Les tracteurs défilent, les paysans crèvent

lefollpaysansAprès guerre, nous avons assisté à l’exode rural, la population des campagnes survivaient grâce à une agriculture vivrière.
Cette masse a rejoint les banlieues industrielles, pourvoyeuses de travail, et de meilleures conditions de vie.
Le grand Charles avait fait passer la France du 19e au 20e siècle.
Il fallait bien nourrir cette masse de laborieux quittant leur terre, c’était la naissance de la grande distribution.
Le modèle agricole mutait, il fallait produire, la mécanisation s’imposait dans nos campagnes.
La polyculture faisait place à la monoculture, les petites exploitations familiales s’effaçaient aux profits d’exploitations industrielles.
Il fallait produire toujours plus de produits normés, aux coûts les plus bas, prérogatives imposées par la grande distribution, principale cliente de nos exploitants.
A cette époque la France mangeait Français !
La baisse des revenus des consommateurs après plusieurs crises financières et l’ouverture des frontières amenaient les centrales d’achats à proposer des produits de moins en moins chers issus de l’importation.
Pour pallier cette concurrence déloyale, l’état Français, déjà soumis au marché, mit nos paysans sous perfusion de fonds publics.
Les collaborationnistes travaillaient dans le dos de nos paysans.
En livrant notre marché au libre échange de UE, nos politiques ont signé la mort de la paysannerie Française, ils ont livré nos producteurs, éleveurs à un changement radical de modèle de production. Face à un marché concurrentiel, globalisé, face à des pays où le coût du travail et les impôts sont quasis inexistants.
Actuellement nous avons 500.000 exploitants, la politique actuelle du libre échange les divisera par 10.
Nos exploitants se réformeront comme en Allemagne, Espagne, Roumanie vers un modèle mondialisé, un modèle intégré.
L’exploitant n’est plus que le propriétaire des murs, il est un simple exploitant salarié au cœur d’une chaîne qui va du producteur au consommateur, système géré par des industriels mondialisés, un modèle intégré.
Il est un simple employé au service d’une chaîne, qui part du producteur jusqu’au consommateur, système géré par des industriels mondialisés.
Ce mode de production a un coût pour la santé publique entre un élevage bourré d’antibiotiques, l’utilisation massive de produit agrochimique, cancer au robinet, dans les assiettes.
Il restera en France une production locale, « le localisme » .
Des produits de qualité, qui pourra se payer ces produits ? 12% de Français, les nantis.
Un autre mode est possible, mais il faudrait remettre en cause le modèle ultra libéral.
Un pays qui n’est plus en mesure de nourrir sa population est-il souverain ? Ne rentre-t-il pas dans un système de soumission mondialisée ?
Sigismond Odon

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4 Commentaires

  1. Les paysans se suicident et l’état subventionnent les mosquées et l’immigration. Il faut demander la démission de hollande pour déficience mentale.

  2. Vous écrivez:
    « Ce mode de production a un coût pour la santé publique entre un élevage bourré d’antibiotiques, l’utilisation massive de produit agrochimique, cancer au robinet, dans les assiettes »
    Votre affirmation sur l’élevage est fausse. Elle était en partie vrai il y a 15 ou 20 ans, mais je peux vous affirmer que l’utilisation des antibiotiques en élevage industriel, si elle n’a pas complétement disparue, est maintenant pratiquée le moins possible.
    Quand un animal est malade, il faut bien le soigner, que direz vous si les éleveurs laissaient mourir leurs animaux par manque de soins ?.
    Ce qui a changé c’est que les antibiotiques ne sont plus prescrits de façon préventives dans l’alimentation. Ils sont encore quelquefois utilisés mais uniquement si des problèmes sanitaires sont observés sur prescription vétérinaire.
    De plus certains antibiotiques utilisés en médecine humaine ne peuvent l’être pour les animaux d’élevage.

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