai entendu des arguments niais, comme celui consistant à dire que dans une même « race » (oh pardon!), les différences sont parfois plus nombreuses qu’entre deux …races. A quoi rime cette référence aux gènes, sachant que les scientifiques nous apprennent dans le même temps que nous avons… lire la suite

Mike

Je n’apprécie guère Stephen Jay Gould et André Langaney, athées staliniens au possible. Il fallait voir les horreurs ad hominem que Langaney balançait sur Benveniste et sa mémoire de l’eau dans Charlie Hebdo.
Darwin disait que l’évolution se faisait par la survie du plus apte, ce qui est une tautologie. Gould dit lui que l’évolution est due au hasard, ce qui n’est guère plus brillant.

Fernand CORTES de CONQUILLA

Excellent article d’ Y.Q.! A vrai dire les républicains actuels posent pour postulat que l’ homme est apparu, né en Afrique… et en font un axiome qui n’ est pas à démontrer voire un simple théorème dont on ne pourrait démontrer le contraire. Or, si on sait qu’ il y a eu des hommes en Afrique y compris à une époque reculée, il n’ est pas prouvé que l’ homme ne soit pas aussi apparu ailleurs y compris à une époque encore plus reculée… Et qu’ il n’ y ait jamais eu de contact entre eux. Par ailleurs il est… lire la suite

Fernand CORTES de CONQUILLA

Pour compléter… les ethnies ne peuvent exister qu’ au sein de la race… une sorte de sous-race… et c’ est particulièrement visible et constatable en Côte d’ Ivoire… en Centrafrique… dans les Congos… en Gambie, au Sénégal, au Mali, en Haute Volta ou Burkina Faso… au Cameroun et au Togo… à vrai dire partout en Afrique noire… quoi de commun entre un Massaï du Kenya et un Pygmée? entre un Dogon et un Touareg? entre un Malgache et un africain? entre un Dravidien et un Arborigène? Il est certain qu’ il est beaucoup plus précis de parler d’ haplogroupes qui… lire la suite

SUPERGOY

Les gènes du chimpanzé sont très peu différents de ceux de l’homme.

cathy catowl

Et cela pourrait conduire à l ‘antispécisme et c’est la seule idéologie qui peut supplanter l’anti-racisme.

Jean-Paul SAINT-MARC

« mais aussi comme objectif direct de justifier l’esclavage » —————————————————————— Certes si la finesse de l’esprit de l’auteur de cet article est indéniable, reste que d’attribuer toutes les ignominies de l’histoire à une classification raciale elle aussi ignominieuse qui fut justifié par d’incroyables théories scientifiques est excessif. Modestement plus terre à terre en ce qui concerne la nature humaine, l’esclavagisme, dont s’est rendue coupable l’Europe, ne s’est pas fait en premier sur une base raciale, mais sur la CUPIDITÉ* des élites… Certes le mépris des peuples alors moins avancés, simplement parce qu’ils étaient plus isolés, s’y est rajouté. * : D’ailleurs… lire la suite

Caton l'ancien dit Le Censeur

A propos de la prétendue “affaire” Morano. Alors qu’aujourd’hui, les tests ADN permettent de savoir quasiment à coup sûr si l’on est parent avec Henri IV ou avec Béhanzin, on continue à nous asséner que “les races n’existant pas”. Dans sa dernière livraison du journal en ligne “L’Afrique réelle” n° 70 d’octobre 2015, Bernard Lugan nous rappelle, pour s’en moquer, que pour notre merveilleuse école africaniste officielle, dans l’Afrique ex-noire, aujourd’hui politiquement correcte sud-saharienne, les ethnies n’existent pas non plus, puisque cette notion est une création des colonisateurs, inventée et utilisée pour diviser et régner : Bushmen et Nilotiques, à… lire la suite

Trannod

faut supprimer aussi le mot ORIGINE……voir ses synonymes

faut aussi supprimer CON….car il y en a de trop…LOL

Jean-Paul SAINT-MARC

Article extrêmement intelligent ! Je vais revenir à du plus trivial ! Je me suis moqué il y a peu dans RL de la prétention d’une race unique de l’homme protégé par un créationnisme, ce qui ne peut être que d’essence supérieure. Je terminais mon article par la « prière amusée » d’un croisement de l’homo-sapiens avec un homo-érectus… Un comble quand on nie les races, avoir à accepter la trace d’espèces différentes venant polluer la divine création… Je suis « exaucé », voilà qu’une émission d’Arte révèle la découverte de gènes d’une espèce homo très ancienne parmi des noirs originaires du Cameroun !… lire la suite

Auguste

« … de race, aussi inexacte soit-elle sur le plan biologique… », Il faut faire la distinction entre espèce et race. Une race se reconnait à l’intérieur d’une espèce. Voir l’article de marc Larapède sur ce sujet.

Marcus Graven

Les races existent. Demandez-vous à qui profite le fait de nier leur existence.
http://ripostelaique.com/nen-deplaise-a-la-caste-les-races-existent.html

cathy catowl

Sans avoir lu l’article donné par le lien, je devine que c’est le pouvoir mondialiste qui peut bénéficier de ce genre d’imposture. Des individus sans identité sont beaucoup plus malléables .

Arthur

Je n’ai pas eu le temps de lire tout l’article, mais je ne vois pas pourquoi la notion de race ne s’appliquerait pas aux humains !
La race désigne un groupe ai sein duquel des caractéristiques physiques sont transmissibles.
Or autant que je sache, par exemple, être blanc ou noir est bien un phénotype héréditaire.

cathy catowl

Quitte à me répéter sur ce fil, je signale que le mot ‘race’ possède deux définitions, une en taxonomie (celle que vous mentionnez et que nous connaissons bien) et une définition concoctée par les généticiens . Cette deuxième définition fait de la ‘race’ rend toute division de l’espèce humaine impossible. Mais cette deuxième ‘acception’ du mot n’est appliquée qu’à l’espèce humaine. Donc, il restait des races dans les autres espèces animales (puisqu’elles étaient possibles). l’ambiguïté du mot ‘race’ oblige les taxonomistes à abandonner le mot ‘race » pour le mot ‘type’ dans les espèces animales.

jan

Bien la race , les races (biologiques ) n’existent pas . Il n’y a qu’une race humaine. Bien
Mais alors, et les aliens ? Les extra terrestres , les non humains – s’ils existent – sont ils donc une autre race ?
Si oui, dés lors, les races existent dans l’univers !

Dhoby

Bon papier ! J’ai entendu dire récemment à la radio qu’il ne fallait plus parler de races mais d’ethnies. En fait ça revient au même mais en pire car d’une part, rien n’empêche de faire un classement avec les ethnies comme cela avait été fait avec les races. Mais d’autre part, c’est pire car le concept d’ethnie inclut des aspects culturels en plus des aspects génétiques : on « compartimentalise » encore plus l’espèce humaine. Quel intérêt ? On se rappellera que les nazis avaient tenté d’exterminer non des races, mais des ethnies. Idem entre les Tutsi et les Hutus, ou les… lire la suite