Les Russes et leurs alliés : pas simple mais prometteur

Les amis de nos amis seraient aussi nos amis ? Après quelques hésitations, j’ai fini par répondre : pas forcément des amis. Mais des partenaires contre l’OTAN qui veut anéantir la Russie. Soyons pragmatiques !

Les « démocraties » n’ont pas hésité à frayer avec des néo-nazis qui perpétuent et glorifient le souvenir des hitlériens. Dès lors, pourquoi rejeter le concours de gens que, par ailleurs, on n’apprécie guère ? À la guerre comme à la guerre !

Deux poids, deux mesures, ça suffit !

Le Zygomyr qui étale toute son abjection sur sa face de rat mal rasé se délecte à annoncer, tous les soirs dans son show quotidien depuis la Pologne, le nombre de Russes tués grâce aux armes et aux paramètres de visée fournis par ses employeurs.

Mais les gouvernements français, boche, anglais, hollandais, polonais et américain qui fournissent généreusement à ce pitre toutes sortes d’armes, des «conseillers de terrain », des informations stratégiques et des mercenaires, se prétendent « non-belligérants ».

Comble de l’hypocrisie ? Ou peur de se prendre une bombinette sur le coin de la figure, le jour où Vlad sera à bout de patience ?

Les médias aux ordres de l’Occident dégénéré relaient ces mensonges sans sourciller. Ils ont depuis longtemps l’habitude de nier la réalité et de soutenir les plus invraisemblables contre vérités, du moment que leurs maîtres l’exigent.

Par contre, c’est bien vu de dénoncer des ingérences dans le conflit, limitées et évolutives, de la Biélorussie, de l’Iran et de l’Algérie. En toute hypothèse sans commune mesure avec l’engagement acharné du sénile de Washington, de la docile de Berlin et du débile de Paris.

Les drones iraniens

Les crapules qui livrent à l’Ukraine des batteries de missiles US Himar dernier cri, des Flakpanzer Gepard rénovés en Bochie, des robots tueurs hollandais et des canons Caesar francouillais, ne font pas la guerre à la Russie. Bientôt on nous dira qu’ils vendent à crédit des tracteurs à l’Ukraine.

Ces bons apôtres s’insurgent contre la fourniture de drones iraniens rustiques de type shahed, probablement customisés par leurs utilisateurs.

« Avec des minuteurs de lave-vaisselles » ricane le Zygomyr qui n’est plus à une extravagance près. Applaudissez le clown !

Par ailleurs, les USA affirment que des militaires iraniens seraient présents en Crimée pour aider les Russes à se servir de ces engins.

Herr general Von Palomeros, ancien commandant en chef de l’OTAN à qui on a oublié de signaler que l’URSS n’existe plus, en rajoute une couche. Et il explique que, selon son point de vue, les Iraniens seraient dans une situation de cobelligérance. À la différence des otanesques.

Les « membres neutres de l’OTAN qui ne font la guerre à personne » sont contrariés de voir que les centres nerveux de l’Ukraine, en particulier ses centres de production d’électricité et ses relais téléphone et internet visés par ces appareils difficiles à intercepter, morflent méchamment. Avec les conséquences qu’on peut imaginer à l’approche de l’hiver.

Ces pauvres Ukrainiens n’ont pas été dressés, comme les Français, à rouler au gazogène, à s’éclairer à la bougie, à s’entortiller à poil dans des édredons à plumes et à bouffer des topinambours. Ils ne s’attendaient pas à l’irruption de ces essaims de drones.

Dernier couinement de rage du Zygomyr pour se consoler, repris en chœur par ses admirateurs béats : « L’utilisation de ces drones prouve que les Russes, à court de munitions, sont sur le point de perdre la guerre. »

Toujours la propaganda staffel en délire, car j’ai peine à croire que des officiers d’État major ignorent qu’un drone coûte 10 000 USD pièce modèle de base, le double avec toutes les options, soit 100 fois moins cher qu’un missile 9K-720 « Iskander » à 2 millions. Et plus de 300 fois moins cher qu’un 3M-54 « Kalibr » à 6,5 millions l’unité. Pour évoquer les deux vecteurs les plus utilisés au cours de cette guerre.

