Les tireuses d’élite de l’Armée rouge : quelles femmes !

Publié le 19 novembre 2020 - par - 80 commentaires - 1 508 vues

Ce livre* écrit par Liouba Vinogradova emporte le lecteur dans un univers du passé d’où l’on revient impressionné, ému et se questionnant sur notre réel d’aujourd’hui : qui serait encore capable de faire comme elles pour défendre la Patrie ? Quelles femmes ? Mais aussi quels hommes ?

Le passage de poussinette innocente à tireuse d’élite au front se fait brusquement, sans aucun avertissement pour celles qui ne le choisissent pas, brutalement pour toutes, même pour les volontaires constituant la majorité de l’effectif. S’il arrive que l’une d’elles revendique sa survie au terrible siège de Léningrad pour tenter de se soustraire à l’engagement, nombreuses sont celles qui mentent sur leur trop jeune âge pour être incorporées au plus vite. Dans la théorie communiste, la femme est indistinctement la stricte égale de l’homme, niant les différences factuelles définies par la nature humaine et l’Histoire dans cette unité d’égalité. La seule caractéristique particulière justement prise en compte par l’administration soviétique est la plus grande patience des femmes. Un atout essentiel pour un tireur d’élite.

Pour autant, ce récit de faits réels ne reflète pas d’adhésion à l’idéologie communiste, mais uniquement l’ardent désir spontané et inconditionnel de défendre la Patrie envahie par des barbares.
Il est connu qu’en URSS on parlera par la suite de la Grande Guerre patriotique plutôt que de la Seconde Guerre mondiale. Toujours est-il que ces courageuses jeunes filles ont participé à l’un des pires conflits de l’Histoire sous l’un des pires régimes politiques. Originaires de tous milieux sociaux et professionnels, devenues héroïnes de la guerre, nous ne devons pas oublier qu’elles ont participé à libérer le monde de la peste brune, ce dont nous bénéficions encore aujourd’hui, même si d’autres vermines infestent notre quotidien et menacent gravement le futur.

Ambiance : l’administration soviétique a supprimé les plaques d’identité militaires. Ayant disparu anonymement, un combattant n’aura même pas sa famille soutenue par une pension, ce qui équivaut le plus souvent à une condamnation par mort de faim. Des soldats ont cependant gravé leur nom sur quelque objet métallique, que l’on retrouve avec eux encore aujourd’hui lors de fouilles archéologiques après lesquelles leur est assurée, enfin, une digne sépulture. Quant à ceux qui étaient faits prisonniers par les Allemands, sauf pour ceux qui étaient titulaires de médailles, connus pour leurs exploits passés ou pour d’autres après s’être évadés, leur libération les conduisait immédiatement au goulag et dans ce cas aussi il n’y avait pas de pension pour leur famille.

Les uniformes pour femmes étaient rares et beaucoup revêtirent des habits masculins trop grands, y compris les bottes. Rien de spécifiquement féminin n’était prévu dans les fournitures individuelles et leurs cheveux furent coupés comme ceux des hommes, un passage particulièrement difficile pour les femmes cosaques aux longues tresses traditionnelles. Il arriva que dans certaines unités du front, un second pantalon soit exceptionnellement attribué aux tireuses d’élite, qui devaient rester immobiles parfois pendant toute une journée sans pouvoir se dévêtir pour faire leurs besoins.

La formation et l’entraînement furent des épreuves équivalentes à celles des hommes. Leurs instructeurs, d’abord surpris de voir arriver des filles, surtout si jeunes, ne les ménagèrent cependant pas du tout. Un officier, voyant qu’après un ordre de ramper l’une d’elles avait fait un écart pour éviter une flaque d’eau glaciale, la fit recommencer en ligne droite. Après la guerre, il lui expliqua que cette dureté impitoyable avait pour but de les préserver : sur le champ de bataille, pareille mesure de confort conduisait le plus souvent à une mort certaine. Les cartouches étaient fournies à volonté mais il fallait récupérer toutes les douilles à cause de la pénurie de métal, et ce n’était pas le moindre des exercices dans le froid et la boue. Elles apprirent à manger vite, ce qui s’avéra très utile une fois arrivées sur le front.

