Les utopies dangereuses contre la campagne de Zemmour

Rappelons que le terme d’utopie vient d’Utopia l’ouvrage de Thomas More homme politique et théologien anglais du 16e siècle, ouvrage décrivant une île idyllique avec un régime politique humaniste parfait. On décrira dorénavant l’utopie comme un rêve politique devenu réalité.

Nous constatons que depuis la publication de ce livre, les idées politiques ont évolué le plus souvent à la lumière de promesses utopiques se succédant (droits de l’homme, communisme….) censés nous apporter un bonheur futur.

Une utopie est donc avant tout une promesse vers un futur enchanté c’est sa définition Rappelons le mot attribué à Pasqua «En politique, une promesse n’engage que celui qui y croit.» Néanmoins dans le cas présent, la promesse non tenue n’est pas l’aspect le plus important.

En effet la promesse d’un but idyllique, semble légitimer tous les moyens pour y parvenir. Ainsi les crimes commis par les communistes lors de l’étape de la dictature du prolétariat étaient justifiés par le fait que l’on allait arriver au final au paradis communiste de partage absolu des richesses et que donc tout le monde serait heureux. Face à cet objectif idéalisé qui semblait alors inéluctable aux communistes, que pouvaient compter alors quelques millions de vie?

Il en va de même pour les droits de l’homme qui doivent être prendre le pouvoir partout dans le monde. En leur nom on a bombardé les peuples serbes, irakiens. Pour établir par la force une démocratie un homme/une voix, sans même se soucier si ce type de régime n’exacerbait pas structurellement encore plus les divisions ethniques déjà existantes.

Le chemin tracé vers l’utopie est en fait très important. Si il est parsemé de crimes, cela signifiera que ces crimes seront assimilés au final à l’utopie.

Il ne faut pas nier l’aspect attrayant des utopies. J’aimerais bien vivre dans un monde où tout le monde est heureux, où personne n’est misérable, où personne ne rencontre de problème sérieux dans sa vie.

Par ailleurs la volonté de réaliser une utopie aboutit au fait que l’on oublie que le rôle du politique est de résoudre les problèmes qu’il peut résoudre et non d’instaurer un rêve peut-être irréalisable. Par exemple on résoudra les problèmes de sécurité par la pleine application des lois. Cela n’aboutira pas à une criminalité à taux zéro mais sans doute à une baisse sensible de cette criminalité. Un homme politique non utopique sait qu’il ne parviendra pas à 0% de chômage, zéro Sdf (promesse électorale utopique fatale) mais il pourra en revanche résoudre des problèmes concrets.

Le monde parfait n’existe pas et n’existera probablement jamais.

Un homme qui fait de la politique en se basant là dessus, résoudra beaucoup de problèmes.

Pas d’utopie, pas de déception.

Platon du Vercors

 

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3 Commentaires

  1.  » les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent » sauf erreur c’est de Henri Queuille, radical, sous la IVème République, et dont on dit qu’il a inspiré ( une partie) de l’action politique de Jacques Chirac.

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