Les vœux d’Hollande ont confirmé son hostilité à la nation française

Publié le 2 janvier 2015 - par - 3 855 vues
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voeuxhollandeLe discours prononcé hier soir, enregistré quelques heures avant, nous a montré un Président laborieux et gesticulant, un Président dont le parler français, approximatif dans la forme, révélait une hostilité foncière à la nation française, en tant qu’elle a un millénaire et demi d’existence, qu’elle a produit une langue que François 1er érigera en langue de culture ainsi qu’une culture se déclinant dans tous les domaines du comportement social et personnel.

Evoquons le français de ce discours

«(…) l’accompagnement des personnes âgées seront améliorées » a-t-on pu entendre et peut-on lire.

Un ami se demandait à ce propos si : on n’avait pas recruté, comme stagiaire préposé à la rédaction des discours présidentiels, un élève de CM1 ou de CM2, un enfant bénéficiaire des allègements constants du temps de classe consacré à la langue de Rabelais-Molière érigée en langue nationale et de culture par le Roi François Premier.

La forme, nous apprirent Trotski après Hegel, Engels et Marx : c’est toujours un problème de fond, La forme révèle ce que l’on s’efforce de ne pas encore montrer trop crûment

Déclarant vouloir en finir avec le « repliement sur soi » qui serait l’obstacle principal, sinon l’obstacle absolu à la non-croissance et à la perpétuation du chômage massif, François Hollande a fustigé la critique du système bureaucratique maastrichtien.

Critiquer la bureaucratie bruxelloise, -disposant de l’essentiel du pouvoir et incarnant la véritable souveraineté en Europe-, ce serait du populisme, du conservatisme… bref, tout le contraire de ce qu’il incarne et une opposition rétrograde à la potion amère qu’il exige que le Peuple français absorbe, avec enthousiasme, au nom d’années de progrès situées dans un futur lointain.

Alors que les personnes réduites à vivre à la rue, mortes de froid malgré le réchauffement climatique, ont rappelé l’existence d’une contradiction croissante entre les besoins en logements (sociaux en particulier) et la demande, elle aussi croissante, le président a voulu rappeler, marteler : le pays devait rester pays d’immigration.

Tant pis pour les demandeurs de logement, ils attendront

Puisque le pays doit décider -par sa voix-, de s’ouvrir, toujours plus, et qu’il faudra, prioritairement, loger les nouveaux arrivants, les actuels demandeurs d’un logement attendront, encore et encore…

Mais, qu’ils ne s’inquiètent surtout pas, on renforcera le droit opposable.

Question : François Hollande parle d’un droit au logement opposable, pour qui ce droit opposable?

Ce qui aura frappé, et marquera, je crois, c’est la légèreté du Président, s’agissant des centaines de voitures particulières partant en fumée, chaque nuit du 31 décembre au 1er janvier.

C’est une tradition, dont Normal-Premier souhaite qu’elle s’atténue.

La nuit passée, ce sont près de 1000 véhicules qui ont été victimes du traditionisme. Un peu moins qu’en 2014, a-t-on commenté du côté du ministre de l’intérieur. Le Premier ministre s’est plaint, sans plus, de cette tradition.

Au fait, depuis quand, et au sein de quel groupe d’habitants de notre pays est née et se perpétue cette tradition du 31 décembre et, dans une moindre mesure, celle du 14 juillet ? On ne nous le dira pas. En effet, il ne faudrait pas stigmatiser une population, ou une « religion ». N’est-ce pas ?

Pour respecter la nouvelle idéologie européenne obligatoire, que les dirigeant Turcs en Allemagne opposent aux dizaines de milliers d’allemands défilant chaque lundi pour dire qu’ils ne veulent pas être islamisés, scandant nous sommes le Peuple, parlons sans autre commentaire d’une méchante tradition, née on ne sait chez où, on ne sait quand, on ne sait chez qui et encore moins  pourquoi ?

L’odieux le dispute au grotesque et au pire esprit de Pangloss.

Dans le même ordre d’idée, les centaines de milliers de Yezidis, fuyant la peste verte du nouveau califat de l’Etat islamique (DAESH), les milliers de femmes et de fillettes capturées, mises en esclavage et livrées -en tant que bête de somme pour bordel militaire de campagne- aux soudards djihadistes ; les hommes et les enfants décapités après tout un cérémonial macabre et sadique, à quoi le doivent-ils, à la tradition, eux-aussi?

Le doivent-ils aux perturbations mentales de quelques milliers d’aventuriers musulmans de naissance, flanqués de quelques aventuriers convertis, devenus djihaditistes, irakiens, syriens, afghans, palestiniens, tchetchènes, maghrébins, banlieusards toulousains, marseillais, grenoblois, lillois, strasbourgeois, amienois, antillais de Trinidad, ou aux lignes d’un programme religieux, de nature totalitaire tant qu’il n’aura pas opéré sa réforme définitive ?

Al Mamoun, -le fils d’Haroun Al Rachid, que tous les écoliers de France connaissaient bien, lorsque l’école instruisait et ne produisait pas encore un Président de la république lisant un discours le faisant ânonner que : « l’accompagnement des personnes âgées seront accompagnées »-, le fils d’Haroun Al Rachid prit partie pour les mutazilites.

Il réunira à Baghdad, sa capitale, tout ce que l’empire abbasside comprenait de savants et d’érudits, parmi les Juifs et les chrétiens nestoriens. Il leur demanda de traduire en arabe tous les écrits grecs dont il disposait, dans tous les domaines du savoir.

Al Mamoun était un Luther de l’Islam

Il soutint : que le coran n’était pas un « livre incréé », qu’il n’était pas une sorte de seconde divinité, mais une production humaine pouvant et devant être interprétée et, pour partie, mise au rencart.

Mal lui en pris

Tout calife qu’il fut, Al Mamoun fut combattu. Mort, les mutazilites, qu’il avait appuyés, furent persécutés et décimés. Il en résultat : ce que François Hollande, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, révèrent comme une religion ne devant pas être critiquée parce que ce serait stigmatiser et discriminer la population qui la tient pour absolument vraie.

Il résulta de l’échec d’Al Mamoun et de l’extermination de mutazilites: ce que nos trois compères et leur théorie de courtisans des médias appellent tradition, quand il s’agit en vérité de crimes devenus massifs et ritualisés, des crimes relevant de formes encore artisanales du djihad.

En Egypte, Al Sissi ne l’entend pas de cette oreille

Il reprend, sous les auspices de la renaissance du nassérisme, le baton d’Al Mamoun.

L’islam doit changer ! proclame-t-il! Autrement, s’il reste tel qu’il est, il continuera de produire : la violence des frères musulmans et de leurs annexes plus ou moins contrôlées, les attentats à la voiture piégée, les hommes et femmes harnachées d’explosifs s’en allant se réduire en charpie au mileu d’autres femmes et d’enfants, les kidnappings de masse et les ventes d’écolières comme esclaves sexuels, les décapitations d’enfants. Il en résultera… la poursuite de la tradition, quoi.

Alon Gilad

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