Pour ces toutes jeunes filles, ouvrir son score ne fut pas facile. Tuer pour la première fois n’est pas une évidence, surtout dans les instants d’après. On ne peut pas revenir en arrière. De plus, viser une cible éloignée et indistincte est une sorte d’exercice pratique. Tirer sur un homme en combat rapproché lors d’une attaque d’infanterie après l’avoir regardé dans les yeux est très différent.

S’ouvre alors un autre univers, celui de ceux qui ont tué et continuent parce qu’il n’y a pas d’autre possible. Toutes les survivantes s’en souviendront des décennies après dans le moindre détail.
Une orpheline racontera que sa première cible fut un Allemand à qui elle avait trouvé un air de père de famille et que cela lui restera toujours un regret. Même si la propagande soviétique répétait sans relâche que tuer des Allemands était un devoir patriotique, la première cible humaine atteinte fut souvent une épreuve douloureuse.

Une motivation à ne pas regretter ses tirs fut souvent la perte d’une camarade, parfois très proche. Les tireuses d’élite opéraient le plus souvent en binôme, afin de se relayer à l’observation fatiguant la vue, aussi l’une couvrant l’autre pendant son tir. De solides et profondes relations de camaraderie et d’amitié furent issues de ces longs moments passés à deux dans la neige et le froid, dans la boue ou sous la chaleur oppressante, toujours avec le danger omniprésent et mortel. L’ennemi nazi était chaque jour plus détesté à mesure que le front progressait, que les camarades étaient tués et que l’on découvrait les horreurs parmi les ruines. Haïs encore plus, les soldats de l’armée Vlassov, ce général russe qui tenta de renverser le régime communiste avec l’aide des nazis, ne furent jamais faits prisonniers. Si on a un compte à régler, on ne le fait pas en s’alliant avec les ennemis de la Patrie.

Particulièrement pour les filles, il était recommandé de ne pas être capturées par les Allemands. Ceux-ci avaient pour habitude de les violer avant de les faire périr dans d’atroces tortures. Il arriva que des tireuses d’élite entendent longuement les hurlements de leurs camarades prisonnières sans pouvoir intervenir. Pas de quoi faire à son tour des prisonniers. Certaines, blessées, se firent exploser à la grenade en tuant des Allemands qui s’approchaient d’elles. Une au moins fut tuée après viols et tortures avec un lance-roquette. Mais il existait pour elles un autre danger, vu par certaines comme un second front : les insistances ou même le viol par leurs propres officiers. Certaines acceptèrent une liaison avec un gradé afin de se protéger du viol par les autres. De plus, certains officiers les prenaient pour leurs domestiques, s’ajoutant à leur rôle au front.

Le texte inclut des narrations des exploits d’autres héroïnes de l’Armée rouge : les pilotes de bombardement, surnommées les « Sorcières de la nuit », qui, en binôme aussi, attaquaient les défenses anti-aériennes allemandes avec de petits avions en contreplaqué. Lents et alourdis par leur charge, ces avions étaient des cibles faciles et il fallait également un grand courage pour opérer ainsi. Au moins une fille pilote abattue en zone ennemie fut capturée et envoyée au goulag après la guerre, comme des dizaines de milliers d’autres, femmes et hommes.

La présence au front de tireuses d’élite soviétiques n’occasionna pas de duels avec leurs homologues allemands tels qu’on peut en voir dans les films. Mais il arriva qu’une tireuse d’élite soit ratée de très peu par un Allemand tirant en même temps qu’elle. La victoire dans ce duel involontaire ne fut due qu’à un quart de seconde et au recul de l’arme russe. Chaque camp avait ses tireurs d’élite performants et expérimentés. De même, il ne fut jamais prouvé qu’une tireuse d’élite avait réussi un tir à travers la fente de vision d’un char, prouesse elle aussi de cinéma.

