Les sanctions de l’UE contre Poutine le rendent plus fort

Les sanctions de l’UE contre Poutine, qui ont fait qu’un mal est parvenu au plus haut point, alors il ne faut pas s’étonner que Poutine soir rendu plus fort devant lequel il est plus sage de temporiser que de vouloir le heurter de front. Nicolas MACHIAVEL nous rappelle que quand la république romaine croissait en force, en réputation, en territoire, ses voisins qui n’avaient pas d’abord prévu jusqu’à quel point cet État pouvait leur être funeste s’aperçurent, mais trop tard, de leur erreur. Et pour arrêter des progrès auxquels ils ne s’étaient pas opposés au début, ils se liguèrent en nombre contre Rome. Les Romains, après avoir eu recours à tous les moyens qu’ils avaient coutume d’employer dans les périls, imaginèrent de créer un dictateur, et de lui donner la faculté de statuer sans prendre conseil et de faire exécuter ses ordonnances sans appel.

Cette ressource qui leur fut utile et les fit triompher de tous les périls imminents, leur fut également du plus grand secours dans tous les autres événements critiques où ils se trouvèrent lors de l’accroissement de leur puissance et à quelque époque où la république ait été menacée.

On doit remarquer que lorsque dans une république on voit s’élever un principe destructeur qui prend assez d’accroissement pour en être effrayant, qu’il provienne d’une cause intérieure ou extérieure, il est plus simple de temporiser avec le mal que de chercher à l’extirper, car tout ce qu’on tente pour l’étouffer redouble souvent ses forces et fait accélérer la violence qu’on en redoutait.

Ces principes de destruction dans une république viennent plus souvent du dedans que du dehors.

Avec Macron, on a laissé prendre à un petit banquier plus d’autorité qu’il n’est convenable et on a laissé altérer des lois qui faisaient l’âme de la liberté. Et on a laissé ensuite le mal de la macronnie gagner jusqu’au point où il est plus dangereux de vouloir l’arrêter que de lui laisser un libre cours. Il est d’autant plus difficile à connaître le mal à son début qu’il est plus naturel aux hommes de favoriser tout ce qui commence.

Ces faveurs s’attachent surtout à tout ce qui paraît briller de l’éclat des vertus et surtout à la jeunesse.

En effet, si dans une république on voit s’élever un jeune homme, petit par la taille mais grand par ses qualités imaginaires, tous les yeux des citoyens qui se sont tournés vers lui ont concouru à lui accorder sans mesure des honneurs et des préférences. Pour peu que ce jeune homme ait de l’ambition, réunissant les qualités imaginaires dont la propagande médiatique l’a doué et les faveurs des citoyens, alors Macron est parvenu à un tel pouvoir de nuisance que lorsque ceux-ci s’aperçoivent de leur aveuglement, ils ont peu de moyens pour le réparer. Et lorsqu’ils veulent employer le peu de moyens qu’ils ont en leur pouvoir comme le bulletin de vote, ils ne font qu’affermir sa puissance. On pourrait citer mille exemples à l’appui de cette vérité.

Quand Macron jeta les fondements de la déconstruction de la France, contre la grandeur du pays, il parvint à un tel degré de détestation des citoyens malgré la faveur que lui donna l’ignorance des socialistes embourgeoisés des beaux quartiers, qu’il devint redoutable à l’État lui-même. En sorte que les autres citoyens croyaient dangereux de l’offenser et plus dangereux encore de le laisser faire. Dès cette époque, on savait qu’Éric Zemmour candidat ambitionnait de passer pour un homme d’État consommé.

Il avait fait une première faute en ne prévoyant pas les dangers qui pouvaient naître de la puissance de nuisance de Macron et de la caste politico-médiatique corrompue toute dévouée à son service pour faire sa propagande anti-Zemmour. Mais il ne souffrit pas d’en commettre une seconde en les laissant le détruire.

