Les Territoires perdus de la République sont des foyers insurrectionnels contre la France

Publié le 7 mai 2015 - par - 2 433 vues
Share

racailles tabassantLes attentats djihadistes qui se perpétuent dans le monde occidental vont se multiplier si des mesures drastiques ne sont pas prises au plus vite.

Tous les pays concernés par les attaques terroristes ont au moins deux points en commun : l’incapacité de ces États à faire respecter la loi sur l’ensemble de leurs territoires et leur impuissance à juguler l’ immigration dont sont issus les djihadistes (le fait que de plus en plus d’autochtones n’ayant aucune origine étrangère récente se joignent au djihadisme est malgré tout une conséquence évidente d’une influence originairement allogène).

Dans les zones de non-droit qui gangrènent les pays occidentaux, les services de l’État ne sont plus du tout les bienvenus, pis, ils sont carrément combattus par une partie des habitants de ces «territoires perdus  ».

Il faut donc appeler un chat un chat et déclarer ces territoires  foyers insurrectionnels!

Ce sont donc des opérations de contre-insurrection qu’il faut employer pour régler le gravissime problème du djihadisme. Et pour ce faire, il faut se considérer en état de guerre en utilisant d’autres armes que celles de la rhétorique…

Les services de renseignements doivent développer un réseau d’informateurs encore plus étoffé afin de connaître l’ennemi qui se déplace et agit, dans ces «territoires perdus  », comme des poissons dans l’ eau (pour paraphraser la fameuse phrase de Mao Zedong) .

Mais, une fois le renseignement acquis, qu’en faire? Presque tous les djihadistes qui ont frappé l’Occident étaient connus des services de renseignements et/ou des services de police et avaient eu maille à partir avec la justice.

Les objectifs sont nombreux afin de pouvoir démanteler les cellules terroristes car les loups solitaires n’existent pas. Un loup, comme tous les prédateurs a besoin de se nourrir, de se trouver un (ou des) refuges, de reconnaître son terrain de chasse, de l’explorer et enfin d’avoir la force physique et la détermination nécessaire pour dévorer sa proie. Si un loup sort de la meute, il va certainement y retourner pour se protéger et obtenir de l’aide. Ainsi le djihadiste a besoin de complices pour voler les véhicules qui lui serviront à frapper sa cible, tout comme il a besoin de planques pour lui-même et ses armes, tout comme il a besoin de moyens de communication mais aussi de la présence de propagandistes et de «rabatteurs  » qui auront croisé son chemin. Internet ne peut-être à lui seul responsable de la montée du djihadisme même si Internet influence et aide techniquement ce dernier.

Khaled Kelkal le terroriste algérien, responsable d’une série effrayante d’attentats islamiques en 1995 pour le compte du GIA, n’avait pas Internet et pourtant il sut frapper la France à plusieurs reprises, réussissant même à faire exploser une voiture piégée devant une école juive à Villeurbanne.

Le renseignement doit-être suivi d’opérations militaires et/ou policières qui auront pour buts, entre autres, de découvrir les caches d’armes qui s’accumulent, de démanteler les filières qui convoient ces armes jusqu’à leurs destinataires (ainsi que les trafics en tous genres qui financent les terrorismes). Trouver les destinataires de ces armes, c’est réussir à cibler les futurs terroristes et/ou criminels avant qu’ils ne frappent. Il faudra évidemment infiltrer les prisons et les endroits sensibles (comme l’on dit pudiquement) pour découvrir qui sont les idéologues du djihadisme et de leurs « soldats ».

Les convertis d’origine européennes sont une arme à double tranchant  : Ils aident parfois les djihadistes à passer inaperçus mais en même temps les services de renseignements n’auront pas toujours besoin de trouver des agents «  typés  » pour se faire recruter dans les milieux djihadistes. Le renseignement humain est ce qu’il y a de plus important dans la lutte contre le terrorisme . Mais, l’aspect humain est aussi essentiel lorsqu’il faut reconquérir un territoire perdu puisque la population y joue un rôle prégnant.