Les nazis allaient regretter d’avoir attaqué l’URSS. Des profondeurs de l’Asie, division après division, l’Armée rouge renouvelait sans cesse ses pertes, augmentait ses effectifs équipés par des matériels provenant d’usines situées bien au-delà du rayon d’action des bombardiers, ce qui n’était pas le cas pour les Allemands, de surcroît pris entre deux fronts. À partir d’octobre 1944, l’Armée rouge franchit la frontière de la Prusse-Orientale. L’enthousiasme à forcer cette ligne fut accentué par la propagande soviétique. Après avoir chassé les nazis de leur Patrie, libéré la Lituanie alliée, les soldats pénétrèrent en territoire allemand, bien décidés à vaincre l’ennemi haï et à faire payer tout ce qu’ils avaient vu et subi. Beaucoup avaient un proche à venger, ordre fut donné de violer toutes les femmes allemandes et de récupérer dès que possible tout ce qui était en état de fonctionner. Ces horreurs pouvaient être accentuées par la consommation d’alcool dont les Russes étaient friands. Ils buvaient même du méthanol, impropre à la consommation et causant de nombreux morts, aveugles, ou invalides. La découverte des camps de concentration nazis augmenta encore le désir de vengeance. Ce qui surprit particulièrement les soldats soviétiques fut de découvrir la richesse, voire l’opulence de l’Allemagne nazie, eux qui survivaient dans la nuit communiste, et ils se demandèrent ce que les Allemands étaient venus faire chez eux. C’est ce que se demandèrent les tireuses d’élite qui, pour la première fois depuis longtemps, investissant des maisons désertées, purent faire une digne toilette, manger convenablement et dormir dans des lits avec draps et couvertures.

Une fois rentrées chez elles, il fallut bien longtemps pour qu’elles retrouvent un peu de ce qu’elles s’étaient passagèrement approprié chez les Allemands. Des années de disette et de dénuement les attendaient. L’État soviétique, dans la prétention et l’incompétence communistes, prenait tout aux petites gens dont le salut ne venait que du potager et d’un peu de bétail. Elles n’eurent même pas la reconnaissance des autres, qui considéraient qu’elles avaient tenu un rôle n’étant pas celui d’une femme, les suspectaient de s’être prostituées ou d’avoir usurpé leurs décorations. Elles eurent souvent des difficultés pour se marier. Elles durent attendre longtemps une indemnité pour leurs années de combats. Leurs souvenirs de guerre les hantaient et elles ne trouvaient personne à qui en parler. Une situation inhumaine pour ces jeunes filles à qui il fut, vraiment, beaucoup imposé.

Daniel Pollett


*Les tireuses d’élite de l’Armée rouge,
Liouba Vinogradova, éditions Héloïse d’Ormesson, 2018, 380 pages.

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Notifiez de
Franco-Américain

Bande annonce pour un bon film à ce sujet, basé sur la vie de Lioudmila Pavlitchenko. Il suffit de choisir les sous-titres en français (icône pour Réglages) et puis cliquez sur “CC” – https://www.youtube.com/watch?v=fuPX8mjeb-E

meulien

nos feministes actuelles n’en veulent pas tant

gaulois en colère

Le communisme, c’est le monde orwellien du mensonge d’Etat, de la manipulation, de la privation des droits les plus élémentaires, ce sont les camps d’internement-extermination par le travail, c’est le monde de la boucherie humaine à l’échelle industrielle. Le communisme, c’est la mort de l’Homme et sa réduction à l’état d’esclave et de cadavre. Cette idéologie inhumaine, totalitaire et génocidaire revient par la cheminée, déguisée en escrologistes, LFI, PS, …

Gabriel Zallas

Orwel fut communiste à son heure ; c’est pour cela qu’il connaissait bien les rouages tordus du système qu’il décrit parfaitement en projection par son livre “1984”, un anagramme de l’année 1948 à la naissance de l’apogée du communisme.

LA DIFFERENCE

Russie 1941 – 1945 : des femmes capables de se battre.

France 1940 – 2020 : des hommes français battus par les allemands puis par les immigrés.

Et quand je dis “battus”, je le dis pour conserver les formes. J’aurais dû écrire “sodomisés”.