Or une pluie de drones fait aussi bien qu’un missile onéreux, pour un coût négligeable. Après, je ne crois pas que Vlad récompensera les mollahs en leur livrant une bombe atomique comme craint le minus du Faubourg St Honoré.

Lequel est tout aussi inquiet du recrutement d’agents secrets russes sur « Le bon coin ». Son copain le Zygomyr parano déteint de plus en plus sur lui.

Les agents des SR français ne disent pas tout au paltoquet

La Russie entretient des liens anciens et forts avec Israël bien que parfois tumultueux. Ce pays, malgré des pressions américaines insupportables, a refusé de livrer à l’Ukraine des batteries antimissiles et anti drones « Iron dome » qui ont fait leurs preuves sur le terrain autour de la bande de Gaza et au-delà.

C’est probablement en contrepartie de l’inaction de la Russie contre les centaines de raids aériens israéliens menés en Syrie contre l’Iran et ses alliés du Hezbollah libanais.

Autant ne pas provoquer Moscou qui pourrait utiliser ses systèmes de défense aérienne S-400 Trioumf déployés autour de Tartous pour entraver sérieusement la liberté de manœuvre des jets israéliens. Il a suffi d’un rappel amical de Vlad à Naftali pour calmer le jeu.

Medvedev, moins diplomate que Poutine a prévenu qu’aider l’Ukraine serait «une très mauvaise idée et une décision bien imprudente ». D’autant que l’État hébreu, malgré la qualité de ses propres services, apprécie la coopération avec les Russes pour croiser leurs informations sur le terrorisme islamique dont certaines racines poussent en Asie.

La Biélorussie idéalement placée

Pour des raisons de logistique, positionnement géographique, distances raccourcies, accès direct par la mer, une grande partie du matériel offensif livré par l’OTAN au Zygomyr, transite par la Pologne. Mitoyenne de la Biélorussie. Où stationnent de plus en plus de troupes russes. Environ 10 000 soldats et 200 chars. Avec une accélération des arrivées ces derniers temps.

Des forces qui pourraient tout aussi bien attaquer Kiev par le Nord que détruire les nœuds routiers et ferroviaires en Pologne par où transitent les armes otanesques, ainsi que les hangars où on les entrepose.

Et dans la mesure où les USA utilisent le territoire polonais pour mener leur guerre contre la Russie, on ne peut exclure un droit de suite.

D’ailleurs, les otanesques y renforcent leurs effectifs et leurs armements. Quelques missiles thermobariques pourraient constituer l’échelon intermédiaire entre des frappes conventionnelles et une riposte nucléaire.

Loukachenko a beau être un vieux renard qui sait dérober les œufs dans le poulailler sans se faire prendre, il n’empêchera pas l’ours russe de croquer quelques poules s’il en décide ainsi.

Cette hypothèse stratégique vraisemblable rend de plus en plus hystérique l’histrion de Kiev qui éructe sa colère et son indignation, dans ses shows dérisoires où il se met en scène comme un seigneur de la guerre, après s’être ridiculisé dans son rôle de président de fête foraine.

Avec la Pologne, un retournement d’alliance est-il envisageable ?

Certes la Pologne fait partie de l’OTAN. Certes une partie des Polonais se méfient de la Russie, héritière selon eux des contentieux avec la défunte URSS.

Mais les gouvernants de Varsovie rêvent de récupérer l’Est de la Galicie perdue, regagnée, reperdue plusieurs fois depuis 1772. Seraient-ils très chauds pour s’engager davantage aux côtés du guignol de Kiev ?

