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Les vrais patriotes, qui ont refusé d’acclamer les Bleus, sont les derniers des Mohicans

«Bien plus inquiétante que la passivité résignée qui fait liturgiquement suite aux attentats mahométans, cette ferveur exaltée qui succède aux témoignages éclatants de la conquête. Plus désespérante que la tristesse et l’impuissant chagrin des endeuillés, cette débauche furieuse de vulgarité contente des envahisseurs et de leurs vassaux, cette captation d’identité par et dans la vomissure joyeuse

Cette phrase d’une lucidité tragique est tirée du dernier pamphlet d’Ulysse Lorn, «Victoire !» (http://www.ulysse-invictus.com/article.php?id=44) issu de son blog et inspiré du « sacrement des bleus » à la coupe de l’immonde 2018. Il serait difficile de rajouter ne fût-ce qu’un seul mot à ce remarquable texte pour mieux exprimer un ressentiment que de nombreux vrais patriotes ont à l’égard de cette débauche éhontée d’hystérie collective, avant, pendant et après cet événement mondial de décérébration des masses, sa liesse populaire, son retour triomphal des héros, la gesticulation, l’immaturité, la tartufferie et le spectacle risibles de Macron, des péripatétitien.n.e.s assermenté.e.s de la désinformation sur les « incidents et les débordements » qui ont endeuillé la « fête », le racisme immanent de la LICRA envers l’absence de quota mélanine de l’équipe adversaire d’une France un chouia plus pigmentée…

« Cette guerre est déjà perdue qui n’a pas été menée. Lorsque des millions de jeunes « Français » s’enthousiasment sincèrement pour des brutes d’Afrique de l’Ouest, c’est que nous n’assistons plus à la destruction de la France : nous sommes actuellement aux Pompes Funèbres et nous négocions le prix du cercueil. Cette césure, c’est pour toujours. Ce seuil est constant – il ne sera plus jamais franchi en sens inverse », poursuit-il.

Ce qui rend légitime la question de l’existence d’une bipolarité inhérente dans l’esprit des patriotes, celle de la plèbe et des politicards à la pleurniche facile face au multiculturalisme, à l’immigration, aux cris d’orfraies aphones sur l’imposture du vivre-ensemble, ces mêmes-là qui oublient, en pâmoison devant onze abrutis qui courent derrière un ballon, et jubilent de la victoire des « bleus qui donnent une bonne image de la France », félicitent la France-zes-les-Français, certains osant même un solennel « savourer ce succès sportif dans un élan populaire ». Ceux-là mêmes qui ont dénoncé la larme à l’œil cet « il n’y a pas de culture française, mais une culture en France », n’ont pas encore pigé qu’il n’a y plus d’équipe de foot française mais une équipe de foot en France.

Nul doute, dans le camp des patriotes, en particulier les politicards d’entre eux, il y aura un avant et un après mondial. Le pire des Remplacements n’étant pas le Grand décrié par Renaud Camus, mais celui qui inocule ses ravages dans les cerveaux, le plus insidieux de tous, dans cet inconscient collectif abreuvé de multiculturellement correct, de foot, de foutre, de musique tribale, de malbouffe mondiale et de soldes. Après la droite nous avons des patriotes les plus bêtes du monde. Des fakes du roman multinational.

Le 15 juillet 2018, le monde s’est divisé entre ceux qui ont acclamé les « bleus » et tout ce qu’ils représentent, et les autres, minoritaires, les derniers des Mohicans.

« Les films, le football, la bière et, surtout, le jeu, formaient tout leur horizon et comblaient leurs esprits. Les garder sous contrôle n’était pas difficile ». George Orwell

Pierre Mylestin