Les trotskistes d'Allah défendent la burqa !

Les avatars d’un des courants, en France, de la défunte quatrième internationales viennent de s’illustrer d’une manière à la fois tragique et grotesque au dernier congrès de la « Libre pensée ».
Après la solidarité avec les fascistes du Hezbollah et du Hamas au motif de combattre Israël, après avoir refusé les mobilisations de l’opinion produites par l’assassinat du jeune Juif Halimi par le voyou djihadiste Fofana et son gang et réseau de complices, au prétexte qu’il ne « fallait pas affaiblir le combat du peuple palestinien et aider l’état théocratique israélien » (le défunt Lambert dans l’hebdomadaire Informations Ouvrières),après la condamnation des mouvements de masse de juin en Iran contre la dictature des mollah, le pseudo trotskisme vient aujourd’hui au secours des réseaux salafistes qui manipulent les femmes « volontairement » emprisonnées sous les oripeaux de la dictature de la charia, et aggravent l’oppression des femmes non volontaires, comme cette jeune épouse marocaine qu’un français converti à l’islam version salafiste était allée chercher au Maroc pour disposer d’une esclave domestique recouverte de la tête aux pieds jusqu’au bout des doigts.

Au Maroc, cette jeune femme allait et venait librement, au Maroc elle n’était pas enfermée dans un « vêtement ». En France, la jeune femme s’est retrouvée ramenée au statut d’esclave domestique, retranchée du monde et interdite de contacte en dehors de son époux, seigneur et maître.
L’hypocrisie des soit-disant trotskistes n’a d’égal que leur duplicité. Ils défendent un outil d’apartheid en France même et osent lancer des formules contre « l’apartheid sioniste »…
En leur temps, leurs amis anglais de la SLL allèrent chercher des aides financières du côté de « l’anti impérialiste » Khadhafi. Aujourd’hui, pour ce « trotskisme », en France, c’est le « front inique » (1) avec Tariq Ramadan, contre les femmes. C’est une complicité honteuse, sous couvert, c’est le cas de la dire, de la liberté personnelle des femmes de s’habiller comme elles veulent, même si c’est en revêtant l’uniforme de bagnarde imposé aux femmes afghanes, saoudiennes et iraniennes.
Oui, c’est l’honneur du mouvement jeune Turc et de Kémal Attatürk d’avoir interdit les signes vestimentaires de l’islam, comme c’était aussi l’honneur du fondateur de la dynastie Pahlavi produit d’un mouvement national qui tourna au bonapartisme dynastique, comme ce sera celui de Bourguiba, mais comme cela ne sera pas celui du FLN en Algérie indépendante. Ce dernier, après avoir pris le contrôle totalitaire du mouvement national du peuple d’Algérie, proclama l’Algérie « république arabo musulmane », sur la base du dénie d’existence de la majorité berbère et de l’expulsion des Juifs dont une partie étaient algériens depuis la chute du premier temple de Jérusalem (2) et une autre depuis l’expulsion d’Espagne en 1492.
Le prétendu trotskisme dévoie la Laïcité, lui dont l’ancêtre, l’OCI, condamnait la « laïcité ouverte », il se retrouve en 2009 sur les mêmes bancs que les réseaux salafistes. Grave!!!
Qu’espèrent-ils vraiment, arrêter l’hémorragie militante et la fossilisation impuissante, le tout masqué sous la phraséologie faussement « lutte de classe » d’un radicalisme impotent?
En 1981, il y avait plus de 6000 militants à l’OCI.
En 2009, les épigones du défunt pape de l’ex OCI, qui ont dévoyé le combat pour la quatrième internationale, se retrouvent à 1500- 2000; après le PT de 6000 cartes, ils se retrouvent dans un NOUVEAU « parti ouvrier », un parti ouvrier indépendant (ça change tout) de TOUJOURS 6000 cartes.
Ils se raccrochent aujourd’hui à des forces et des individus qui veulent imposer un fascisme particulièrement dangereux. Les outils de dictature de ce fascisme ne sont pas seulement la police religieuse et la destruction des organisations ouvrière, par la prison et les potences, comme en Iran, (et à Gaza) mais présentement, en France, par la mise en place de nouvelles « lois » par en bas, des « lois » de statut « personnel » qui produisent fanatisme, haine de son voisinage, violences quotidiennes…et ensuite me direz-vous ? Demandez donc aux iraniens, demandez aux gazaoui, demandez à tous ces algériens qui ont fui leur pays, ils vous diront.
Alain RUBIN
1) Comme dirait l’autre, dans ce « Front », qui « nique l’autre », le pseudo trotskisme ou l’islamisme militant?
2) Le temple de Jérusalem, dont on peut encore admirer les restes des remparts reconstruits par Hérode (le Kotel ou « mur des lamentations), a été détruit la première fois par les Babyloniens en 586 avant l’ère chrétienne, à l’issue de la conquête de la Judée. De cette époque remonte la première dispersion et ce que l’on appelle les « 10 tribus perdues d’Israël » dont une partie se sont alors répandues en Afrique du nord et en Afrique noire. Plus anciennement, des groupes d’Hébreux s’étaient déjà installés en Afrique du nord avec leurs voisins et associés Phéniciens avec lesquels sera fondée Carthage, et la civilisation punique grande rivale de Rome. Le temple sera détruit une seconde fois en 70 par les Romains dirigés par Titus à l’issue de la première révolte des Juifs contre l’empire romain. Une seconde révolte, la révolte dite de Bar Kokhba (le « fils de l’étoile » en araméen), sera écrasée en 135.

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