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"Les traîtres", d'Ivan Rioufol : un titre rudement bien choisi


Ivan Rioufol est journaliste au Figaro, depuis 1985. Il se qualifie comme catholique, et conservateur, ce qui, dans ce milieu, est plutôt rare, et suffit souvent à être rejeté par la profession. Il sera ainsi ciblé chaque semaine, dans Marianne, quand, derrière Jean-François Kahn, cet hebdomadaire prétendait lutter contre le politiquement correct.
Il publie, depuis près de quinze ans, environ un livre par an, souvent avec des titres-chocs.
La Fracture identitaire, Fayard, octobre 2007
Où va la France ?Le Bloc-notes de la présidentielle, Éditions de Passy, 2008
Chronique d’une année de crises, Éditions de Passy, mars 2009
Attachez vos ceintures, Éditions de Passy, février 2010
À la recherche du peuple perdu, Éditions de Passy, janvier 2011
De l’urgence d’être réactionnaire, Éditions PUF, 2012
La Fin d’un monde, Éditions de Passy, avril 2012
Le Crépuscule du socialisme, Éditions de Passy, janvier 2013
Touche pas à ma France !, Éditions de Passy, janvier 2014
Poings sur les i, Éditions de Passy, janvier 2015
La Guerre civile qui vient, Pierre-Guillaume de Roux, 2016
La Nouvelle Révolution française, Éditions de Passy, avril 2016
Macron. La grande mascarade. Bloc-notes 2016-2017, L’Artilleur, 2017, 550 p.
Cette fois, après un silence de trois ans, il nous propose ce livre au titre très parlant : « Les traîtres », aux éditions Pierre-Guillaume de Roux. Quels sont ces traîtres ? Les mêmes que ceux que nous dénonçons depuis douze ans dans ces colonnes. Les politicards mondialistes et immigrationnistes, les juges, les journalistes, les universitaires, les artistes du système, les faux-experts, et tous ceux qui crachent sur le peuple français depuis des dizaines d’années.
L’auteur présente d’ailleurs lui-même son livre.
http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2020/01/les-traitres-tel-est.html
Il se divise en trois parties. La première est intitulée « Les Gaulois sont dans la plaine », la deuxième « Saboteurs de père en fils » et la troisième « Refuser le suicide français ».
Se retrouvant derrière le combat original des Gilets jaunes, Ivan Rioufol n’a pas de mots assez forts pour dénoncer le mauvais traitement politico-médiatique, et le lynchage qu’a subi ce mouvement, y compris de la part de ceux qui, aujourd’hui, l’ont court-circuité pour mieux le dénaturer et le récupérer.
Il appelle à soutenir celles qu’il appelle les guerrières de l’islam, notamment Zineb, pour qui on sent qu’il a faible, et tous les résistants arabo-musulmans. On aurait aimé qu’il évoque aussi les Gaulois, dont il se réclame, qui, eux aussi, refusent l’islamisation de notre pays.
Il appelle les droites à faire bloc face à Macron, pour l’empêcher de finir le travail de démolition de notre pays et de notre peuple qu’il est chargé de mettre en place.
https://islamator.tvs24.ru/
Même s’il n’utilise pas les mêmes mots que nous, Ivan Rioufol a la même analyse, et cible les mêmes ennemis. Cela fait plaisir, dans un contexte où le blogueur Islamator, chaque semaine, livre une rubrique sur les traîtres qui détruisent la France et le livrent à l’ennemi, que de voir qu’un journaliste, très présent sur les plateaux de télévision, puisse tenir un discours semblable.
On ignore si les dirigeants de la CFDT, Laurent Berger en tête, très virulents contre le mouvement des Gilets jaunes, vont accuser Ivan Rioufol de complicité avec les dégradations commises sur leurs locaux…

Avec ce titre, Ivan Rioufol a tapé juste, ce qui devrait lui valoir l’opprobre de toute la profession, car nombre de ses confrères de CNews ou du Figaro n’apprécieront certainement pas de se voir qualifier de ce mot, que pourtant ils méritent amplement.
Albert Camus disait que « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Nul ne pourra reprocher cela à Ivan Rioufol…
Jeanne Bourdillon