Stentor

Pour ceux que ce sujet des femmes tireur d’élite dans l’Armée Rouge pendant la Seconde Guerre mondiale intéresse, on peut signaler un autre ouvrage : “Les femmes snipers russes de la Seconde Guerre mondiale” de Youri Obraztsov et Maud Anders.

a.hourquetted'arre

Merci à Daniel Pollett et Stentor de partager ces faits historiques peu connus.

Irina

Je me souviens d’avoir lu une anecdote assez atroce au sujet de l’une d’elle.

Enceinte, elle accoucha sur le front, en silence malgré les souffrances. Elle noya elle-même le nouveau-né dans de l’eau glacée, pour que les cris du bébé ne puissent pas alerter l’ennemi, et parce qu’un nourrisson n’avait pas sa place dans une unité combattante.

Angélique

Enceinte de neuf mois, elle se trouvait encore en première ligne ?

Paskal

Ce n’était que de la chair à canon.

Irina

Il faut croire, oui.

Mörback

Ce besoin de merveilleux….

Claude Germain V

Magnifique ainsi que leurs homologues masculin , il nous faudrait les mèmes en France , mais aux ordres du peuple .
Par contre le coté négatif c’est toujours la mort ,qui pourrait être évitée si certains pseudos humains dictateurs fermaient leurs gu…le ou mieux n’existait pas .

LANKOU RU

Existent-t-elles encore aujourd’hui car on en aurait besoin ? .Voyez ce que je veux dire .Même combat !

Et pour répondre à certains : que faisaient les masqués et armés comme pour la guerre sur l’Arc de Triomphe lors des manifs GILETS JAUNES ???

zéphyrin

pourquoi un homme “tireur d’élite” est toujours présenté comme un dissolu un acharné, un malade sexuel ? Et on glorifie les femmes qui commettent les mêmes choses ?
c’est du sexisme éhonté.

C'est pas juste !

Pas faux… Et en plus, ce sont des homminicides qu’elles ont commis, mais là, pas de poursuites, pas de tribunal, et aucun écho dans les médias !

Irina

Les tireurs d’élite masculins sont considérés comme des dissolus et des malades sexuels ? Ah ?

Je n’ai jamais lu ça. Je pense à ce tireur d’élite finlandais, surnommé par les russes “La mort blanche”, et dont la tête avait été mise à prix dans l’Armée Rouge. Il fait partie des trois ou quatre tireurs qui ont l’un des palmarès les plus gigantesques de tous les temps, et je n’ai jamais rien lu de tel à son sujet.

Longtemps après sa mort, je crois qu’il est toujours considéré comme un héros national dans son pays.

Stentor

Il est le tireur d’élite au score le plus élevé connu à ce jour. Mais personnellement, j’ai des doutes… Qu’il ait pu faire un décompte précis des ennemis qu’il a touchés avec son fusil, passe encore, mais il a revendiqué un nombre tout aussi précis d’ennemis abattus au PM Suomi, et cela, ça me paraît beaucoup plus étrange…

Irina

Ben pourquoi ? Il tirait à vue, d’après tout ce que j’ai lu.

Il avait poussé l’art du camouflage à son point le plus haut. Il avait même modifier la mire pour éviter les reflets. Ses ennemis ne le voyaient pas, mais lui les voyait. Je ne connais pas la portée du Suomi, mais comme il ne tirait qu’au coup par coup, je pense que la distance n’était pas si grande pour qu’il ne puisse pas voir sa cible s’effondrer.

Stentor

Peut-être, Irina, mais si un engagement avec un PM (donc le Suomi) se fait à courte distance, c’est aussi contre un groupe d’ennemis et donc on ne parle plus d’un tir ajusté sur un mec, au fusil et de loin.
Il y a dans ce cas précis ce que j’appellerais “le feu de l’action” et je vois mal comment, dans ce contexte, on peut se livrer à un décompte aussi précis des ennemis abattus.

Irina

On peut se servir du Suomi de deux façons, et lui ne l’a jamais utilisé qu’à l’affût et au coup par coup.

