Les tribunaux de police : un racket d’Etat contre les automobilistes

Pour la première fois de ma vie, j’ai mis les pieds dans un tribunal de police. J’accompagnais une amie qui venait de quitter la région parisienne, et était partie s’installer à 500 kilomètres de sa domiciliation de toujours. Pas de chance pour elle, elle était convoquée au tribunal de police de son ancienne habitation. Elle m’avait demandé de l’accompagner, ce que j’ai fait bien volontiers. Départ à 7 heures du matin, arrivée à 12 heures, le temps de prendre un casse-croûte, un petit verre de rouge, et nous faisions la queue devant le tribunal.

C’étaient des agents de sécurité d’une entreprise privée qui surveillaient l’entrée. Tous étaient originaire de la « diversité ». Nous sommes arrivés dans une petite salle à 13 h 45, heure où nous étions convoqués. La greffière a enregistré la présence de mon amie. Le tribunal (si j’ose dire) est arrivé à 14 heures 05. Il est constitué d’une présidente et d’un procureur de la République, qui, tout au long de l’audience, font un pas de deux.

J’ai assisté à une dizaine d’affaires, jugées en moyenne en dix minutes. J’ai compris que ceux qui étaient présents contestaient une amende, délivrée la plupart du temps par des radars, mais aussi parfois par des policiers. J’ai également vu, quand il y avait un report d’audience, que tout était complet jusqu’à septembre. Bref, le business doit être rentable !

Ceux qui avaient un avocat passaient en premier. Le scénario était assez classique. Les « coupables » avaient dépassé la vitesse autorisée de 10 à 20 km/h, et se voyaient sermonnés par le procureur, qui leur expliquait que c’était beaucoup, et que cela mettait en danger la vie d’autrui, et sa propre sécurité. J’avoue que, depuis la salle, moi qui fais 50 000 kilomètres dans l’année, je me retenais pour ne pas l’interpeller, et lui demander combien, lui, le donneur de leçons, faisait de kilomètres dans l’année, et s’il payait bien ses amendes. Mais je me suis bien tenu à table. D’autres avaient un peu trop bu (au-dessus de 0,5 g, mais en dessous de 0,8 g) et demandaient l’indulgence du tribunal, pour des raisons professionnelles.

Un jeune s’en est sorti remarquablement. Agé de 18 ans, conduisant une mobylette, il était accusé d’avoir brûlé un stop, et s’était fait prendre par deux policiers particulièrement zélés. Le gamin s’est bien défendu, et a été relaxé. Un autre s’en est sorti avec une amende minimale, ayant fait jouer un vice de forme dans le document rédigé par les policiers.

Un chauffeur de bus, marié à une musulmane, se voyait accusé d’avoir attrapé par le col sa belle-mère voilée (présente à l’audience) et voulait sauver à tout prix son permis. Il s’en sortira avec une amende de 150 euros, et 150 euros à filer à la belle-doche, mais il sauvera son permis, son boulot, et ne se retrouvera pas en prison !

Deux affaires m’ont particulièrement marqué, parce qu’elles ont mis aux prises deux personnes qui paraissaient très structurées, et avaient parfaitement préparé leur défense.

Le premier, un gaillard avec une certaine prestance, se voyait accusé, pris sur une autoroute à 92 km/h, sur une portion limitée à 70 km/h, d’avoir attribué la conduite à une personne de 83 ans. Grave erreur stratégique, dans ce cas-là, il faut miser plutôt sur des plus jeunes, cela passe mieux. D’autant que, malchanceux, l’accusé avait été flashé de face. Malgré tout, il avait préparé une défense plutôt habile, avec lettre de la personne âgée, et explication qui paraissait tenir la route. La présidente ne voulut même pas l’entendre, et l’accusa de se moquer ouvertement du tribunal. Le procureur en rajouta, évoquant d’autres excès de vitesse commis par le passé par ce conducteur, apparemment trop malin pour le tribunal. Le procureur, sans vergogne, réclama 500 euros contre l’accusé, par ailleurs retraité. J’ai beaucoup aimé la plaidoirie de cet homme, qui paraissait très sûr de lui. Il expliqua que son histoire était vraie (mais ne se battit pas tellement, voulant sans doute protéger la personne âgée, c’est ce que j’ai compris). Il expliqua qu’il avait son permis depuis 47 ans, qu’il n’avait été responsable d’aucun accident de la route depuis 45 ans, qu’il avait les bonus et tous les super-bonus dans sa compagnie d’assurance, que ce radar de 70 km/h était un véritable traquenard fort connu des habitants du coin, que c’était la première fois qu’il se faisait flasher à une vitesse supérieure à 20 km/h, et qu’il lui semblait qu’il devait y avoir, dans cette France, bien plus dangereux que lui.