Lorsque tout ce cirque sera terminé, et qu’on redessinera les frontières, les Polaks ne devraient pas être les derniers à participer au dépeçage de l’Ukraine. Pays sans unité nationale classé avant la guerre parmi les plus corrompus du monde avec la Colombie, le Kosovo et le Nigéria.

Pays préfabriqué par Staline, réinventé en 1991 comme état-tampon contre l’OTAN, terre sans identité ni culture propre. Russe au Sud et à l’Est, polonaise au Nord et à l’Ouest, cosaque et hongroise au centre.

Et puis, les Polaks sont moins amnésiques que les Français. Ils n’ont pas oublié qu’une partie importante des atrocités commises dans leur pays par les nazis, le furent pas les waffen SS de Stepan Bandera. Toujours héros national en Ukraine, dont se réclament les autorités actuelles et leurs sbires qui l’admirent.

L’Algérie et la Russie sont sur un bateau

Des manœuvres militaires en Méditerranée viennent de commencer avec l’Algérie. Ce n’est pas nouveau. Depuis le temps de la guerre froide, les Russes s’appuient sur des pays du Maghreb et sur la Syrie pour disposer de bases navales opérationnelles. Ces bases sont plus que jamais nécessaires pour prévenir une éventuelle attaque par le Sud des positions russes en Novorossia.

Depuis 2017, les armées algérienne et russe renforcent leurs liens en termes d’interopérabilité. Chaînes de commandement et matériels.

Ces manœuvres doivent durer quatre jours. Le ministère algérien de la Défense précise que des bâtiments de guerre russes sont amarrés en Algérie, dans le cadre de la coopération militaire entre les forces des deux pays.

D’autres exercices militaires en commun, dont l’objectif est de neutraliser des groupes terroristes au Sahel, sont programmés en novembre, sur le territoire algérien, dans le désert de Béchar, non loin de la frontière marocaine.

En septembre, une centaine de militaires algériens ont participé aux exercices Vostok 2022, à l’extrême Est de la Russie continentale. Seuls les proches alliés du Kremlin y furent conviés.

Les Ricains et l’OTAN commettent une erreur psychologique en sommant l’Algérie de choisir son camp. C’est déjà fait. Et cette ingérence maladroite ne peut que les rapprocher un peu plus des Russes. Vers une alliance stratégique contre l’Occident ?

C’est dur de le reconnaître, mais si les Iraniens et les Algériens que je n’apprécie guère (aimable litote) aidaient les Russes à démantibuler l’OTAN, à restreindre les appétits d’ogre boulimique de l’Amérique, et à balayer l’imposteur de l’Élysée avec sa bande de fripouilles, je crois que leur trouverais quelques qualités.

Quitte ensuite à redéfinir fermement les équilibres géopolitiques avec des gens qui comprennent fort bien le langage de la force quand on sait se faire respecter. Il suffirait que la France se dote d’un vrai président.

Christian Navis

Climats sous influence (climatorealist.blogspot.com)

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20 Commentaires

  1. Le problème est que les menaces de « bombe sale » vont probablement être utilisées comme prétexte pour déclencher une attaque nucléaire « préventive » contre la Russie, avec toutes les conséquences ultimes que ça suppose. Ce n’est pas pour rien que Biden a fait modifier la doctrine des USA dans ce sens en début d’année et ce n’est pas par hasard que les USA évoquent très clairement leur intervention en cas d’usage d’armes nucléaires. Sans oublier le renforcement de leur présence partout en Europe. Nous sommes (très) mal barrés.

