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Les supporters « français » de la Tunisie se sont encore distingués

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Tiens, mais quelle coïncidence !

Il y a quelques petits jours, et en traitant de l’élection présidentielle à venir ce dimanche au Brésil, votre serviteur rappelait et vantait l’unité du peuple brésilien, quelle que soit la couleur, l’origine ou la sensibilité de ses composants.

Et de donner en contre-exemple les matchs de foot supposés amicaux France-Algérie, France-Maroc et France-Tunisie, où quelques milliers d’allumés, majoritairement de nationalité française, avaient pourri la rencontre dès avant le coup d’envoi jusqu’à tard dans la soirée, n’hésitant pas à envahir le terrain lors du premier événement cité.
En sérieux contraste avec la solennité et la gravité au moment de l’interprétation de l’ “Hino Nacional Brasileiro” à l’occasion des matchs de la “Seleção Auriverde”.

Et, bien, rebelote avec la rencontre (amicale bien sûr) jouée au Parc des Princes entre les formations brésilienne et tunisienne : Brésiliens sifflés, conspués, insultés, subissant des jets de projectiles – dont une peau de banane ! – jusqu’au “traitement” le plus crade qui soit : le rayon laser dans les yeux, et en toutes occasions.

Quand la Tunisie est – pendant deux minutes – revenue à 1 partout, la tronche distordue et les bras d’honneur des Gentils Supporters nous ont clairement fait savoir qu’ils ne prenaient pas ça pour une égalisation, mais pour une vengeance.

Ce qui au demeurant n’aura pas empêché Neymar, victime comme ses partenaires de ces tentatives d’éblouissement, de crucifier tranquille le gardien adverse sur penalty.
Et être crucifié, le musulman lambda n’aime pas trop ça.

Et c’est suite à une agression sur ce même Neymar que les Aigles de Carthage se sont retrouvés à dix, le onzième ayant malencontreusement cisaillé le sociétaire du PSG par-derrière et à hauteur de la hanche, geste éminemment sportif et chevaleresque.

Neymar, traité de tous les noms, et souvent par ceux qui l’adulent dans ce même Parc des Princes lorsqu’il revêt le maillot parisien, ça ne fait pas très sérieux.

Non mais sans déconner ! Avec un palmarès international ridicule : UNE victoire en Coupe d’Afrique des Nations, six participations éphémères à la Coupe du Monde, la Tunisie est un nain de la planète foot. Avoir l’opportunité d’affronter la sélection la plus capée au monde relève du privilège des moins justifiés. Et cette bande de tarés, au lieu d’apprécier à sa juste valeur cette chance imméritée, ne pense qu’à mettre le souk.

Bon. Mais si la haine se cantonnait chez les maghrébins, la classe et le talent restaient l’apanage des Sud-Américains. Score final 5 à 1 dont quatre pions plantés en première mi-temps et une seconde période jouée au petit trot et sans prise de risque, des fois qu’un des fous furieux d’en face disjoncte complet.

Ceci étant, il est excellent qu’outre-Atlantique soit un peu mieux mise à jour la mentalité d’une “certaine catégorie de population”. Déjà, la semaine dernière, le match, amical bien sûr, disputé à Barcelone entre les sélections du Maroc et du Chili s’était terminé par l’envahissement du terrain. Et croyez-moi, les compatriotes de Raquel Garrido n’y étaient pour rien.

Qu’ils sont cons, bon Dieu.
Mais qu’ils sont cons.

Jacques Vinent