De manière glaciale, la présidente lui dit qu’habituellement, elle était indulgente, mais qu’elle avait horreur qu’on se paie sa tête. Le verdict tomba : 250 euros dans les trous de nez. Je ne pus m’empêcher de trouver cela dégueulasse…

Puis un autre malheureux passa à la barre. Il avait son entreprise et des voitures de fonction. Il était accusé parce qu’un de ses véhicules avait été flashé à une vitesse excessive. Et comme il avait été incapable (ou avait refusé), de balancer le nom du conducteur, c’est lui qui était responsable, aussi simple que cela. Mais au lieu d’en rester là, le bougre présenta un alibi solide, et expliqua qu’il ne prenait que 4 jours de vacances par an, et s’était retrouvé, durant les journées incriminées, à Nice. Il fournit des factures, et contesta, d’une manière virulente, peut-être maladroite, certaines pièces du dossier. Bref, il se mit à dos le procureur et la présidente. Le premier demanda contre lui 600 euros d’amende, provoquant une réaction indignée, que l’accusé ne sut contenir, ce qui lui valut un deuxième sermon de la présidente, qui le rappela à l’ordre. Il se défendit, quand il eut la parole, avec pugnacité, et je l’ai pensé sincère. Mais à l’arrivée, le verdict fut lourd : 300 euros, même s’il ne perdit aucun point. Il quitta la barre en vociférant. je compris qu’il disait que les seuls 4 jours de vacances qu’il passait lui coûtait cher, et qu’il trouvait que la France devenait un pays à la con. Bien évidemment, la président et le procureur, outrés, firent un numéro du genre « Mais pour qui se prend-il, ce gueux ? ».

Puis vint mon amie. Je vous dis tout. Elle fait 60 000 km par an, et n’a gardé son permis que parce qu’elle a triché, cédant, depuis une dizaine d’années, une vingtaine de points à son mari, à ses parents et à ses amis. Sauf que cette fois, comme l’autre conducteur, retraité, elle s’est fait flasher de face, et a désigné un homme comme conducteur de sa voiture. Perdu, bien sûr. Mais elle, contrairement au retraité contestataire, joua profil bas, et expliqua que c’était la première fois qu’elle agissait ainsi, qu’elle avait procédé ainsi dans un sentiment de panique, par la crainte de perdre son permis, et par la même occasion son emploi. Il est vrai que sur un passage limité à 90 km/h, sur l’autoroute, elle avait été flashée à 132 Km/h, soit entre 40 et 50 km/h de trop. Dans ce cas, le verdict est lourd. 135 euros, 4 points de moins, et un éventuel retrait de permis possible. Elle se fit naturellement tirer les oreilles comme une gamine (elle a juste 51 ans), et le procureur osa dire que lui n’avait jamais dépassé une vitesse autorisée de plus de 10 km/h. Et comme elle avait voulu tricher, le pire était à craindre. Ledit procureur réclama le retrait du permis de conduire, et, s’appuyant sur la tentative de fraude de mon amie, demanda 1000 euros d’amende.

Lors de sa rapide prise de parole, mon amie fut assez convaincante, expliquant sa vie, le temps qu’elle passe au volant, sa prudence, et ses regrets. Elle expliqua que sans permis de conduire, à 51 ans, sa carrière professionnelle était foutue, et supplia la présidente d’en tenir compte. Celle-ci en resta à 4 points de moins, et 500 euros d’amende. J’avoue que, même si je trouve cela honteux, je m’épongeais le front, car l’essentiel était qu’elle sauve son permis.

Je remarquais, dans l’attitude de ces deux serviteurs de l’Etat, payés par les impôts des contribuables, un très grand plaisir à taper comme des brutes sur des pauvres Français, victime d’un véritable racket organisé. Ils n’avaient même pas l’air conscients qu’ils faisaient un sale boulot, pour ne pas dire un travail dégueulasse, qui n’était même pas au service du bien commun. On pourrait ajouter que je n’ai pas vu une racaille islamisée qui se distingue par ses rodéos, et le bordel organisé les jours de mariage. Les seuls accusés que j’ai vus étaient des Français bien de chez nous.