  2. Je connais les habitants d’Israël, qui ne connaissent ni l’hébreu ni l’arabe, mais vivent en utilisant uniquement la russe. Beaucoup n’ont pas oublié d’où ils sont partis et où ils ont grandi – la plupart des gens ne comprendront tout simplement pas si Israël commence à aider les nazis ukrainiens.
    Troisième fait-je pense que la Biélorussie commencera à intervenir activement contre le nazisme ukrainien. Loukachenko n’a pas oublié comment l’Amérique a essayé il y a deux ans de le déplacer, en organisant une révolution de couleur. Et les biélorusses simples sont Pro-russes-mon oncle et mon cousin vivent avec leur famille à Moguilev(Biélorussie), j’y vais régulièrement(les visas, bien sûr, ne sont pas nécessaires, car je suis russe) – un beau pays calme. Le nazisme ne s’y enracine jamais. En principe, les biélorusses ne diffèrent de nous que par le fait que le joug Tatar-mongol ne leur est pas parvenu – et donc ce sont les mêmes personnes russes.

  3. Le premier fait est que l’URSS a coopéré avec l’Iran. Par exemple, mon grand-père, ingénieur civil, dans les années 70, avec ma grand-mère, a vécu en Iran pendant près de 2 ans – a aidé les iraniens à construire différents projets. La coopération avec l’Iran depuis plus d’une décennie. Et les drones supplémentaires-pourquoi pas? Ils se sont montrés très efficaces. Nous les appelons « géranium », et les ukrainiens »cyclomoteurs ».
    Le deuxième fait est qu’Israël est extrêmement étroitement lié à la Russie. Dans les années 90, des millions de Juifs de l’EX – URSS y sont partis-et quelqu’un est resté en Russie et dans les pays de la CEI. Russe en Israël est extrêmement commun-où que vous alliez là-bas, connaissant la russe, vous pouvez vous expliquer partout.

  4. il y a les bons et les très méchants! les bonnes victimes et les autres, les bons nationalistes (mais pas en france, en italie en hongrie etc)

  5. En algèbre les amis de mes amis sont mes amis sont
    Les ennemis de mes amus sont mes ennemis
    Les ennemis de mes ennemis sont mes amis

  6. Mélonie persiste dans sa schizophrénie à se dire anti woke et pro zelensky
    et menace ses alliés pro poutine, c’est une connasse qui n’a rien dans le crâne et tout dans la gueule

  7. excellent article très plaisant à lire ; il n’y a que des intérêts entre les pays , et non des amitiés ; ça se vérifie partout , sauf en europe où les pays sont des colonies des états unis … et où l’on opine du chef à ce que dit le suzerain …..

  8. Article très intéressant à lire .
    J’ attends avec grande impatience de savoir si le général Sourovikhine a préparé une souricière pour les troupes du guerrier de bunker en polo kaki
    Une forte odeur d’ oxyde d’ éthylène plane sur Kherson et pas mal d’ ukrosoldats devraient enfiler un pantalon brun foncé .

  9. Le turque Erdogan est à l’action aussi, il y a de plus en plus de pays qui s’engagent dans cette guerre terrible. Pauvre peuple Ukrainien qui subit, subit encore…j’ai peine de leurs peines.

  10. Évidement, vu les dernières aides militaires pour Zobensky prévues à partir de 2023 à 1.5 milliard d’euros par mois de la part de l’UE, il serait impérieux pour la Russie d’occuper la partie ouest frontalière avec les pays de l’UE, afin de rendre impossible toute aide militaire de l’OTAN.
    Les Russes en ont-ils les moyens ? Ce me semble particulièrement risqué et difficile.

    • Les bombardements de l’Ouest de l’Ukraine qui s’accentuent maintenant, sont peut-être un entraînement pour tarir les aides de l’OTAN.
      Mais d’ici deux mois, Vlad peut leur réserver d’autres surprises.

      • Zygomyr est responsable à 100% de la non application des traités de Minsk, donc du massacre de son peuple, et juste avant, des russes du Donbass. Mais zygomyr n’est que le pantin d’un clan invisible.

    • cette hypothèse d’occuper la partie ouest de l’ukraine à partir de la biélorussie me plait bien ….

  11. Ce serait plus juste d’écrire ceci: « Mais les dictatures macronvirus, boche, rosbeef, hollandouille, poloak et enculésd’amerlok « 

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