A ma connaissance, il n’a jamais participé à des combats rapprochés.

Quand au PM, je ne connais pas la gamme de Suomi, mais lui avait un fusil-mitrailleur, pas un pistolet-mitrailleur. Je n’y connais pas grand-chose en armes, j’avoue, mais ce que je sais c’est qu’il tirait toujours de loin, et en tout cas jamais dans le feu de l’action. Il pouvait rester à l’affût des heures d’affilée malgré le froid. La résistance au froid, ça compte aussi.

zéphyrin

irina relisez moi, c’était de la dérision ….(rire)

Irina

Ah, pardon, alors !

Sei

Aucune admiration pour des tueuses.

Stentor

N’importe quoi ! Les tireurs d’élite sont des soldats au même titre que leurs camarades fantassins. Leur rôle est d’apporter un appui en terme de précision du tir et de portée du tir ; d’autres doivent fournir un appui avec une mitrailleuse ou un lance-flammes et tout le monde est dans le même merdier.

Paskal

Elles ont souffert et agi selon leur conscience, d’autant que beaucoup de nazis méprisaient les Slaves. Après, ça n’implique pas que l’impérialisme russe valait mieux que son confrère allemand.

kabout

il y a eu aussi Lioudmila Pavlitchenko pendant la 2e guerre mondiale avec a son actif 309 ennemis tués !! avec son mosin nagant.

GAVIVA

grâce à elles on parle pas allemand…..

Mörback

Grâce à elles, toute cette diversité qui vient combler le vide, merci….

PHIPHI

ni français:
on NE parle pas allemand
la langue allemande n’a pas empêché les compositeurs de langue germanique de briller
mais on peut effectivement aussi aimer le kehbab et ce genre de chose
tout est relatif, tout est dans tout ET son contraire et vice versa

C'est pas juste

Mais il a quand-même fallu l’apprendre à l’école !

ISA

L’intention de cet article est tout sauf clair ! Parler en bien de pauvres filles sacrifiées sur l’autel du stalinisme ne mène nulle part. Il parvient certes à brouiller les limites séparant les hommes des femmes, ces dernières ayant été épargnées de la lourde tâche de tuer l’ennemi dans les sociétés civilisées. Si l’auteur de cet article pense que c’est un progrès… Parler de Peste Brune pour relativiser les horreurs de l’Union Soviétique, voilà qui fait également froid dans le dos. Quant à oser écrire que les Russes violaient les femmes allemandes pour venger le viol de leurs petites tireuses d’élite, c’est un peu léger ! Je pense pour ma part que les Russes ont une sacrée introspection collective à faire sur leur comportement pathologique durant l’ère soviétique.

jeanjean

ET AU NIVEAU DE VOTRE PETIT PETIT QI QU’EN PENSEZ VOUS SI VOUS ÊTES CAPABLE DE PENSER ???

ISA

C’est une honte d’encenser l’Armée Rouge ! Je préfère Soljénytsine à Jean-Jean, il était certainement plus courtois, en plus.

Angélique

Alors qu’est-ce qu’il faut encenser ? La Wehrmacht, peut-être ?

Irina

Jean-Jean ? C’est qui ?

Soljénytsine, il était officier de l’Armée Rouge, et pas des plus aimables, il le dit lui-même.

Claude Germain V

Au moins ELLES avaient la Foi , celle çi a disparue du peuple de france-poubelle dont les dirigeants préfèrent la dictature et la sueur africaine..

ISA

La foi en quoi ??? En Staline !

Hardy Guillaume

Elles etaient justes patriotes, et ne souhaitaient combattre l’envahisseur allemand

Mörback

“combattre l’envahisseur allemand” et l’envahisseur Polonais aussi ???? mdr

Stentor

Non, en leur pays qu’elles devaient défendre contre des envahisseurs qui détruisaient tout, les considéraient comme “les sous-hommes de l’Est”, et prévoyaient de les réduire en esclavage.

Irina

Il est pourtant de fait que le viol des femmes allemandes, et les exactions sur les hommes, était voulu par le commandement.