J’ai repris la voiture, soulagé, et ai pris l’amie dans mes bras, de soulagement. Puis je l’ai ramenée dans son foyer, où l’attendait son mari, à 21 heures. Coût de l’opération, pour elle, en dehors des 500 euros d’amende :

  • Frais d’autoroute, 100 euros
  • Frais d’essence, à raison de 1000 kilomètres dans la journée, 100 euros
  • Stage rendu nécessaire pour récupérer les 4 points, et pouvoir continuer à conduire sereinement : 250 euros.

Quant à ses petites combines consistant à filer ses amendes à ses proches, c’est terminé. Cela lui apprendra à être Française, et à payer ses impôts ! Et les radars mobiles, qui vont flasher les voitures dans les deux sens, 8 heures par jour, sont entrés en action le 1er mai. M’est avis que Madame la présidente et le procureur vont devoir bosser encore  peu plus, pour traquer les « salauds » d’automobilistes…

Martin Moisan

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26 Commentaires

  1. Une procédure inédite est en cours d’expérimentation . A suivre .

  2. Et après cela,on s’étonne qu’un grand nombre d’automobilistes,roulent sans permis !!!!
    La cause en revient à l’excès d’intolérance et à l’absence de formation.
    Evidemment ,une prise de conscience intelligente permet de se rendre compte que la  » vitesse  » contrôlée est un facteur de sécurité…Mais allez dire ça aux racketteurs de la république.
    Ayant fait partie du mouvement Auto Défense,( en son temps)j’ai presque envie de dire que c’est bien fait pour les rackettés !!!( désolé )

  3. Vie quotidienne d’un Tribunal…
    Rentrée quotidienne de Fric…
    Confrontations quotidiennes inutiles… On connait la triste fin !
    Pourquoi pas des DAPV ? Distributeurs Automatiques de PV ?

  4. Et attendez, monsieur Moisan, avec la limitation à 80, ça va être la fête à la maison : les sous vont rentrer tout seuls et les tribunaux seront obligés d’embaucher. Ces emplois seront donc payés par nos impôts.
    Elle est pas belle la vie ?

  5. J’ai bien lu la plupart de vos remarques, toutes plus ou moins sensées et justifiées. Je vous rappelle néanmoins que les « responsables » politiques qui prennent les décisions que vous contestez sont élus par une « majorité » de français. Je me rappelle aussi qu’un parti politique proposait de supprimer ces contraintes lors des dernières élections ! Alors diable pourquoi vous plaignez vous des conséquences dont une « majorité » de français sont à l’origine des causes ? Changerez vous votre vote la prochaine fois … j’en doute ! Donc arrêtez de pleurer ! … ET PAYEZ le juste prix de vos conneries !

    • oui Jean Rit c’est ce que je dit aussi de pire en pire les citoyens votent pour leur bourreau depuis toujours et sa continu,drole de gens!

  6. En Afrique ce sont les fonctionnaires qui rackettent, en France c’est l’Etat et notamment son bras armé qu’est le MINEFI

    • Exact, mais cela revient beaucoup moins cher et ce ne sont plus des « libéralités » qui se passent dans la bonne humeur et dont on peux toujours en négocier le montant. Essayez donc de comparer avec la France…. moi cela fait vingt ans que je vis à M/car et tout s’arrange avec le sourire et la bonne humeur avec quelques euros. CQFD

  7. bientôt on sera convoqués parce qu’on aura respiré deux fois au lieu d’une, l’oxygène désormais concédé au nouveau peuple remplaciste ; 1 an de prison en écosse pour un Blanc ayant un couteau presse patates dans la poche; vous avez déjà vu une telle sentence pour un membre du peuple remplaciste ? mdr, dans quel état on se trouve, bordel, après seulement 40 ans de tergiversations sur un plan linéaire de 2000 ans !

  8. oui un racket, bien huile, bien organisé, avec des bon petits soldats aux ordres qui ramassent le fric et tapent fort sur le citoyen lambda. car la crapule chef d’entreprise connu des autres elus ou notables, lui on ne l’assomme pas et il s’en fout son salaire ou sa boite paye sans probleme. La racaille en moto, scooter, ou bmw, sans permis sans assurance, sans carte grise, lui ne vient même pas au tribunal, ne paye pas, et tout le monde s’en fout….et avec la vitesse à 80, là ça va etre tout benef !!!!