En effet, la peur a envahi les populations de ces territoires qui se sentent – à juste titre- délaissés par le pouvoir central. Les forces de police n’y font que de brèves apparitions et repartent aussitôt avant que les gangs se mettent à les harceler.

L’officier et stratège français, David Galula (1919-1968) , loué par la communauté militaire américaine qui le considère comme «le Clausewitz de la contre-insurrection  » (Général David H. Petraeus ; ex-directeur de la CIA), écrivit dans son ouvrage , Contre-insurrection, Théorie et pratique que: «Le gouvernement loyaliste ne peut arriver à grand-chose si la population n’est pas et ne se sent pas protégée contre l’insurrection  ».

Il faut donc détruire le sentiment justifié de peur dont souffrent les populations – y compris en partie musulmanes  – qui se retrouvent seules face au mouvement insurrectionnel. La peur des populations a comme conséquence l’omerta mais aussi et surtout engendre la complicité de cette population. Comme dans les gangs sud-américains, les «soldats  » entrent dans ces milieux pour être protégés du gang même ou d’une entité criminelle rivale. Les populations n’ont ni confiance dans l’ appareil sécuritaire de l’ État, ni dans son système judiciaire gravement laxiste (le pouvoir législatif est aussi la cause de ce laisser-faire puisqu’il édicte les lois qui bien que trop souvent interprétées de façon idéologique par les magistrats n’en demeurent pas moins pour nombre d’entre elles originairement plus qu’indulgentes vis-à-vis des criminels de droit commun et des terroristes).

Il est aussi évident que les imams et autres propagandistes islamistes qui prêchent au cœur des prisons doivent être mis en cellules d’isolement de façon permanente.

Maintenant, venons-en au sujet qui fâche: il s’ agit de la neutralisation ciblée des djihadistes (qu’ils soient des «soldats» ou des propagandistes) sur le sol même du pays où se trouvent les foyers insurrectionnels. Pratiquement tous les djihadistes qui ont frappé la France étaient connus des services de renseignements, le temps est venu de les neutraliser de manière préventive (même si c’est au «filet dérivant» que la pêche doive se faire). Il sera donc nécessaire de voter des lois qui permettront l’arrestation préventive de tout individu ayant des sympathies avec le djihadisme (qui a dit que la tâche serait aisée?).

Tout le monde – même les religieux les plus fanatiques ont des points faibles que les services de renseignement peuvent exploiter pour obtenir des informations de premier plan.

J’en veux pour exemple l’impensable réussite du Mossad qui jusqu’en 2013 était parvenu à infiltrer la très secrète unité d’élite 910 du Hezbollah en faisant d’un des ses commandants, Mohamed Chawraba, une taupe du Mossad ! L’ Unité 910 du Hezbollah, soutenue, financée et entraînée par la République Islamique d’Iran a pour fonction de commettre des attentats contre Israël dans le monde entier. Mohamed Chawraba fut même chargé entre 2005 et 2007 de la protection rapprochée du secrétaire général du Hezbollah, le Cheikh Hassan Nasrallah  en personne !

Grâce a cette infiltration réussie par le Mossad, plusieurs attentats contre des israéliens (au moins cinq) ont été déjoués à travers le monde et des agents du Hezbollah ont pu ainsi être démasqués et arrêtés dans plusieurs pays.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet mais cet article a comme but d’affirmer qu’il faut traiter les attaques terroristes en France, ou ailleurs en Occident, comme une guerre insurrectionnelle puisque les terroristes sont des autochtones ou des résidents étrangers possédant la capacité de rester sans être ennuyés dans le pays cible et de se fondre dans le paysage.

Il est évident que la situation va empirer et que des cibles nouvelles et toujours plus « audacieuses  » vont être visées par les djihadistes…

Il est aussi évident – et c’ est ici que réside le problème le plus aiguë – qu’aucun décideur politique européen n’aura le courage de mettre en œuvre cette guerre de contre-insurrection. Les tentations suicidaires de l’Occident ont peut-être atteint un point de non-retour

François-Gilbert Fradgi

Share

Les commentaires sont fermés.