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Les Zadistes montrent leur cul à Madame le Préfet, mais tout va très bien !

Madame le préfet de Loire-Atlantique, Nicole Klein, a rendu visite aux zadistes de Notre-Dame-des-Landes.

Cette visite a surtout été une occasion de voir à l’œuvre la propagande gouvernementale.

Après sa brève déambulation sur les restes de bitume de la départementale 281, la représentante de l’Etat s’est dit enthousiasmée par ce qu’elle a vu sur la « route des chicanes »  : «  Le retour à l’État de droit  », « Une avancée considérable », « La route est dégagée, les fossés sont dégagés ».

Elle a bu un verre de cidre avec les pseudo agriculteurs, discuté avec les zozos crasseux et, épanouie comme une astronaute sur la Lune, elle s’est félicitée d’avoir « marché et roulé sur la route », « étape fondamentale ».

Un petit pas pour Madame le préfet, un grand pas pour le gouvernement Philippe.

Au point presse à la mairie de Notre-Dame-des-Landes, elle a déclaré : « Nous ferons tout pour que rien ne bloque cette route. À partir de lundi, une remise en état va commencer, par un diagnostic.  »

Le coût de la remise aux normes est estimé entre 600 000 et un million d’euros. Madame le préfet a bien sûr précisé que l’Etat prendrait en charge le coût des travaux. Autrement dit, ces cons de contribuables que nous sommes paieront les dégradations de la racaille zadiste.

Macron et Philippe c’est aussi cela : faire payer aux gueux la restauration de ce que l’Etat “zupitérien” a été incapable de protéger.

Mais surtout Nicole Klein et la plupart des journaleux qui l’accompagnaient ont refusé de voir quelques éléments intéressants du bocage.

D’abord, précisons que la représentante de l’Etat n’était pas particulièrement seule durant sa balade bucolique dans la zone à zozos : véhicule que certains ont même vu blindé, dizaines de gendarmes mobiles en protection (plus, sans doute, des négociations en amont pour que tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes de la communication).

Pour l’entrée de Madame le préfet dans la zone à débiles, une haie d’honneur de culs zadistes.

Comme nous le savons, montrer son cul est légèrement plus méprisant que le fait de tourner le dos à quelqu’un. Mais Nicole Klein tout à son idée d’être la première à marcher sur la RD 281, a dû croire que cette invitation lunaire était de bon augure.

Neil Armstrong me voilà.

Plus loin, des types encagoulés qui faisaient la circulation n’ont pas davantage perturbé madame Klein. Il est vrai qu’elle a l’habitude de voir dans les rues nantaises, des hordes d’encagoulés saccagés périodiquement le centre-ville.

Madame le préfet n’a pas, non plus, pris le temps de lire la délicate prose de nos poètes de la lande, prose disposée comme autant de bouquets de fleurs le long de la route : « Barricades pré-faites », « Yes Chicane ».

Nicole Klein est la personnification de la nullité de l’Etat macronien.

Venue à Canossa pour faire allégeance à des crétins chevelus, occupants illégaux de terrains nous appartenant (ayant été rachetés par l’Etat, ils sont donc la propriété de tous les Français et pas de cette minorité de fumeurs de joints), la représentante de Macron sur terre (mariligérienne – il paraît que c’est ainsi que l’on nomme les habitants de la Loire-Atlantique) s’est prêtée à cette comédie honteuse, cet abaissement de l’autorité de l’Etat.

Son attitude illustre parfaitement la politique philippo-macronienne de force contre les faibles (hausse de la CSG sur les retraites, hausse du gazole et la limitation à 80 km/h qui touchent surtout la France périphérique…) et de faiblesse envers les forts (Versailles pour les plus riches de la planète avec en supplément un discours servile à Davos, métamorphose en carpette devant les grands patrons avec cadeaux fiscaux à la clé…).

Quand transformerons-nous la France en vraie ZAD, zone à défendre contre tous les salopards qui la salissent depuis des décennies, qui la laissent envahir sans broncher, qui la dépècent de son industrie, qui la vendent au plus offrant ?

Marcus Graven