  9. Pauvre France, l’état tape sur la France qui bosse, paie ses impôts, bref, l’état s’en prends aux honnêtes gens…
    Les deux personnes cités (présidente et procureur) sont de mauvaises personnes, qui s’attaquent aux plus faible, à ceux qui ont quelque chose à perdre.
    Les gens non solvables, avec casier judiciaire et issus de la diversité, n’ont plus rien à craindre.
    Et on le voit dans tous les aspect de la vie….

  10. ma femme cardiaque a une carte de stationnement handicapé , or alors qu’eelle etait stationnée sur une place reservée devant une grande surface, sa carte a glissée !! 10 mn apres la gendarmerie lui mettait un pv de 135€ !! bien sur elle conteste direction tribunal avec un avocat ,celui-ci explique que ma voiture zafira blanche est connue dans cette ville de 1200 habitants !! reponse du juge les gendarmes ne connaissent pas tout le monde !! mon avocat sur un ton rigolard(ça je n’aurai pas pus le faire ) mais ma cliente est la femme de la tete de liste de droite au derniere municipale !! reponse du procureur ah bon j’ai compris !! 20€ d’amende !! et reponse goguenarde du procureur les gendarmes sont des gens bien obéissants avec le maire en place !!

  11. Le permis à points est un scandale. L’abruti qui l’a imaginé et celui qui l’a mis en place sont des criminels.

  12. « Les « coupables » avaient dépassé la vitesse autorisée de 10 à 20 km/h, et se voyaient sermonnés par le procureur, qui leur expliquait que c’était beaucoup, et que cela mettait en danger la vie d’autrui, et sa propre sécurité. » Si vous allez en région parisienne, et dans de nombreuses villes de banlieues pourries, vous ne manquerez pas de voir ces tas de merde se promener en moto-cross, engins strictement interdits à la circulation sur routes, roulant à toute allure, grillant tous les feux rouges, roulant en sens interdit, sur les trottoirs, etc… Comprenez: EUX NE METTENT PAS EN DANGER LA VIE D’AUTRUI. Pour les idiots qui vivent dans un autre monde, voici à quoi ça ressemble: https://www.youtube.com/watch?v=xmuNe5QyQzA

  13. Merci pour cet article qui témoigne de l’indignité d’un Etat qui nous fait honte.Les Français sont soumis à un régime de dictature et bafoués par ce régime qui nous ruine et nous fait perdre notre temps. La question est toujours de savoir comment s’en débarrasser pour vivre enfin dans la dignité de ce que nous sommes avec des représentants capables de porter nos valeurs.

    • @ vous eléa

      Hier dans un article sur ce site, Jean Robin nous expliquait qu’il avait trouvé, lui, sa solution : se battre. Première étape, Tahiti…

      Comme aujourd’hui, c’est férié et que j’espère vous aurez le loisir d’en profiter, voici la suite du programme de libération, par Bourvil, c’est dire qu’il voyait déjà clair…pour l’époque !

      https://www.youtube.com/watch?v=Y4hYHK1dVPs

  14. « Quelques années de droit… et le reste de travers »… (du Coluche, je crois).

    Et puis, il faut bien qu’ils mangent, eux aussi.

    Votre passage :

    … »Ils n’avaient même pas l’air conscients qu’ils faisaient un sale boulot, pour ne pas dire un travail dégueulasse, qui n’était même pas au service du bien commun. »…

  15. Je propose une chose, on prend les noms de ces vils serviteurs de la nomenklatura, on les suit à la même vitesse qu’eux et on prend des photos d’eux en se mettant au même niveau et apres, boum, sur les sites et à Auto Plus!
    Succès garanti!

    • Autoplus est un système qui marche main dans la main avec l’état. C’est un grand serviteur du système.

      • Labbé Pierre, ce que vous semblez affirmer est intéressant. Pouvez vous développer vos arguments et surtout vos preuves SVP ? sans sermon évidemment !

    • Rodrigue
      Aucun journaliste ne publiera vos clichés,car ils seront considérés comme illégaux ,;Vos photos ne peuvent êtres reconnues comme preuve tant il est facile de les contester.
      Puis vous aurez à subir les foudres vindicatives de ces  » braves  » gens !!

  16. L’Etat a besoin de recettes pour payer le coût phénoménal de l’immigration…

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