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L’Etat ne nous protège plus, il est devenu notre ennemi, il nous livre aux barbares

Toulouse 55 000 plaintes non traitées. Il est des jours comme ça où on doit se pincer pour être sûr de ne pas cauchemarder. Et pourtant si, il s’agit bel et bien d’un cauchemar. Le cauchemar de toutes les victimes de la délinquance qui explose sur tout le territoire.

Si elles sont 55 000 abandonnées à Toulouse, combien sont-elles dans toute la France à n’avoir aucun espoir que justice leur soit jamais rendue.

https://www.ladepeche.fr/2022/09/14/a-toulouse-55-000-procedures-toujours-en-attente-de-traitement-par-la-police-10542902.php

Ce seraient ainsi un nombre colossal de dossiers de plaintes ou procédures en cours qui seraient enterrées rien que dans la seule ville de Toulouse. Cela, sans compter celles antérieures en nombre immense qui ont d’ores et déjà été classées d’une main preste pour cause de Covid. Dont la mienne pour une tentative d’usurpation d’identité, classée après deux ans sans même avoir été instruite. Affaire assez sérieuse pour que j’aie pris la peine d’écrire en personne à Nelson Brouard, alors Directeur Départemental de la sécurité Publique, c’est à dire patron des policiers. En vain, aucune réponse, courrier lui aussi classé par un secrétariat sans doute submergé.

Pour récompense de ses glorieux services, le nommé Nelson a été depuis promu à la direction du même service dans le département du Rhône où on compte sans doute sur lui pour réitérer son exploit toulousain.

C’est à se demander si le vrai mérite à ce poste ce n’est pas justement d’enterrer les dossiers. C’est à se demander si dans un pays qui part à la dérive, toutes les institutions ne sont plus que de façade, en trompe l’œil, sans plus aucune efficacité ; si non celle d’enterrer, de faire disparaître, de masquer, de mentir, de tricher. La Vérité c’est le mensonge, le mensonge c’est la Vérité.

Au passage on pourra se dire que le Covid, entre autres vertus, aura eu celle de permettre de donner des consignes aux administrations débordées de purger massivement les encours. On n’aura pas purgé que les EHPAD et les services de réanimation, mais tout ce qui encombrait, d’une manière ou d’une autre.

Open bar pour la racaille. Si elle n’en n’avait pas déjà l’assurance, la publication d’une telle information serait un véritable blanc-seing donné à la racaille. Ceux qui étaient déjà à l’œuvre dans ce secteur vont pouvoir immédiatement accélérer les cadences et ceux qui hésitaient encore à rejoindre la corporation vont pouvoir s’y mettre illico. Car c’est l’assurance pour les écornifleurs, les cogneurs, les violeurs, les harceleurs, les cambrioleurs, les trafiquants, les emmerdeurs, les délinquants de tous poils de ne strictement rien risquer. Ils ne risquaient déjà rien, ils le savaient depuis longtemps. Mais là, comble de bienveillance, le fait leur est confirmé par voie de presse. Si nul n’est censé ignorer la Loi, maintenant nul n’est plus censé ignorer que police et justice unissent leurs efforts pour que la Loi ne soit surtout jamais appliquée.

Désespoir pour les victimes. Imaginez l’effet produit sur les victimes qui se voient ainsi confirmer qu’il ne sert strictement à rien d’aller porter plainte. À quoi bon perdre la demi-journée dans un commissariat qui pue la pisse et le pet refroidi, pour se retrouver face à un fonctionnaire aigri, complètement blasé, démotivé et qui n’en a plus rien à foutre de rien ? Car c’est bien ça la réalité. Imaginez un instant l’état mental du préposé aux plaintes qui passe ses journées dans un bureau crasseux, assis sur un fauteuil défoncé devant un ordi qui fonctionne par intermittence à écouter des gens, plus ou moins déjantés (pas tous mais quand même, il faut y être allé pour avoir vu) qui lui racontent des histoires toutes plus déprimantes les unes que les autres. Et je ne vous dis même pas les fautes d’orthographe quand vous relirez le PV avant signature …

Ce pays part vraiment en couille. Pour vous en rendre compte, vous pouvez passer une matinée dans la salle d’attente d’un commissariat central d’une grande ville. Sinon, très instructif aussi, vous pouvez également assister à une matinée d’audiences dans un tribunal correctionnel. Vous avez aussi la préfecture le matin au moment de l’accueil des demandeurs d’asile ou en attente de régularisation. Intéressant aussi, la CAF, tout comme pôle emploi. Dans certains de ces endroits, même si vous y êtes par principe opposés, prévoyez un masque. Si non un coup de Wick Vaporub sous le nez, ça aide à tenir. Il ne serait pas inutile non plus d’y conduire vos ados pour une leçon de choses in vivo. Autant qu’ils soient très tôt dûment chapitrés et instruits de ces questions.

L’assurance de faire baisser les statistiques. La diffusion d’une telle information par voie de presse, c’est le meilleur moyen de dissuader les victimes d’aller porter plainte. Et donc un moyen de tenter de ravaler la façade d’un pays en pleine déconfiture globale. Pour créer l’illusion de l’efficacité de son action, l’État failli n’a plus d’autre moyen que de casser le thermomètre, de dissuader les plaignants.

Mise en état de sidération des citoyens. C’est aussi l’une des multiples voies et moyens de mettre la population en état de sidération. Nous vivions depuis longtemps avec la crainte permanente de la sanction immanente : problèmes d’argent, découvert le 10 du mois, problèmes de précarité au travail, menace de perte d’emploi, risque sur la vie de couple, difficultés de vivre en copropriété, mal-logement, difficultés de scolarisation des enfants, harcèlement universel, incivilités partout, effets du Grand-Remplacement, bouleversement de nos us et coutumes… Tous ces éléments combinés faisaient que chacun dans sa vie s’usait à survivre le temps d’une brève respiration hors de l’eau avant de repartir en apnée, parfois profonde. Toute notre énergie allait à la survie, interdisant ainsi toute révolte.

Voici maintenant que pour faire bonne mesure, on nous assène notre abandon par l’État. Non seulement il affiche qu’il ne gère plus ce qu’il est censé nous devoir, au premier rang de quoi notre propre sécurité et la justice pour les victimes ; mais de surcroît il nous assène par voie de presse subventionnée, le blanc-seing donné à la racaille de nous martyriser en toute impunité.

On, voit bien là une volonté délibérée de mettre le pays en état de sidération permanente. Par la peur de la sanction immanente et maintenant par la menace permanente de se retrouver victime de gens dont on sait, et qui savent pertinemment, qu’ils resteront impunis. Ce à quoi s’ajoutent les grands épisodes raisonnés de terreur, le Covid, maintenant les pénuries organisées et en toile de fond la menace de la guerre.

Non, l’État n’est plus notre ami. Il n’est plus notre protecteur. Au contraire, il dresse maintenant la racaille contre nous et il nous le fait savoir.

La puissance publique n’est plus utilisée que pour nous mâter et nous soumettre. 

Par tous les moyens, quoi qu’il en coûte.

Il n’a pas été très lu, et c’est dommage car le sujet concerne tout le monde avec des conséquences potentiellement ruineuses. Pourtant et c’est un pur hasard, mon récent article sur le risque sécheresse est entré en résonance avec l’émission hier soir d’Élise Lucet sur le même sujet.

 Je me permets donc de vous en recommander la lecture.

Sécheresse : n’achetez rien sans avoir pris de sérieux renseignements sur la nature des sols

Martin Moisan