Il ne s’agit pas de morale, il s’agit de faits.

Après, on n’est pas obligés d’approuver !

Hardy Guillaume

Juste retour des choses, malheureusement, dès le déclenchement de BARBAROSSA, les allemands ont commis des exactions contre les populations civiles sur le front soviétique et avant en Pologne, et bien évidemment je ne mets pas Katyn dans le camp allemand

Irina

Ce genre de retour des choses n’est-il pas toujours injuste ?

Stentor

Les allemands ont tout détruit en Russie lors de leur retraite pendant toute l’année 1944. Tout. Lisez ce qu’Eisenhower en a dit dans ses mémoires, lorsqu’il a décrit la Russie qu’il survolait à basse altitude dans l’avion qui le ramenait de sa visite en URSS à la fin de la guerre.
Demandez-vous aussi pourquoi l’URSS a déploré 26 millions de morts CIVILS et militaires – un record dans toute l’histoire de l’humanité.

Les femmes allemandes violées en 1945, ce n’est qu’un juste retour des choses, et je trouve même, personnellement, que ce n’était pas cher payé…

Saint-Plaix

Un seul mot ! Dégueulasse! Vous devriez avoir honte! Renseignez-vous avant d’écrire de telles saloperies et d’apologiser de telles lâchetés! Maintenant si vous prenez Eisenhower comme référence on comprend que vous ayez une vision quelque peu “partiale”… Les Allemands de la Wermarcht, même de la SS, n’ont jamais violé personne: c’était d’ailleurs puni de mort avec sentence immédiatement appliquée… On ne peut n dire autant des “Alliés”. Normand du “baby boom”,,dans mon enfance, les gens évoquaient peu les Allemands et JAMAIS les Américains! Comme me le dira trente ans plus tard un cherbougeois, résistant, décoré jusqu’à la racine des cheveux: “Avec les Allemands on devait protéger les hommes, résistants, STO, etc. Avec les “Alliés” on a dû protéger les femmes et créer des milices.”

Stentor

Mon pauvre Saint-Plax, les allemands n’ont jamais de fait de mal à personne ? Ils n’avaient pas besoin de violer les bonnes-femmes, ils tuaient les hommes, ils allaient droit au but et ne perdaient pas de temps comme ça. En effet, on ne gagne pas une guerre en violant des femmes, mais en tuant des hommes.
Vos petits copains allemands, monsieur le collabo, auraient mérité de se faire tous massacrer en 1945, et ils ont eu beaucoup de chance, une chance qu’ils ne méritaient pas du tout. Point barre.

Irina

Pour ce qui est de la peste brune, je me permettrais de vous dire que la peste n’excuse pas le choléra, et réciproquement…

C'est pas juste

Les vaccins arrivent ! Un peu de patience, que diable !

ISA

Qui vous dit que Staline n’aurait pas continué l’invasion de l’Europe, sans la force de frappe allemande? Que disent les pauvres victimes à qui c’est arrivé, l’occupation de leur pays par les troupes soviétiques et la gangrène sociale qui a suivi ?! Maintenant, l’article est intéressant, parce qu’il montre que ces “héroïnes” de guerre étaient elles-mêmes victimes de la barbarie communiste. Une monstruosité à l’échelle d’un pays, où plus rien n’est humain. Les Russes ne méritaient pas ça.

Stentor

La “force de frappe allemande”, maintenant ! Heil Hitler !

patphil

les héroines de larmée rouge …
aujourd’hui les filles d’europe occidentale se laissent séduire voire plus par l’envahisseur

Ice Crime

Là bas des combattantes, des héroÏnes ; ici des PAN et des PAB.

