Les sales méthodes du Canard Enchaîné pour salir Richard Millet

Publié le 3 septembre 2012 - par - 2 599 vues
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Le numéro de la chasse en meute à laquelle se livrent les commissaires politiques de la presse bien-pensance, depuis des années, se déroule toujours selon le même scenario. Les différents épisodes de la semaine dernière, autour du véritable lynchage auquel se sont livrés les maître-censeurs contre Richard Millet, et son ouvrage sur Anders Breivik, le confirme. Le Nouvel Observateur a attaqué le premier, avant la sortie du livre, dès le 22 août, et a parlé de «livre abject». Le Monde, dans ses éditions en date du 28 août a donné la parole à plusieurs auteurs, dont l’écrivain marocain Tahar Ben Jelloun qui estime que Richard Millet «perd la tête» et le romancier éditeur (lui aussi chez Gallimard) Jean-Marie Laclavetine qui précise que «ce n’est pas la première fois qu’il publie des choses inacceptables». Entre-temps Le Point s’est déclaré «triste pour cet homme qui avait du style et le gâche dans des propos suicidaires».

A côté de cette véritable chasse en meute, la presse internet essayait de soutenir l’écrivain, et notre journal, par un remarquable article d’Alain Dubos, essayait de faire entendre une autre musique, au nom de la sacro-sainte liberté d’expression d’un écrivain.

Dans ce contexte, le Canard Enchaîné, toujours en première ligne pour bouffer du curé, et insulter ceux qui veulent bouffer de l’imam, ne pouvait pas ne pas faire partie de la chasse au mal-pensant. Dans un article, en dernière page, intitulé, sur quatre colonnes, « Brûlant bréviaire pour Breivik », nous avons droit à un véritable récital de procès en sorcellerie, maquillé en humour à deux balles. Plusieurs exemples :

– Le palmipède, qui pourtant se vante de défendre la liberté d’expression, et les esprits libres, s’étrangle, reprochant à l’écrivain de penser que le pensum de 1500 pages de Breivik « contient des analyses pertinentes de la perte de l’identité nationale ». « L’a-t-il lu en norvégien », veut ironiser l’auteur de l’article, D.F. Premier pan sur le bec, l’article a été traduit en anglais, et on peut penser que Richard Millet parle cette langue, puis en français. Donc, première perfidie stupide et imbécile contre l’écrivain.

– Continuons la lecture de la prose du palmipède. « Selon le texte de 18 pages de Millet, Breivik, jugé pas si fou que cela, est donc l’Ange exterminateur d’une Europe chrétienne déclinante et rongée par le multiculturalisme. Des thèses d’airain caractéristiques de l’extrême droite islamophobe qui a le vent en poupe sur tout le continent ». Deuxième pan sur le bec. Le Canard, qui se targue d’anticléricalisme, reprend sans la moindre précaution le terme islamophobe, utilisé par les islamistes pour interdire toute critique de l’islam. Comme les bons staliniens des grandes années, il amalgame à l’extrême droite toute critique du multiculturalisme, qui n’est pourtant que l’alibi idéologique des mondialistes pour nous imposer l’islamisation de nos pays.

– Enfin, stratégie classique des médiocres journaleux qui se prennent pour des grands inquisiteurs, les vraies saloperies tombent en fin d’article. On commence à mettre en doute la participation de Richard Millet à la guerre du Liban, en 1975, aux côtés des « milices phalangistes chrétiennes », en disant que ses amis de jeunesse ne s’en souviennent pas. Troisième pan sur le bec, aucun des amis supposés de jeunesse n’est cité, la volonté de nuire gratuitement et de salir l’écrivain est donc manifeste.

– Pour finir, on interroge, pour terminer, un poète et écrivain, Jean-Michel Maulpoix, qui a rompu avec Millet après avoir travaillé avec, en raison de « sa logique réactionnaire ». Et on fait dire à cet homme, parlant de son ancien partenaire : « C’est un narcissique dépressif qui souffre depuis son premier livre d’un déficit de reconnaissance. »

Et naturellement, ce qui se veut l’estocade suit : « Calculé ou pas, ce coup d’éclat politiquement incorrect a déjà réussi à faire plus parler de Millet que sa cinquantaine de livres ».

Si on résume bien ce torchon, Richard Millet est un dangereux chrétien fasciste, par ailleurs écrivain raté, qui, pour se faire de la pub, n’a pas hésité à enfourcher les thèses islamophobes et réactionnaires de l’extrême droite, mais Le Canard Enchaîné veille au grain, et joint sa patte au lynchage du Nouvel Observateur, du Monde et du Point.

Mauvaise nouvelle pour les lyncheurs, dont le palmipède anti-clérical islamophile, Gallimard vient d’annoncer qu’il ne virerait pas Millet. Si cela avait été le cas, nul doute que Le Canard, grand ennemi de toute censure, aurait apporté à l’écrivain un soutien à la hauteur de celui apporté à Robert Ménard lors de son éviction de RTL et d’i-télé…

Martine Chapouton

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