Il jugea que les sanctions de l’UE contre Poutine amèneraient la ruine de la France et de la liberté, comme l’événement le prouva bientôt. Ceux qui ne suivirent pas ses conseils, se fortifièrent contre Poutine et crurent pouvoir le chasser du Kremlin d’où il arriva que ses partisans, irrités de cette injure, le rendirent maître des républiques alliées de la Russie. Il ne fût jamais parvenu à ce degré de puissance sans la guerre ouverte qu’on lui déclara, grâce aux incompétents qui gouvernent la France, les USA et les pays européens.

La même faute fut commise à Rome par rapport à César. Ses rares qualités lui avaient valu la faveur de Pompée et des autres citoyens mais cette faveur se changea ensuite en crainte.

C’est ce dont témoigne Cicéron lorsqu’il dit que Pompée commença trop tard à craindre César.

Cette crainte fit qu’on s’occupa des moyens de s’en défendre mais ceux qu’on chercha à employer ne servirent qu’à accélérer la ruine de la république. Nicolas MACHIAVEL dit donc que, puisqu’il est difficile de reconnaître le mal à son origine, et cela par la séduction qu’on éprouve en faveur de tout ce qui commence, il est plus sage de temporiser lorsqu’on le connaît que de l’attaquer brutalement et ouvertement.

En prenant le parti de temporiser, ou bien il se consume de lui-même, ou du moins il n’éclate que beaucoup plus tard. Les magistrats qui veulent le détruire ou s’opposer à sa violence doivent surtout veiller et prendre garde de ne pas le fortifier en voulant l’affaiblir, et ne pas essayer d’éteindre, en soufflant dessus, un feu qu’ils ne feraient que rallumer. Ils doivent examiner la force du mal, et, s’ils se croient en état de le guérir, l’attaquer sans considération aucune. Mais autrement, ne pas y toucher et se garder même de le sonder.

Il arriverait toujours en pareil cas ce qui arrivé aux voisins des Romains. Au point de puissance où Rome était parvenue, il eût été plus utile, par une paix artificieuse, de chercher à l’adoucir, à la retenir dans de certaines limites, que de la forcer à trouver en elle-même des moyens de défense et d’attaque pour faire la guerre et s’agrandir. La ligue de tous ces peuples ne servit qu’à la forcer à plus d’union et à lui faire imaginer de nouveaux moyens par lesquels sa puissance pût s’accroître promptement. Telle fut la création du dictateur à Rome, arme utile qui lui servit à surmonter tant de périls et à écarter tant de maux dans lesquels elle se serait précipitée. (librement adapté de Nicolas MACHIAVEL, Discours sur la première décade de Tite-Live)

Thierry Michaud-Nérard

image_pdfimage_print

7 Commentaires

  1. les sanctions ne servent a rien sauf a pénaliser les peuples,de plus ca « sanctionnent » a tour de bras la Russie économiquement car ils ne peuvent faire que ca !! militairement l’UE ce ferait exploser le cul,et l’autre bouffon macron qui veut une armée européenne….c’est dans tes réves mon gars.

  2. tandis que nous simple pékin on nous promet une cure d’amaigrissement dès la fin de la présidentielle avec une flambée des prix…

  3. C’est bien connu, de nos jours quand les « dirigeants » des pays veulent se faire la guerre, ils font immédiatement bombarder leur propres populations afin de dire :  » Voyez ce qu’ils me font, je suis obligé de me défendre  »
    Adolf avait utilisé ces mêmes procédés. Je me souviens aussi que Mitterrand ancien président de France, avait préparé son propre attentat à l’Observatoire de Paris.
    L’histoire se répète.

  4. Le pire c’est Ursula von der Mawzir qui ne sait pas que la rareté fait le prix ! Le gaz de Russie si on ferme un peu le robinet ça fait monter le prix en dollars ! Le jour où il y aura de l’€ à l’international les ricains feront la gueule ? Pourquoi ? Ils foutent la merde pour protéger leur monnaie ? Ashkénaze Ursula n’a pas compris ou alors elle suit les ordres de Soros ? 😇

  5. tous les pays qui veulent jouer aux restrictions vont vite se retrouver à genoux.
    Les possibilités matérielles et les réserves minières sont immenses sur le sol russe.

Les commentaires sont fermés.