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Les Ulis : dans un lycée public, une fresque appelle à éliminer le FN Le Pen

fresqueantilepenlycee2J’ai dix-huit ans, je suis au lycée l’Essouriau, aux Ulis, dans l’Essonne. Je constate, en vous faisant parvenir cette fresque, qui date de plus d’un an, que tout semble permis, dès lors qu’il s’agit du FN, de ses dirigeants, de ses militants ou de ses sympathisants. Les semaines passées nous l’ont encore démontré, le Front national est considéré comme l’ennemi public numéro 1. La propagande anti-FN est partout : à la radio, à la télévision, dans les journaux, dans les rues… dans les lycées. De la propagande ou pire…

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Ainsi, dans mon lycée, les élèves qui ont cours au bâtiment B peuvent tomber facilement nez à nez avec cette bien « drôle » de fresque. Sont représentés 8 personnages ayant tous les traits de jeunes des cités, l’un d’eux tient un pistolet. Un autre porte également une arme, à la ceinture. Au-dessus, cette inscription : « Je me sers de mon micro comme je me servirai d’un uzi pour éleminer le FN, Le Pen tous les fachos à Paris » (faute d’origine).

Cette fresque, que j’ai toujours connue dans ce lycée (où je suis depuis plus d’une année), a été réalisée lors d’un cours d’arts plastiques. En effectuant une brève recherche sur le web, je me rends vite compte que la phrase est tirée d’une chanson intitulée « Bleu Blanc Rouge » d’un groupe nommé Ragassonic qui, utilisant le prétexte ô combien fallacieux de la lutte contre le racisme, s’en prend aux Français à la peau blanche ainsi qu’au drapeau tricolore. Pour preuve, voici comment démarre le morceau : « Tes yeux sont bleus, ta peau est blanche, tes lèvres rouges.  Qu’est-ce que je vois au lointain. C’est un drapeau qui bouge. Peut-il me dire ce qui se passe ? Ou représente une menace ? […] » Juste après, cela enchaîne avec les « fachos ». Dès le premier couplet, les Blancs, aux yeux bleus (blonds aussi pendant qu’on y est ?) se voient donc immédiatement assimilés à des « fachos ». Padamalgame ?

Ce groupe musical haineux fait aussi la promotion de drogues dures, tel le cannabis (mentionné dans la chanson « Bleu Blanc Rouge ») ou la ganja.

Qu’apprend-t-on en écoutant cette musique ? Eh bien, que dans les banlieues, « les fachos éliminent les rebeus, les renois » ! Belle réécriture de la réalité à des fins de propagande anti-française. En 1995, année lors de laquelle la chanson aurait été rédigée, il y a effectivement eu quelques affaires dramatiques. Cela ne semble pas poser de dilemme moral au groupe d’exploiter ces quelques faits divers afin d’attiser la haine du « facho » (Remplacer « facho » par Blanc). Le clip officiel de « Bleu Blanc Rouge » est sorti bien plus tard, vers 2006.

Vous pouvez retrouver la suite des paroles sur un site internet dédié à la musique pour adolescents. Assurément, que de belles valeurs pour la jeunesse !

En parcourant rapidement la page Wikipédia de Ragassonic, c’est sans grandes surprises que nous retrouvons des noms qui ne nous sont pas totalement inconnus: NTM (le fameux « Nique ta mère »), Sniper, Kerry James… tous au cœur d’intenses polémiques. Nous n’y reviendrons pas.

A présent, une question d’importance se pose. En ces temps douloureux que connaît notre pays, n’est-ce pas inconscient de laisser un pareil message au mur d’un lycée ? Certains me diront qu’il s’agit d’une image, qu’on ne parle pas de tuer réellement Le Pen et les membres du FN. Peut-être. Néanmoins, lorsque l’on regarde cette fresque, inconsciemment le premier mot qui en ressort est « eleminer », ce qui doit vouloir dire pour « l’artiste » éliminer. Et n’oublions pas la présence visuelle de deux armes à feu ce qui n’est pas anodin. La liberté d’expression, clameront les éternels Charlie toujours prompt à défendre ce qui ne devrait pas l’être. Une fresque s’attaquant au PS et à ses adhérents serait-elle tolérée au mur d’un établissement public ? Permettez-moi d’en douter.

L’incitation au meurtre est pénalement répréhensible. Que l’auteur de la fresque l’ait voulu ou non, son « œuvre » (tout comme la chanson) résonne comme un appel au crime. Le Lycée ferait bien de retirer cette fresque du mur avant qu’un jeune déséquilibré ayant interprété à sa manière le message de la fresque ne décide, un premier mai, de s’attaquer physiquement à des jeunes patriotes.

Personne n’ose en parler. Moi le premier, je sais que si je disais à mes camarades de classe que cette fresque me choque, je passerais pour le méchant facho, et en paierais le prix au quotidien. Alors, la seule chose que je puisse faire est de transmettre cette information à un journal que je lis depuis 2012, et que je sais assez courageux pour la publier.

Je pense que cela serait le devoir du proviseur, M. Christian Vandeporta, de faire appliquer la loi et donc de faire effacer cette fresque qui n’a rien à faire dans un lycée public où la propagande politique devrait être interdite.

Kevin Morvan

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