Système

Les tireurs embusqués, hommes ou femmes, ne sont pas des héros puisqu’ils sont par définition planqués ! Ils ou elles ne méritent en rien notre considération…

Rosalie

“seule la victoire est jolie”…
Qui est le plus efficace ? Un tireur d’élite “planqué” ou un Poilu sortant de sa tranchée (par obligation) sous les tirs de mitrailleuses, et qui ne fera pas 20 mètres ?

straycat

J’ai fait le stage de tireur d’élite en 73 au 11eBca (rien demandé, moi j’étais babacool, juste patriote comme on dit maintenant). Un tireur d’élite qui se fait prendre, c’est inévitable, passe un moment terrible. Genre les maquisards qui étaient de facto dans cette configuration de tir posté (et non “planqué”…). Pas confondre avec le sniper comme en Yougo qui dégomme des civils. A ce compte là un gars dans un char est “planqué” !

enfield

vous avez une vision de la guerre de petit garçon …

Stentor

Tout comme les sous-mariniers qui vont se cacher sous l’eau, les artilleurs qui restent loin derrière, les aviateurs au-dessus de la mêlée, les tringlots qui conduisent des camions… Soyons sérieux !

Irina

Excellent, Stentor ! ☺

Viktor

N’oublions pas de citer Ludmila Mikhaïlovna Pavlitchenkova, surnommait par les américains “Lady Death”, affectée au 54ème Rgt de fusiliers, à l’âge de 25 ans et qui avec son fusil à répétition Mosin-Nagant 1891/30 calibre 7.62x54R, tua 309 soldats allemands. Elle fut décorée de l’étoile d’or des Héros de l’Union soviétique.

Mörback

A coté du score de Katyn, ça fait “petit bras”….

Irina

Oui, enfin cette guerre a quand même fait 5 millions de morts allemands. On pourrait dire que Katyn fait petit bras à côté.

Je n’ai jamais compris l’intérêt de faire des concours entre deux horreurs.

Stentor

Ce n’est pas vraiment comparable. Des nanas comme Ludmila ou sa “concurrente” qui lui dispute la vedette, la belle Rosa Shanina, risquaient leur peau en première ligne contre des ennemis parfaitement armés et difficiles à débusquer.
A Katyn, au contraire, des Russes ont abattu à bout portant des officiers polonais désarmés et alignés devant eux comme des cibles.

Irina

Oui, enfin, mon instrument à mesurer l’atrocité n’a jamais bien fonctionné, il a tendance à se bloquer assez vite au maximum.

Irina

Et puis il me semble que dans l’assassinat de gens désarmés, les allemands ont été assez performants aussi…

Irina

En tout cas, j’irais jamais dire qu’un massacre, quel qu’il soit, “fait petit bras”.

Stentor

Absolument, on connaît d’ailleurs “l’efficacité allemande”.

MAS

Il nous faut la même avec des CPLF au bout du fusil.

verdict

Quelles femmes, oui ! Autre chose que les nôtres, et même que bien des “hommes” occidentaux !

Anonyme

Les bolcheviques ont massacré plus de Russes que les Allemands ne l’ont fait.
Cet article ne changera rien à cette implacable réalité.

Système

Très juste ! Étrange cette inclination française à valoriser l’Etranger, même si c’est un monstre.Surtout si c’est un monstre.

Irina

Mais il ne s’agit pas de valorisation, il s’agit de faits historiques.

Hardy Guillaume

Tout à fait et que dire des “Sorcières de la Nuit”, ces femmes pilotes bombardiers qui a bord de bomardiers un peu hors d’âge allaient bombarder les premières lignes ennemies, des PATRIOTES

Mörback

Etrange cette inclinaison Française à penser que le monstre c’est l’autre…))

patphil

ça aussi c’est vrai ! mais qui veut réécrire l’histoire ?

Mörback

“mais qui veut réécrire”surtout pas celui à qui la version actuelle profite !

Irina

C’est quoi, “LA” version actuelle ?

Irina

Ce n’est pas un concours entre atrocités, ce me semble.

Si ?

Hardy Guillaume

A ceci près que vous pouvez réfléchir, les troupes allemandes sont arrivées en juin 1941, et sont parties en quoi, mi 1944, 3ans quoi, pour un bilan meutrier Kolossal

OCTAVE

Merci pour ce remarquable article, je connaissais l’existence de ces femmes tireuses d’élites dans l’armée rouge mais grace à vous j’en ai encore appris un peu plus.

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